Festival international de littérature - Correspondances, hommages et génie haïtien

Évelyne de la Chenelière, Ève Pressault, Pierre Lefebvre et Sébastien Ricard présenteront Liberté de parole.
Photo: Jacques Grenier - Le Devoir Évelyne de la Chenelière, Ève Pressault, Pierre Lefebvre et Sébastien Ricard présenteront Liberté de parole.

Correspondances, hommages, rendez-vous haïtien, anniversaires, un peu de Beckett, d'Anne Hébert, de Marguerite Yourcenar et de Pierre Nepveu. Beaucoup de lettres, de musique, de théâtre. Le Festival international de littérature (FIL), qui dévoilait hier sa programmation, en a de nouveau pour tous les goûts.

D'entrée de jeu, la directrice générale et artistique du FIL, Michèle Corbeil, a tenu à rendre hommage à Bruno Roy, ancien président du conseil d'administration du FIL, décédé au mois de janvier dernier. Le FIL lui dédie toute son édition de cette année, en plus de lui consacrer une soirée-hommage, la Fête à Bruno, qui se tiendra le samedi 25 septembre à 20h. Par ailleurs, le Français Sami Frey revient au programme du FIL cette année, avec une lecture de Premier amour de Samuel Beckett, dont on dit que c'est l'un des textes «les plus accessibles écrits par Beckett», «à la fois drôle et féroce».

Pour souligner le génie de la culture haïtienne, le FIL reçoit cette année l'écrivain haïtien Frankétienne, qui jouera ici avec Garnel Innocent sa pièce Melovivi ou le piège, pièce mettant en scène un séisme et qu'il répétait précisément à Port-au-Prince au moment du tremblement de terre du mois de janvier dernier. Le FIL présente également le spectacle Haïti debout, en hommage à Frankétienne, d'après une idée originale, un choix de textes et une mise en scène de Rodney Saint-Éloi, et qui se déroulera selon le mot d'ordre: «de l'espoir comme mode d'emploi». On y rencontrera des écrivains, des musiciens et des chanteurs québécois, amérindiens et haïtiens.

Sur le thème de la correspondance, Marie Tifo et son «député de chum», le comédien Pierre Curzi, incarneront respectivement Pauline Julien et Gérald Godin dans le spectacle La Renarde et le Mal Peigné, d'après la correspondance entre Pauline Julien et Gérald Godin, rassemblée plus tôt l'année dernière par la fille de Pauline Julien, Pascale Galipeau. Le tout est mis en scène par Lorraine Pintal. Autre nouveauté de cette année, la mise en scène des Lettres recommandées écrites par l'écrivain Yann Martel au premier ministre du Canada, Stephen Harper. C'est Claude Poissant qui a eu l'idée de présenter sur scène ces lettres de recommandations de livres restées par ailleurs sans réponse. Il s'agit, annonce le FIL, d'«un voyage au coeur des littératures du monde entier doublé d'une entreprise de salubrité publique».

On a déjà parlé du retour sur scène d'Un cadeau pour Sophie, de Gilles Vigneault, spectacle auquel le vénérable auteur, poète et chanteur participe encore une fois cette année. Mentionnons encore, en vrac, une soirée célébrant les 50 ans de la revue Liberté, Gabriel Arcand lisant Le Liseur, de Bernard Schlink, à la Grande Bibliothèque, des hommages, toujours à la Grande Bibliothèque, à Marguerite Yourcenar et à Anne Hébert, plusieurs tables rondes, parcours littéraire, conférences et spectacles portant sur le polar québécois et européen, sans parler des traditionnels «5 à souhaits» avec le musicien Pierre Saint-Jak et le poète José Acquelin.

À voir en vidéo