Pierre Turgeon plaide coupable de fraude

L'écrivain et éditeur Pierre Turgeon a écopé hier d'une amende de 5000 $ et d'une probation de 12 mois après avoir reconnu sa culpabilité à deux infractions relatives à sa faillite en 2005. À l'amende et à la probation s'ajoute une peine particulière. Turgeon devra donner, d'ici le 31 octobre, six conférences dans des écoles de milieux défavorisés de Montréal pour donner aux enfants le goût de la lecture.

En novembre dernier, Pierre Turgeon a plaidé coupable à l'accusation d'avoir disposé de ses biens de façon frauduleuse lors de la faillite de Trait d'Union et à celle d'avoir manqué à ses obligations. Quatre autres accusations portées contre lui ont été retirées.

En résumé, Turgeon a utilisé 32 000 $ à des fins personnelles, entre juin 2004 et mars 2005, alors que l'argent provenant des activités des Éditions Trait d'Union aurait dû servir à rembourser un prêt de 600 000 $ auprès de son principal créancier, les Services financiers du square Victoria. Le tout s'est produit dans un contexte de conflit commercial entre ces derniers et Turgeon.

On ignore si ce prêt a été remboursé. Chose certaine, Pierre Turgeon a été libéré de sa faillite en 2005. Lors de sa faillite, 91 créanciers lui réclamaient 1,2 million de dollars.

Journaliste, scénariste, romancier et éditeur, Pierre Turgeon a publié son dernier roman, Jour de feu, en 1998. Avant sa disparition en 2005, Trait d'Union a publié de nombreux romans et essais, dont L'Attentat par le journaliste Michel Auger, Le Pacte avec le diable, une biographie controversée de Stephen Williams sur Karla Homolka, Vacuum de Christian Mistral et L'Instant libre, un roman de sa fille, feue Emmanuelle Turgeon.

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