Poésie - Chronique des poèmes annoncés

Terre d’alerte, une anthologie de l’oeuvre d’Yves Préfontaine, sera publiée dans la collection «Poésie» à l’Hexagone.
Photo: Terre d’alerte, une anthologie de l’oeuvre d’Yves Préfontaine, sera publiée dans la collection «Poésie» à l’Hexagone.

Pas moins de 75 recueils paraîtront cet automne. Nous surveillerons, principalement, trois anthologies, à savoir celles de Sabah Kharrat Zouein, Voix libanaises actuelles (Écrits des Forges), d'Yves Préfontaine, dans la collection «Poésie» à l'Hexagone, Terre d'alerte, une anthologie préparée par Thierry Bissonnette. Notons que ce dernier nous donnera également Avant le timbre, dans la collection «Écritures» aux mêmes éditions. Et enfin, une audace signée et commentée par le poète François Hébert, en novembre, aux Éditions du Passage, 100 poèmes québécois sur la mort, anthologie intitulée J'partirai.

Chez Art Le Sabord, on annonce, dès septembre, un beau livre bellement intitulé Dans l'oeil de la luciole, un bestiaire poétique écrit par José Acquelin avec des eaux-fortes de l'artiste Guillaume Massicotte. Le premier livre publié au Québec par Jean-Marc La Frenière, en novembre, et intitulé Un feu me hante sera accompagné d'images de Lino. Quant à M. Croisetière, il nous parlera de La Fin des mots.

Aux Éditions David, en plus des habituels et incontournables recueils de haïku, on regardera par les Lucarnes, d'Éric Charlebois, qu'on présente comme un adepte de la «motographie», une juxtaposition de poésie sur photographie. On s'attardera également Sur la table vitrée, Renku, de Francine Chicoine et Robert Melançon, des passionnés du haïku, comme il se doit.

Aux Écrits des Forges, on attend impatiemment l'Agonique agenda, de Bernard Pozier, qui devrait nous émouvoir. Ne seront pas loin La Tristesse au chien mauve, de Cristina Montescu, et Le Vitrail brisé, de Jean-Paul Daoust. Si on en a l'occasion, on essaiera de comprendre à quelles Tentations succombe Angéline Neveu, la profondeur du combat Contre l'oubli, de Louise Beauchamp, et nous verrons nager (peut-être) Nathalie Henripin Dans le lit du fleuve. Des traductions de quatre auteurs mexicains sont aussi attendues.

Au Lézard amoureux, un autre recueil de François Charron s'imposera sans doute, celui-là intitulé La Difficulté d'apparaître, et une traduction par Louise Desjardins de La Porte (The Door), de Margaret Atwood.

Aux Herbes rouges, Claude Paré essaiera de parler Pas de bouche au moment où Élisabeth Vonarburg entame sa Slow dance. Quant à Étienne Lalonde, il nous entretiendra d'Histoires naturelles. Dans la collection «Territoires», l'infatigable José Acquelin nous fera rencontrer son Chien d'azur sous L'Inconscient du soleil.

À L'Hexagone, dans la collection «L'Appel des mots», on écoutera battre, début septembre, Le Coeur innombrable, de François Charron, et, fin septembre, nous arrivera un coffret qui devrait attirer l'attention, contenant L'Abrupt 1 (Face au massif) et L'Abrupt 2 (Gravir), de Fernand Ouellette. Dans la collection «Écritures», en septembre, nous saurons Qui boit l'encre, de Louise Marois, et, en octobre, qui sont les Effleurés de lumière, de Danielle Fournier.

Chez Mémoire d'encrier, de Marie-Célie Agnant nous aurons peut-être la réponse à cette question: Et puis parfois quelquefois?, alors que nous aurons Le Coeur sur la main, de Georges Castera, avec des illustrations de Mance Lanctôt, poèmes pour enfants à partir de 8 ans.

Au Noroît, on ne chôme pas. Depuis août, la saison est commencée. Ainsi a-t-on reçu un autre monumental recueil de Pierre Ouellet, intitulé Trombes, ainsi qu'Epiphany, Arizona, de Pierre Barrette, et, dans la collection «Initiale», Lests, de Jacques Audet. Quatorze autres recueils attendent les inconditionnels. Notons surtout, en septembre, un nouveau Pierre Nepveu, Les Verbes majeurs, et la Prière à blanc, de Michael Delisle. Paul Chamberland se présentera Comme une seule chair, alors qu'on pourra admirer L'Arbre chorégraphe, de Larry Tremblay. En octobre, on entreprendra de suivre Fulvio Caccia en Italie et autres voyages, sur les Pas, de Diane Régimbald, avec De grands déluges sur nos têtes, comme le présume Gabriel-Pierre Ouellette. Des recueils en traduction complètent également le programme éditorial.

Chez Perce-Neige, depuis août également, les activités ont repris avec Fragment d'eau, de Pauline Dugas, et Frère de feu, de Jean-Mari Pître. D'ici novembre, on ouvrira le Carnet des contrastes, de Christian Brun, et Le Cahier des absences et de la décision, d'Hélène Harbec, réédition d'un recueil paru en 1991 aux Éditions d'Acadie. On nous offrira également une édition complète des oeuvres de Ronald Després sous le titre d'À force de mystère.

À La Peuplade, un seul titre de François Turcot, jeune auteur mis en nomination pour le dernier prix Émile-Nelligan, Cette maison n'est pas la mienne.

Chez Planète rebelle, deux livres accompagnés de CD. Avec L'Inventaire des miracles, de Christian Vézina, sur une musique originale de Yannick Plamondon, on entendra les voix de Sophie Cadieux, Michel Garneau, Maude Guérin, Christine Germain, Robert Lalonde, Jean Maheux, Marcel Sabourin, Janine Sutto, Johanne-Marie Tremblay et Kim Yaroshevskaya. À suivre évidemment, et déjà intrigant. Avec Une île près de l'oeil, Agnès Riverin sera accompagnée d'une musique d'Andrée Sevillano et naviguera entre une relation amoureuse et la création artistique.

À La pleine lune, Marie-Madeleine Raoult annonce les Sensations & autres textes, réédition des écrits de Jean Yves Collette et de Michel Gay, publiés dans les années 80 sous le pseudonyme de Claude Raymond.

Chez les Poètes de brousse, Nada Sattouf nous fera peut-être entrer dans la dimension sacrale du terme de son titre, Bayt, dont le renvoi au temple ou au sanctuaire (entre autres) nous intrigue. Nous atteindrons, peut-être, avec Annick Chauvette L'Être limite, en passant Entre les tempes corbeau, premier recueil de François Guerrette.

Chez Prise de parole, un seul recueil, Solstices, d'Herménégilde Chiasson, réflexions sur la vie et route du souvenir.

Au Quartanier, rien de neuf. On annonce les trois titres prévus ce printemps dans la nouvelle collection «Ovni» qui a pris du retard entre les étoiles, à savoir les Odes du Studio Maida Vale, de Samuel Rochery, de la visite en Pologne, de Vincent Tholomé, jusqu'à ce que nous puissions dire Pfft avec Daniel Pozner.

Aux Éditions Trois-Pistoles, un titre pour le moins choc de Serge Mongrain, Je ne suis pas intelligent, et un conseil curieux de Pierre Demers: Refermez avant d'allumer.

Chez Triptyque, un essai/poésie de Michaël Lachance, [mytism] Terre ne se meurt pas. Diane-Ishia Ross s'attarde au noir blanc nabis, alors que Véronique Bessens confronte Les Coriaces au milieu du Lointain écho de la petite histoire proposé par Olivier Labonté. Mais nous arrive aussi, et fort heureusement, les Cahiers d'Icare, d'André Brochu.

Au Vermillon, dans la collection «Transvoix», de Heather Ferguson, The Lapidary, Le lapidaire, traduction d'Andrée Christensen et Jacques Flamand.

Ne nous reste plus qu'à pouvoir rendre compte du plus grand nombre de ces titres qui annoncent une saison d'une rare richesse.

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Collaborateur du Devoir