Relance des librairies Raffin

Les librairies Raffin revivent. La relance officielle des cinq succursales québécoises sauvées de la faillite l'été dernier avait lieu hier à l'instigation des nouveaux propriétaires, Chantal Michel et Martin Granger, aussi à la tête de la compagnie Promotion du livre SDM.

«On veut envoyer aux gens le message clair que c'est ouvert, que ça fonctionne, que les libraires les attendent; ils vont retrouver le service qu'ils avaient avant», résume en entrevue Chantal Michel.

L'institution poursuivra donc la mission de vendre essentiellement des livres neufs et d'offrir un service de libraires qualifiés. Les nouveaux propriétaires ont renouvelé les baux des cinq succursales (deux à Montréal, une à Repentigny, une à Laval et l'autre à Québec) pour cinq ans.

«[Raffin et Promotion du livre SDM] sont deux entreprises distinctes, souligne Mme Michel. Il y avait déjà des livres [en solde] de SDM chez Raffin; ça va continuer, mais ça ne sera pas plus important qu'avant.»

La stratégie à court terme consiste à redorer le blason du petit réseau appauvri en nouveautés et dont la réputation s'était flétrie depuis la mise sous protection de la loi sur la faillite en mars. Beaucoup de travail a déjà été accompli entre la fermeture des succursales en août, leur réouverture en septembre et leur relance officielle hier, selon Mme Michel.

«On va aussi restructurer l'entreprise en matière de gestion et mettre les succursales en réseau sur le plan de l'informatique», ajoute-t-elle. Le duo Michel-Granger envisage même, à plus long terme, d'acheter d'autres librairies au Québec.

Le Groupe Raffin, qui comptait des maisons d'édition et un distributeur en plus des librairies, appartenait à la famille Delisle depuis 1968. Seule l'entreprise d'édition a fait faillite. Le distributeur avait été vendu en 2008.

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