Littérature québécoise - Polars, romans fantastiques et autres fantaisies d'ici

Michel Vézina ouvre le bal chez Coups de tête, avec Zones 5, où l'on retrouve les personnages marginaux qu'il avait créés dans son roman futuriste Élise. Nous sommes en 2030, à Blanc-Sablon. Pour subvenir à leurs besoins, Élise, son compagnon et leurs amis sont contraints au piratage.

Le même éditeur offrira dans les mois qui viennent des romans de Mikhaïl W. Ramseier, de Sylvain Houde, de Laurent Chabin. Et de Patrick Senecal, qui voit par ailleurs son polar sanglant Hell.com réédité en format poche par la maison Alire... où l'on trouvera aussi réuni en un seul tome L'Argent du monde, de Jean-Jacques Pelletier.

Pour ce qui est des nouveautés chez Alire, qui célèbre son quinzième anniversaire cette année, on peut déjà mettre la main sur La Tueuse de dragons, d'Héloïse Côté, qui en est à son cinquième roman de fantasy. À venir, dans la veine polar historique: Dans le quartier des agités et Le Sang des prairies, de Jacques Côté. Il s'agit des deux premiers tomes d'une série intitulée Les Cahiers noirs de l'aliéniste, qui se déroule de 1885 à 1918 et qui a pour personnage central le docteur Georges Villeneuve, l'un des pionniers de la médecine légale au Québec.

À La Courte Échelle, Sylvain Meunier lance La Nuit des infirmières psychédéliques, où s'infiltre le surnaturel. L'auteur nous entraîne avec lui dans les tréfonds du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine, où se trame un complot fantastique. Chez le même éditeur, un nouveau polar d'André Marois, Neuf ans, pas peur.

La maison Leméac publie une novella présentée comme une «farce de science-fiction», Aplatir le temps, de Marc Provencher. Aussi: un premier roman qualifié de «polar noir futuriste»: Z.I.P.P.O. Il était une fois dans l'oeuf. Signé par deux militants altermondialistes, Mathieu Blais et Joël Casséus.

Chez Libre Expression, Johanne Seymour poursuit dans Vanités les enquêtes de son lieutenant fétiche Kate McDougall; Luc Bertrand s'attaque, dans Le Quinzième Verset, un thriller politico-judiciaire, à la corruption et au trafic d'influence.

Après Le Procès d'Émily, Line Gaudreault revient avec Le Condamné, où l'on plonge dans une affaire criminelle au sein d'une petite communauté (VLB). Dans Femmes de gangster, Varda Étienne trace le parcours de trois femmes de gangsters qui se retrouvent malgré elles à la tête du monde interlope montréalais (Les Intouchables). Dans le tome 2 des Marionnettistes: Le Syndrome de Richelieu, de Jean Louis Fleury, des inconnus lancent des menaces contre l'île d'Anticosti et tuent (Guy Saint-Jean éditeur). Et dans le genre polar déjanté, François Barcelo nous emmène à la Réunion avec Ça sent la banane (Québec Amérique).

Pour qui aime les récits fabuleux, Yvon Paré propose dans Le Voyage d'Ulysse une reprise, version Saguenay-Lac-Saint-Jean, de l'Odyssée d'Homère (XYZ). Et Francis Malka met en scène dans La Noyade du marchand de parapluies un cordonnier qui se retrouve avec un livre aux pouvoirs mystérieux (Hurtubise). À surveiller: Jean-Pierre Davidts publie le tome 3 de sa saga fantastique Les Sept Larmes d'Obéron (Michel Brûlé).

Du côté anglophone, en traduction, on attend pour bientôt un polar de Louise Penny, ex-journaliste à la radio. En plein coeur, qui se passe dans les Cantons-de-l'Est, est le premier roman d'une série, Armand Gamache enquête (Flammarion Québec).

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Collaboratrice du Devoir

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