23e Festival de la bande dessinée de Québec - Michel Rabagliati reçoit le grand prix de la Ville de Québec

Les semaines se suivent tout comme les honneurs pour le bédéiste Michel Rabagliati. Fraîchement revenu d'une tournée de promotion en Europe, le père de la série Paul a vu, une fois de plus, son travail récompensé hier. Dans le cadre du 23e Festival de la bande dessinée de Québec, Paul à Québec, le dernier chapitre dans la vie du timide graphiste montréalais, a été décoré du grand prix de la Ville de Québec, prix qui couronne le meilleur album de langue française publié au Québec.

Lancé en avril 2009, ce récit intimiste sur le thème de la mort d'un proche, fait sensation dans l'univers du 9e art depuis près d'un an. En plus d'avoir été la première bande dessinée en compétition pour le grand prix du Salon du livre de Montréal en novembre, le titre a décroché au début de l'année le prix Fauve du public, sorte d'Oscar de la bande dessinée, lors du dernier Festival international de bande dessinée d'Angoulême en France. C'est la première fois qu'un auteur québécois arrivait à une telle reconnaissance.

Baptisé prix Bédéis Causa, l'événement a aussi placé sous les projecteurs le premier tome de la série Saint-Germain (Glénat), dessiné et scénarisé par Jean-François Bergeron, qui a reçu le prix Albéric-Bourgeois (meilleur album de langue française publié à l'étranger par un auteur québécois), mais également Jean-Sébastien Bérubé et son Radisson, fils d'Iroquois (Glénat Québec), qui est reparti hier de la soirée de gala organisée à l'Observatoire de la capitale avec le prix Réal-Fillion du meilleur premier titre.

Notons également que le nécessaire Blast (Dargaud) de Manu Lacernet a reçu le prix Maurice-Petitdidier, coup de coeur du jury pour un album francophone publié à l'étranger. Enfin, l'École multidisciplinaire de l'image de l'Université du Québec en Outaouais a également été mise à l'honneur. Le prix hommage Albert-Chartier est venu souligner «l'excellence de [ce] programme en bande dessinée».