Décès de l'écrivain Bertrand Vac

L'auteur Bertrand Vac, de son vrai nom Aimé Pelletier, est décédé vendredi dernier à la veille de ses 96 ans. Révélé dans les années 1950, notamment avec son premier roman Louise Genest, il a toujours mené la double vie d'écrivain et de médecin chirurgien.

Son personnage de femme émancipée qui quitte son mari pour un Métis vivant au fond des bois a marqué sa génération, sous le joug de la religion catholique. Le livre, réédité en 2001, lui vaut le premier prix du Cercle du livre de France en 1950. Un honneur qu'il recevra à deux autres occasions, en 1952 pour Deux portes, une adresse et en 1965 pour Histoires galantes. Ses portraits de moeurs au style plutôt classique distillent une certaine ironie.

Né en 1914 à Saint-Ambroise de Kildare, Bertrand Vac a étudié au Séminaire de Joliette, puis en médecine à l'Université de Montréal. Il a participé au débarquement de Normandie, pendant la Seconde Guerre mondiale, comme membre du corps médical de l'armée canadienne. Après des études en chirurgie au Canada et à Paris, il a travaillé à l'hôpital de Verdun jusqu'à sa retraite.

Malgré de longues pauses d'écriture, il signera tout de même une quinzaine de titres publiés — romans, recueils de nouvelles, pièces de théâtre, essais — ainsi que plusieurs inédits. Son dernier livre, Que le diable m'emporte (Mémento, 2008,) raconte son propre parcours de vie.