Salon du livre de Montréal - Tolstoï, l'anarchiste et le révolutionnaire

Léon Tolstoï<br />
Photo: Agence France-Presse (photo) Léon Tolstoï

Les célébrations du centième anniversaire de la mort de Léon Tolstoï, décédé il y a cent ans aujourd'hui, a beaucoup tourné jusqu'ici autour du curieux couple qu'il faisait avec Sophie Bers, une femme qui était sa cadette de seize ans et qui, avant d'être accueillie à Iasnaïa Poliana, le vaste domaine qu'y possédait Tolstoï, ne connaissait rien de la campagne profonde... Et encore moins des frasques de celui qu'on considérait déjà comme étant un grand écrivain. Pour qu'elle sache vraiment à qui elle aurait affaire toute sa vie durant, Tolstoï força Sophie à lire le journal dans lequel il notait ses beuveries, son couraillage de galipote, sa misogynie et ses montées de lait libertaires.

Mais il lui cacha tout de même l'essentiel: le fait qu'il avait une maîtresse, fille de serf, d'une grande beauté, et qui l'aimait comme aimait en ce temps les filles de serfs, inconditionnellement. C'est quand Sophie l'apprit que les rapports entre elle et Tolstoï changèrent radicalement. Le fait que Tolstoï refusa d'abandonner sa maîtresse et d'autant moins qu'il aurait eu un enfant d'elle, rendit la prude et très catholique Sophie d'une jalousie qui tournait parfois à l'hystérie: impuissante à convaincre Tolstoï de fréquenter ce droit chemin qu'elle s'imposait, elle courait vers le vaste étang qu'il y avait derrière Iasnaïa Poliana et s'y jetait pour que son mari vienne la sauver parce qu'elle ne savait pas nager! Leurs relations furent donc toujours celles d'un amour-haine qui ne fit que prendre des proportions carrément monstrueuses plus le couple avançait en âge.

S'il était riche et salué comme un grand écrivain même en ses commencements, Tolstoï n'était pas quelqu'un d'heureux, il se détestait comme homme: «Je suis laid, gauche, malpropre et sans vernis mondain. Je suis irritable, désagréable pour les autres, prétentieux, intolérant et timide comme un enfant. Je suis ignorant. Ce que je sais, je l'ai appris par-ci, par-là, sans suite et encore si peu! Mais il y a une chose que j'aime plus que le bien: c'est la gloire. Je suis si ambitieux que s'il me fallait choisir entre la gloire et la vertu, je crois bien que je choisirais la première.»

Voilà pourquoi Tolstoï ne pouvait pas se contenter d'être le grand romancier de la Terre russe: Guerre et paix et Anna Karénine, salués mondialement comme des chefs-d'oeuvre, ne pouvaient à eux seuls combler ce besoin de gloire qui l'animait. Le romancier mettait peut-être un peu plus de beauté sur Terre, mais il ne changeait rien au cours des événements, il ne modifiait nullement le quotidien des choses. Autrement dit, la littérature pour Tolstoï ne représentait pas grand-chose si elle ne savait pas se montrer utile par-devers le plus grand nombre.

C'est pour cette raison qu'il entreprit ce long voyage en Europe, dans le seul but d'y visiter les écoles, et particulièrement celles qui se réclamaient d'une pédagogie révolutionnaire. À son retour à Iasnaïa Poliana, Tolstoï se fait maître de classe en s'inspirant des péripatéticiens grecs: l'éducation de l'enfant devait se faire en prenant la nature comme moteur premier d'enseignement: on se promenait donc souvent dans les bois, on y apprenait l'harmonie qui doit exister entre l'homme et son environnement; puis de retour en classe, on y faisait la critique de la société telle qu'elle était: une série de conventions vétustes, contradictoires, voire néfastes au développement de l'humanité.

Le dénonciateur

Tolstoï dénonça donc en premier lieu la turpitude de l'Église chrétienne qu'il accusa d'être cannibale en faisant manger à ses fidèles le corps et le sang du Christ. Il dénonça aussi le militarisme, antinomique aux valeurs défendues par les évangiles: «Le chrétien ne peut être militaire, c'est-à-dire assassin ; il ne peut être le valet de ces établissements qui se basent sur la violence et l'assassinat, le font sans preuves ni dissertations, mais en répétant seulement qu'il faut se battre, que c'est ainsi et pas autrement!»

Seule solution pour Tolstoï à la collusion Église-État militariste: cette désobéissance civile prônée par Henry David Thoreau, et qu'il fait sienne: «Thoreau refusa de payer les impôts qu'on exigeait de lui, ne voulant être ni l'aide, ni le complice de cet État qui légitimait l'esclavage. Pour cela, il fut mis en prison.»

Tolstoï n'est pas naïf au point de croire que la conscience universelle est d'évolution assez rapide pour que la philosophie prônée par Thoreau devienne une réalité prochaine: «Je ne dis pas que l'État et son pouvoir se détruiront, cela n'arrivera pas encore; dans la foule les éléments grossiers qui les soutiennent sont trop nombreux ; mais l'appui chrétien de l'État se détruira, c'est-à-dire que les violateurs cesseront de soutenir leur autorité par la sainteté du christianisme ; les violateurs seront des violateurs et rien de plus. L'État, c'est la violence; l'État ne peut être chrétien, et l'homme qui veut être chrétien ne peut servir l'État. Tâchons donc de hâter cette fin.»

Non violence et philosophie de la peur

Mais comment? Rejetant toute violence, Tolstoï écrit: «Ce qu'il faut faire, c'est l'accomplissement, simple, tranquille, vrai, de ce que l'on considère comme bien et obligatoire, tout à fait indépendamment du gouvernement, indépendamment de ce qui lui plaît ou non. Ou en d'autres termes: c'est la défense de ses droits non comme membre du Comité, comme conseiller municipal, comme marchand ou comme membre du Parlement, mais la défense de ses droits d'homme libre et raisonnable ; et leur défense non par les compromis, mais sans aucun compromis, comme peut être défendue la dignité de l'homme.»

S'ils lisent peu ses ouvrages, les végétariens d'aujourd'hui ont fait de Tolstoï l'un de leurs héros. Ce que ces végétariens-là ignorent, c'est que Tolstoï cessa de manger de la viande tout simplement parce qu'il avait de mauvaises dents et qu'il préférait endurer les souffrances qu'elles lui donnaient plutôt que de rendre visite aux dentistes! Dans son Journal, Sophie Bers revient régulièrement sur le sujet et avoue devoir utiliser toutes sortes de stratagèmes pour que Tolstoï finisse par se faire soigner. Bien sûr, Tolstoï l'édenté fera une philosophie de sa peur et écrira: «L'homme peut vivre et se bien porter sans tuer pour sa nourriture les animaux. Évidemment, s'il mange la viande il contribue à l'assassinat des animaux pour le seul caprice de son goût, c'est immoral.»

C'est cette attitude de non-violence par-devers les animaux qui amènera Tolstoï à se préoccuper du sort des Doukhobors, ce peuple russe dont les valeurs premières étaient le naturalisme et le pacifisme. L'État voulait en faire des soldats, mais les Doukhobors s'y dérobaient par la résistance et la désobéissance civile. «Le gouvernement russe a employé contre les Doukhobors toutes les armes avec lesquelles il peut lutter, c'est-à-dire: les mesures policières, les arrestations, l'interdiction de sortir de la maison, la défense de communiquer l'un avec l'autre, l'interception des lettres, l'espionnage, la défense d'insérer dans les journaux tout ce qui concerne les Doukhobors, les calomnies contre eux, la bastonnade, la prison, la déportation, la ruine des familles.»

Tolstoï ne mettra pas que sa plume à la disposition des Doukhobors: il contribuera financièrement à leur émigration en Saskatchewan canadienne. Il s'intéressera de très près à leur établissement dans le Nouveau Monde et sera fort déçu des nouvelles qu'il en aura dans les mois et les années qui suivront: ce peuple collectiviste cessa de l'être et mit la propriété individuelle au centre de ses valeurs, ce qui chagrina fort un Tolstoï désenchanté: «La propriété implique que non seulement je n'abandonnerai pas mon bien à qui voudra le prendre, mais que je le défendrai contre lui. Et on ne peut défendre contre un autre ce qu'on croit être à soi, autrement que par la violence, c'est-à-dire, le cas échéant, par la lutte et, s'il le faut, le meurtre. Sans violence et sans meurtre, la propriété ne saurait se maintenir. Si nous détenons nous-mêmes la propriété sans commettre nous-mêmes des violences, c'est uniquement parce que notre propriété est garantie par les violences des professionnels qui ont pour tâche de maintenir la propriété. Admettre la propriété, c'est admettre la violence et le meurtre, et ce n'était pas la peine de refuser le service militaire et policier pour admettre la propriété, qui ne se maintient que par le service militaire et policier!»

Le dernier voyage

Considérant l'émigration des Doukhobors comme un échec, Tolstoï en restera marqué. Bien qu'il demeurera plus que jamais fidèle à sa philosophie de la non-violence, de la désobéissance civile et de son projet utopique d'une société collectiviste mais libertaire, trop de conflits familiaux marquèrent la fin de sa vie pour que celle-ci fût celle qui est le lot de tout le monde. Il avait renié ses fils, pour lui des flancs-mous et des fainéants sans talent qui ne feraient jamais rien de bon; et sa femme Sophie intriguait avec de curieux personnages pour que son testament ne lui échappe point. À l'âge de 82 ans, Tolstoï mit donc à exécution la menace que, régulièrement, il avait brandie pendant des années: celle d'enfiler sa bure de pèlerin, de quitter à jamais Iasnaïa Poliana et de prendre la route, seul, en vieil homme déguenillé qui était resté tel qu'il avait toujours été: un être sans compromis, mais douloureusement insatisfait de ce qu'il n'avait pu apporter à sa famille, à sa société et au monde.

Où voulait donc se rendre Tolstoï On ne le sut jamais: il tomba malade à la gare d'Ostoporo, on le transporta dans un wagon sur une voie d'aiguillage et il y mourut en refusant de revoir, trois jours et trois nuits durant, cette femme autoritaire et hystérique qui avait été la sienne pendant plus de cinquante ans! Il ne s'en alla pas par une nuit de pleine lune, de sorte que personne ne lui coupa la barbe comme ça avait été le cas toute sa vie: se couper la barbe par une nuit de pleine lune faisait de vous un être immortel, croyait le superstitieux Tolstoï. En un sens, c'est ce qu'il devint, immortel. L'une des dernières phrases qu'il écrivit fut: «Que les hommes appliquent leurs forces, non aux événements extérieurs, mais à leur cause, à leur vie, et comme la cire au feu, fondra ce pouvoir de violence et de mal qui opprime et tourmente les hommes.»
10 commentaires
  • Gabriel RACLE - Inscrit 20 novembre 2010 07 h 19

    Tolstoï, un géant aux pieds d'argile

    Tolstoï
    Il y a 100 ans, le 7 novembre 1910 (calendrier julien), dans la petite gare d’Ostapovo, à quelque 350 km au sud de Moscou, s’éteignait ce géant de la littérature russe, le comte Lev Nikolaïevitch Tolstoï. Il s’était enfui de chez lui en pleine nuit, mais malade, il avait dû descendre du train dans cette gare au milieu des champs, où il décède après une agonie de huit jours, séparé volontairement de sa femme Sophie.
    Et depuis plus de cent ans, Tolstoï fait partie des écrivains les plus célèbres et les plus lus du monde entier. «Tolstoï, écrivait V.I. Lénine en 1910, a su poser dans ses écrits un si grand nombre d’immenses problèmes, il a su atteindre à une telle puissance artistique que ses œuvres se classent parmi les meilleures de la littérature mondiale2».
    Aborder Tolstoï
    On pourrait allonger la liste des éloges, qui soulignent la place de Tolstoï dans le monde littéraire. Mais comment aborder un auteur si prolifique? Il est l’auteur d’une soixantaine de titres: essais, théâtre, nouvelles, romans, dont certains, comme Guerre et Paix, plus de 1600 pages, sont de belle taille.
    De plus, il s’agit de littérature russe et pour en saisir tout le sens, il importe de se familiariser avec ses idées et son contexte. Au sujet de la liberté, par exemple: «Tolstoï ne s’explique pas là-dessus, parce que tout Russe comprend d’emblée ce qu’il a voulu dire: «Ne nous vantez pas la liberté, à nous qui avons besoin d’être tenus, contenus, d’être resserrés, de nous sentir bridés, dirigés. La tempête de neige, où le voyageur s’égare est le symbole de notre condition.»
    Ou encore: «Tolstoï ne put s’empêcher, au fur et à mesure qu’il avançait dans Guerre et Paix, d’intervenir avec ses idées personnelles (des idées russes, particulièrement incomestibles pour un Occidental)».

  • Gabriel RACLE - Inscrit 20 novembre 2010 07 h 20

    Tolstoï (suite)

    Avec Tolstoï
    Et c’est cette aide indispensable pour faire ou refaire connaissance avec Tolstoï qu’apporte le livre de Dominique Fernandez, avec Tolstoï, Paris, Grasset, 2010, 332 p., d’où proviennent les deux citations qui précèdent. L’auteur n’aborde pas Tolstoï de front. Il peint de petits tableaux qui situent Tolstoï dans son milieu proche, dans son époque, dans son type de littérature, faisant découvrir certains aspects de cet auteur, qui sans lasser le lecteur donnent une vue d’ensemble sur l’écrivain.
    Voici quelques exemples: Sans répit, la quête, Muse et Contre-muse, Dostoïevski et Tolstoï, Un rire, un regard, L’œil, Petit guide pour la lecture de Guerre et Paix, Subversion, etc. Cette façon de procéder permet au lecteur de se familiariser avec Tolstoï par petites étapes. Certains chapitres n’ont que quelques pages, mais des pages essentielles, comme L’œil. «Tolstoï est un œil. Un œil qui regarde autour de lui…Son œuvre est une description du monde, du monde matériel et du monde moral.»
    Quatre périodes
    Tolstoï a divisé sa vie en quatre périodes dans Souvenir, nous dit Fernandez. Son enfance jusqu’à 14 ans, une période «poétique, merveilleuse, innocente, radieuse». Il était né le 28 août 1828 (calendrier julien, en vigueur en Russie jusqu’en 1918), dans une famille aisée, mais il perd ses parents très tôt. Il en parle dans Enfance, Adolescence, Jeunesse. Suivent «vingt années horribles, périodes de grossier libertinage, au service de l’ambition, de la vanité et surtout du vice». Il s’adonne au jeu, à l’alcool, aux filles, il s’engage dans l’armée, participe aux guerres du Caucase (Les Cosaques) et de Crimée (Récits de Sébastopol). Mais il prend la guerre en horreur, dénonce sa barbarie.
    C’est ensuite une période «morale». Une vie de famille honnête, dans le domaine où il est né. Ses intérêts: sa famille, sa fortune, sa gloire littéraire. Il rédige Guerre

  • Gabriel RACLE - Inscrit 20 novembre 2010 08 h 35

    Tolstoï (suite et fin)

    C’est ensuite une période «morale». Une vie de famille honnête, dans le domaine où il est né. Ses intérêts: sa famille, sa fortune, sa gloire littéraire. Il rédige Guerre et Paix (1837-1877) et Anna Karénine (1873-1877); il enseigne aux enfants pauvres du village. C’est un pédagogue d’avant-garde: «Agir sur cette classe de la population simple, réceptive et innocente, la délivrer de la pauvreté, lui procurer le bien-être social et l'éducation dont, par bonheur, je bénéficie, corriger ses vices nés de l'ignorance et de la superstition, développer son sens moral et l'amener à aimer ce qui est bon ... quel avenir radieux!».(La matinée d'un propriétaire)
    Finalement, c’est «une naissance spirituelle», une transformation qui le fait condamner art, littérature, mariage, église orthodoxe (il sera excommunié), préconiser chasteté, non-violence, non-résistance, retour à un christianisme sans institutions, se lancer dans des prédications et exhortations spirituelles. Il écrit des textes moralisants: Résurrection, Le Père Serge, Maître et Serviteur, La Sonate à Kreutzer, et cependant deux œuvres littéraires, La Mort d’Ivan Illich et Hadji Mourat.
    En résumé
    «Quatre périodes… qui se résument en deux, si on considère la fracture médiane: jusqu’à cinquante ans, Tolstoï mène une carrière littéraire et acquiert une gloire d’écrivain. Après cinquante ans… il prend congé de la littérature et se consacre au salut de son âme.» Ainsi, D. Fernandez, dans un superbe livre, nous fait découvrir un Tolstoï impressionnant et humain

  • France Marcotte - Inscrite 20 novembre 2010 08 h 53

    Captif objet de liberté

    Guerre et Paix. Les deux tomes d'une édition de poche ont accompagné tous mes déménagements depuis l'âge de 20 ans. Un ami un peu filou les avait "piqué" pour moi dans une tabagie, un tome à la fois, me les apportant en courant, son toupet blond au vent, pendant que j'attendais sur un banc public de la rue des Forges... C'est le sens que nous donnions au mot anarchie.
    Victor-Lévy Beaulieu parlant de Tolstoï, quel délice! Ce que disait de la propriété l'écrivain russe résonne étrangement et pourtant justement dans notre époque d'amour pour les choses: "La propriété implique que non seulement je n'abandonnerai pas mon bien à qui voudra le prendre, mais que je le défendrai contre lui...Si nous détenons nous-mêmes la propriété sans commettre nous-mêmes des violences, c'est uniquement parce que notre propriété est garantie par les violences des professionnels qui ont pour tâche de maintenir la propriété". Ça prendra tout un bail avant que ces paroles deviennent désuètes. En attendant j'ai refait la reliure de mes deux tomes de Guerre et Paix et je les garde jalousement.
    À moins que je me décide à les abandonner sur un banc public?

  • Democrite101 - Inscrit 20 novembre 2010 15 h 20

    Tolstoï, ou le bon chrétien viré comme une crêpe


    Tolstoï, comme Platon, Sartre, Boèce, Thomas More et Giordano Bruno, échoua lamentablement en politique parce qu'il croyait que le chef politique raisonne à partir des bonnes idées qui ne viennent pas de lui. Tout politique, rendu au pouvoir, obéit à la peur, à celle qu'il ressent pour son pouvoir et son statut. À rien d'autre ou presque.

    Tolstoï écrivit son idéal social et politique au tsar qu'il croyait bon chrétien comme lui. Après l'avoir lu, le tsar lui répondit: «Votre Christ n'est pas mon Christ».

    Comme quoi une religion pollue, non seulement le pouvoir et sa philosophie, mais celle même de ses opposants qui tombent dans l'insignifiance de l'échec pathétique et honteux. Le soliloque avec Dieu rend sourd aux pleurs humaines.

    Sans la philosophie des Lumières, qui seule à vraiment réussi l'essentiel, --et tout son travail est loin d'être vraiment terminé-- il n'y a qu'échec, humiliation et misère.


    Il faudrait que la série «»Tolstoï» par Henri Guillemin revienne sur nos écrans.

    Bravo à notre grand écrivain V-L. Beaulieu pour réactiver la mémoire de ce grand Tolstoï, dont l'oeuvre est grandiose malgré son terreau chrétien d'où rien de politiquement valable ne pouvait émerger.

    Jacques Légaré, héritier et défenseur des Lumières
    Ph.d, en philosophie politique
    Professeur (retraité) d'Histoire, d'Économique et de Philosophie