L'éditeur de Harry Potter voit fondre ses profits

La fin prochaine de la série Harry Potter fait-elle disparaître la magie financière qui portait depuis quelques années l'éditeur Bloomsbury dans les plus hautes sphères de l'édition?

Les profits prévus de 45 millions de dollars canadiens pour l'exercice financier de cette année ont fondu comme neige au soleil dans l'espoir d'acquérir de nouveaux titres à succès. Selon la direction de l'entreprise, les profits se situeront finalement plus près de 11 millions de dollars. Cherchant à se trouver une nouvelle vache à lait financière, l'entreprise a dépensé plus de 70 millions pour acheter et promouvoir de nouveaux titres. L'éditeur a ainsi mis la main sur des noms importants, tels William Boyd, Richard Ford, Germaine Greer, Charlotte Rampling et William Dalrymple. Mais cela ne suffit pas forcément à produire des succès financiers. Un éditeur produit d'abord des livres. Les profits, historiquement, se situent toujours à un niveau conservateur dans l'univers du livre. Bloomsbury avoue aussi connaître certaines difficultés pour ses ouvrages de référence en raison de la mainmise de plus en plus importante d'Internet sur tout un secteur de l'édition traditionnelle.