Jour de la Terre - Petite réflexion sur les arbres

À l'occasion de la Journée internationale de la Terre, les éditions Michel Brûlé lançaient cette semaine Le Cœur du bois, un livre de Luc Fournier, avec des photographies de Marie Delimoges, et préfacé par Frédéric Back.

Tourneur de bois, Luc Fournier a aussi publié deux essais sur les arbres: Le Rire des arbres, les pleurs des forêts et Les Dernières Forêts d'arbres libres. Pour tourner ses bols, un art qu'il fait à temps plein à Montréal depuis 1995, Luc Fournier récupère des arbres, «à pied, à vélo, en camion».

Son livre est donc une collection de réflexions sur la forêt, souvent poétiques, agrémentées de citations et de très belles photos en noir et blanc de Marie Delimoges. De quoi réfléchir pour quelque temps à l'importance des arbres dans nos vies.

«Si j'étais un arbre, écrit Luc Fournier, je voudrais pousser là où on ne pourrait me trouver car autrement, on me prendrait sans justice, je serais abattu et déporté.»

L'auteur évoque aussi un concert de corneilles discutant ensemble de nos méthodes de coupe et débattant «des idées risibles de notre espèce inféodée par l'argent».

À méditer donc, voici, entre autres, les citations suivantes: «Les destructions des forêts sont les pires ennemis du bien public.» Cette phrase est de Cicéron et date de 106 avant Jésus-Christ... «Je ne sais pas si les arbres pensent mais je sais qu'ils sont intelligents», de Michel Garneau.

Pour chaque livre vendu, un dollar sera remis à l'Action boréale (ABAT), organisme parrainé par Richard Desjardins.