Remise des Prix du GG et du Grand Prix du livre de Montréal - L'année des premiers romans

Selon notre critique Danielle Laurin, avec Perrine Leblanc, Grand Prix du livre de Montréal, «on est en face d’une écrivaine, en présence d’une voix, pleine et entière».<br />
Photo: Jacques Grenier - Le Devoir Selon notre critique Danielle Laurin, avec Perrine Leblanc, Grand Prix du livre de Montréal, «on est en face d’une écrivaine, en présence d’une voix, pleine et entière».

Kim Thúy, qui signe aujourd'hui un texte en nos pages, a remporté hier, avec son premier livre, Ru (Libre Expression), le plus convoité des prix littéraires du Gouverneur général: celui de la catégorie «romans et nouvelles». Pendant ce temps, à l'hôtel de ville de Montréal, le premier livre de Perrine Leblanc, L'Homme blanc, remportait le Grand Prix du livre de Montréal.

Parmi les sept lauréats francophones, cinq remportaient pour la première fois un prix du Gouverneur général, dont Kim Thúy, d'origine vietnamienne, qui évoque dans le récit autobiographique Ru son pays d'origine.

Comme David Paquet, pour son oeuvre théâtrale Porc-épic (Dramaturges). Comme Michel Lavoie, dans la catégorie «Étude et essais», avec C'est ma seigneurie que je réclame. La lutte des Hurons de Lorette pour la seigneurie de Sillery, 1650 à 1900 (Boréal). Comme la poétesse Danielle Fournier avec Effleurés de lumière (l'Hexagone). Côté jeunesse, Élise Turcotte remportait pour une deuxième fois l'honneur, alors que c'était une première pour Daniel Sylvestre, qui a illustré Rose - Derrière le rideau de la folie (La Courte Échelle).

Le jury a par ailleurs salué le travail de Sophie Voillot pour sa traduction de l'anglais au français du roman Le Cafard (Alto) de l'auteur Rawi Hage et celui de la traductrice Linda Gaboriau, à qui le dramaturge Wajdi Mouawad a confié sa pièce Forêts, devenue Forests (Playwrights). Chacun des lauréats remporte une bourse de 25 000 $.

Grand Prix du livre de Montréal

Le Grand Prix du livre de Montréal 2010 était remis à Perrine Leblanc pour son premier roman, L'Homme blanc (Le Quartanier).

Le livre de cette jeune auteure de 30 ans était en lice avec Mai au bal des prédateurs (Boréal) de Marie-Claire Blais, La Constellation du lynx (Boréal) de Louis Hamelin, Ilustrado (Penguin) de Miguel Syjuco et Ce qu'elle voit (Noroît) d'Élise Turcotte. Notre critique Danielle Laurin, aussi membre du jury, disait il y a quelques jours de l'histoire de Kolia, né en Sibérie orientale et élevé dans les prisons de Staline, qu'elle est «sans doute la plus belle découverte littéraire de l'automne. [...] L'écriture est maîtrisée, ciselée. On est en face d'une écrivaine, en présence d'une voix, pleine et entière». Avec le prix, Perrine Leblanc reçoit une bourse de 15 000 $.

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Avec La Presse canadienne