Variations sur la rupture

Écrivaine slovène, auteure de courts métrages, chroniqueuse et danseuse de tango, Brina Svit ausculte, le temps d'une saison, le thème de la rupture sur tous les tons.

Rupture amicale, rupture électronique avec un disque dur qui lui ravit une année de travail et de souvenirs, petites ruptures quotidiennes et surtout rupture avec un grand R, avec un amant écrivain qui distille sa passion à coups de courriels et de SMS tendres et amoureux.

Dans cette tranche de vie autobiographique, Svit dévoile d'ailleurs l'identité de cet écrivain, appelé Gil, qui l'inonde de mots doux jusqu'à ce qu'un jour l'ombre de la rupture s'immisce dans leur bonheur. Timing parfait pour celle qui veut autopsier le sujet sous toutes ses coutures ou douloureuse coïncidence? «Voilà j'y suis. Quand on coupe, on est dans la composition. [...] Pour moi, il n'y a pas de doute: j'ai besoin de la rupture pour écrire.» La rupture, donc, vue de part et d'autre d'une relation avec ce Gil, qui lui renvoie en écho ses propres écrits sur la mort. Des extraits que Courtemanche, le vrai, dit provenir d'un prochain roman à paraître au printemps. À suivre.

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