Le dernier roman de J.K. Rowling publié pour satisfaire ses fans

Édimbourg, Royaume-Uni — La romancière britannique J.K. Rowling, auteur de la série «Harry Potter», a expliqué jeudi avoir décidé de publier le recueil de contes «Beedle le barde» pour satisfaire la demande de ses fans.

Pour marquer la sortie de son recueil de contes jeudi, l'auteur millionnaire a lu des passages du livre à quelque 200 enfants invités à une «Beedle tea party» à la Bibliothèque nationale d'Écosse à Édimbourg.

«L'idée est venue de vous, je veux dire les fans de Harry Potter», leur a-t-elle expliqué.

J.K. Rowling a d'abord rédigé à la main et illustré sept exemplaires des contes, ouvrages en reliure cuir avec des ornementations en pierres semi-précieuses ou en argent.

Six exemplaires ont été offerts à des personnes impliquées dans la publication des sept tomes de Harry Potter, tandis que le dernier a été vendu en décembre 2007 par la maison d'enchères Sotheby's pour 1,95 million de livres (2,7 millions d'euros).

«Beaucoup d'entre-vous n'étaient pas contents que seule une personne qui a 2 millions de livres puisse lire le livre (...), donc j'ai décidé de le publier et que l'association pourrait aussi avoir l'argent», a-t-elle ajouté.

Les enfants des écoles écossaises sont repartis avec un exemplaire du livre après une discussion avec l'auteur.

J.K. Rowling leur a notamment parlé de ses auteurs favoris, de son amour de Noël et de sa phobie des araignées.

«Ce qui est drôle, comme vous le savez déjà probablement, c'est que j'ai donné cette phobie à Ron», l'un des personnages de la série, a-t-elle noté.

Le lancement du recueil se fait jeudi dans 28 langues différentes.

Les droits d'auteurs du livre doivent être «intégralement reversés» à l'association Children's High Level Group (CHLG), que J.K. Rowling a fondée en 2005 avec la députée européenne britannique Emma Nicholson et qui soutient notamment des orphelinats d'Europe de l'Est. «Nous avons créé cette association parce qu'il y a beaucoup d'enfants (...), des centaines de milliers, enfermés dans ces institutions», a expliqué l'auteur.

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