En bref - Gil Courtemanche refuse d'être finaliste au prix Archambault

Gil Courtemanche<br />
Photo: Jacques Grenier - Le Devoir Gil Courtemanche

C'est aujourd'hui en fin d'après-midi que seront dévoilés les finalistes aux 11es Grands Prix littéraires Archambault, mais déjà, Gil Courtemanche a refusé d'être en lice avec son récit Je ne veux pas mourir seul (Boréal).

Courtemanche a laissé savoir par voie de communiqué, hier en fin de journée, que «l'attitude de Pierre Karl Péladeau dans [le conflit du Journal de Montréal] est caractérisée par le mépris, l'arrogance et la poursuite effrénée du profit. Écrire, poursuit Courtemanche, est essentiellement un geste de liberté et je ne peux accepter que mon nom ou un de mes livres soient associés à des gens qui foulent cette liberté au pied». L'auteur, qui a été consacré pour Un dimanche à la piscine à Kigali (Boréal), conclut sa missive en espérant que «d'autres finalistes poseront le même geste de solidarité avec les employés du Journal de Montréal». Le prix, décerné chaque année le 23 avril, est accompagné d'une bourse de 10 000 $.
11 commentaires
  • Andrée Ferretti - Abonnée 24 novembre 2010 07 h 47

    Belle cohérence

    Dans ce monde où elle fait si tragiquement défaut, votre votre geste si conforme à votre parole donne son poids exact à la valeur de l'engagement de l'écrivain dans les luttes menées pour la justice.

    Bravo et merci.
    Andrée Ferretti.

  • Foupub - Abonné 24 novembre 2010 08 h 03

    Courage et pertinence

    Bravo monsieur Courtemanche pour votre prise de position vis-à-vis le lock-out au Journal de Montréal. Renoncer à une bourse potentielle de 10000 $ par conviction, c'est très courageux, mais pertinent, de votre part.

    Richard Leclerc

  • Sylvain Auclair - Abonné 24 novembre 2010 08 h 43

    Bravo

    Il faut boycotter tout Quebecor pour rétablir l'équilibre.

  • Marcelle Bisaillon - Abonné 24 novembre 2010 09 h 27

    En bref - Gil Courtemanche refuse d'être finaliste au prix Archambault

    Bravo Monsieur Courtemanche.

    Votre courage et votre pertinence vous honorent.
    Ce monde a besoin de gens comme vous qui lient le geste à la parole et s'engagent concrètement pour la justice.

    Marcelle Bisaillon.

  • Carole Connolly - Inscrit 24 novembre 2010 10 h 25

    Un écrivain dont les bottines suivent les babines

    Il me fera plaisir de communiquer la nouvelle à mes élèves qui "travaillent" présentement "Le monde, le lézard et moi" de M. Courtemanche. Voilà, en temps réel, un exemple de solidarité sociale de la part d'un auteur québécois contemporain. Voilà un homme conséquent ... et courageux, quant on connaît les moyens dont dispose l'empire qu'il dénonce.