L'amour toujours au Salon du livre de Montréal

Les filles du Roy ont-elles connu l'amour? «En les envoyant en Nouvelle-France, c'est au peuplement qu'on songeait. Les mariages se concluaient vite et les célibataires étaient mal vus. Est-ce que les pressions d'ici ressemblaient à celles du pays d'origine?» C'est l'une des questions auxquelles tenteront de répondre une brochette d'invités, à 16h30 aujourd'hui, au Salon du livre de Montréal. On y trouvera l'historien Jacques Lacoursière, auteur d'Une histoire populaire du Québec, Lyne Laverdière, auteure d'Une histoire d'Elles, et Sergine Desjardins, auteure de Marie Major.

Car l'amour est cette année le thème du 31e Salon du livre de Montréal, où il donne lieu depuis mercredi à diverses discussions et lectures. Il faut dire que le sujet est vaste et sans cesse renouvelé. À commencer par la solitude, mais est-ce bien le contraire de l'amour?, qui sera abordée aujourd'hui à l'Agora, à 19h45, sur le thème «Comment vivre seul».

«Pourquoi ne pas vivre seul et heureux?», se demandera-t-on avec Sgraff éditeur, lors d'une entrevue interactive avec le public. Pour ce qui est de l'amour idéalisé, il sera abordé à la table ronde de l'éditeur Guy Saint-Jean, avec Nadia Gosselin, qui a écrit La Gueule du loup, un roman sur l'idéalisation d'un amant virtuel, Danielle Goyette, auteure de Caramel mou, et Luc Désilets, qui a écrit le titre Les Quatre Saisons: Maeva. Quant à des sujets aussi difficiles que le viol, le doute, la mort et l'anorexie, ils seront au coeur d'une table ronde se déroulant à 19h au Carrefour Desjardins, avec Mélanie Gélinas, auteure de Compter jusqu'à cent, Julie Gravel-Richard, qui a signé Entheos, et Marie-Lefebvre, pour Les Faux Départs.

À défaut de trouver l'amour, on trouvera bien autre chose parmi les lourds étalages du Salon du livre de Montréal et les auteurs et éditeurs qui s'y pressent. On pourra par exemple rencontrer un chasseur et artiste inuit en la personne de Tivi Etok, auteur du livre Le Monde de Tivi Etok, aux Éditions MultiMondes, à19h à la grande place. On peut aussi découvrir l'histoire du père Jean, alias André Patry, cet aumônier qui fut le confident de meurtriers et de bandits durant 38 ans à la prison de Bordeaux de Montréal, au Carrefour Desjardins, à 14h, avec les Éditions Novalis.