Denise Bombardier publie Au risque de déplaire , un recueil de chroniques parues dans Le Devoir

Le plus récent recueil de chroniques de Denise Bombardier, Au risque de déplaire, publié chez VLB Éditeur, renferme des textes parus dans les pages du Devoir, de 2005 à 2008. Identité culturelle, accommodements raisonnables ou avenir du Québec, Denise Bombardier n'hésite pas à porter sa plume dans la plaie. Avec des dizaines et des dizaines de chroniques derrière elle, l'auteure se dit condamnée à écrire un essai sur le Québec.

La journaliste, romancière et essayiste qui refuse la langue de bois secoue la francophonie par ses écrits et ses paroles.

Denise Bombardier ne regrette aucun mot, aucune phrase qu'elle a écrit. «Mme B» craint néanmoins les faux pas quand elle commente, sans filet, l'actualité au bulletin de nouvelles de TVA ou à l'émission matinale de radio de Paul Arcand. Continuellement plongée dans une démarche d'écriture, Denise Bombardier écrit sans crainte ses chroniques. «On a toujours la possibilité de se relire», indique-t-elle.

Le format de la chronique s'est imposé de lui-même à Denise Bombardier. «D'abord, j'adore écrire. Et puis, c'est une gymnastique intellectuelle extraordinaire, affirme-t-elle. Ça me permet de faire toutes les nuances de la pensée à l'intérieur d'une chronique.»

Elle sait rarement sur quoi elle écrira avant de s'atteler à la tâche. Quelque 90 minutes lui suffisent généralement pour écrire — à la main — un papier.

Aux antipodes des communiqués de presse, les chroniques laissent deviner les plumes qui les écrivent. «Quand on a terminé de lire [une chronique parfaite], qu'on soit d'accord ou pas, on se dit: mon Dieu, j'aurais voulu écrire ça, moi!», décrit la chroniqueuse.

Les Québécois frileux devant les débats d'idées

Pour la promotion de son dernier essai, Nos chères amies, paru en mai dernier, Mme Bombardier avait participé, en France, à plus d'une cinquantaine d'entrevues et de débats animés sur l'amitié entre femmes. «Ici, on ne peut pas faire ça. Le peuple français contrôle la peur et les mots. Il y a une culture du débat, en France, qu'on entretient et qu'on aime.»

Plus que pusillanimes, les Québécois craignent les véritables débats, selon elle. «Ils pèsent sur des boutons et ce sont des disques qui repartent», dit-elle.

Denise Bombardier planche aujourd'hui sur la rédaction d'un essai sur le «phénomène Céline Dion». Durant les derniers mois, elle a accompagné la chanteuse aux quatre coins de la planète. Dans un livre à paraître, elle analyse la relation particulière qui unit la diva québécoise à ses publics. «Il y a le phénomène Céline Dion. Elle est devenue un écran sur lequel les gens se projettent. Il y a beaucoup de matière», conclut-elle.
1 commentaire
  • Roland Berger - Inscrit 8 novembre 2008 15 h 07

    Le risque n'est pas grand

    Le risque de déplaire n'est pas grand. C'est déjà fait. De grâce, Madame Bombardier, ne vous servez pas de la diva québécoise pour nous ramener les bonnes vieilles valeurs du bon vieux temps.

    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario