Décès de la romancière Jeanne Bourin

Spécialiste du Moyen Âge, Jeanne Bourin a connu un immense succès public avec son roman historique La Chambre des dames (1979), vendu à deux millions d'exemplaires. Ce roman adapté à la télévision retrace la vie des femmes de la haute société au Moyen Âge, son sujet de prédilection.

«Avec Jeanne Bourin, nous perdons l'une des personnalités les plus marquantes de notre vie littéraire, une romancière douée d'un étonnant pouvoir d'évocation», a souligné le ministre de la Culture, Jean-Jacques Aillagon. «Un auteur dont l'oeuvre aura grandement contribué à donner le goût de l'histoire au plus grand nombre.»

Dans un communiqué, Jean-Jacques Aillagon rend hommage à «l'auteur de La Chambre des dames, [qui] avait une prédilection pour le Moyen Âge. Elle en connaissait bien les ombres et les lumières. Elle aimait les hommes et les femmes de ce temps.»

L'oeuvre de Jeanne Bourin s'inspire librement de l'histoire à l'image de La Dame de beauté, sur la vie d'Agnès Sorel, ou encore Les Pérégrines, sur les croisades vécues du point de vue des femmes. Elle avait également rédigé Cuisine médiévale pour tables d'aujourd'hui et participé à un ouvrage sur le chocolat.

Chevalier de la Légion d'honneur et officier de l'Ordre national du mérite, Jeanne Bourin a remporté le prix de l'Académie française en 1966 pour Très sage Héloïse et le Grand Prix des lectrices du magazine Elle pour La Chambre des dames.

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