La littérature selon Jean-Louis Major

Professeur émérite au Département des lettres françaises de l'Université d'Ottawa et membre de l'Ordre et de la Société royale du Canada, Jean-Louis Major, dans Appartenances, nous livre, selon son éditeur, ses «confessions littéraires». Cet «essai en pièces détachées» présente, plus précisément, «une réflexion à propos de pratiques de l'écriture», déclinée sous diverses formes: récit autobiographique, fragments, texte savant.

Quand il raconte son entrée en littérature ou réfléchit plus savamment sur ce qui constitue la spécificité de la littérature — «une individuation du langage» —, Major intéresse avec élégance. Quand il se fait polémiste, pour déplorer le «culte de la bêtise» médiatique, la prétentieuse inculture universitaire ou pour cracher sur l'oeuvre de Claude Jasmin, tout cela gratuitement, il désole.

Facétie littéraire à l'ancienne, «Pied de nez livresque», le dernier chapitre de cet ouvrage, se veut une réflexion sur les rapports entre l'écriture et la publication, mais s'avère plutôt du remplissage cabotin. Au total, force est de conclure que Major sait écrire, mais ne sait pas toujours quoi dire.

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Collaborateur du Devoir