Les beaux livres - Ode à la beauté

Profondément attaché à notre Québec sauvage, le photographe qui a grandi dans une petite banlieue de Hambourg, en Allemagne, en montre tous les dessous: entre feuillus et conifères; le long des cours d'eau et des lacs; sur les rives du Saint-Laurent maritime; sur l'île d'Anticosti; au Nunavik. Chaque page nous arrache un «Ah! que la nature est belle chez nous!».

Parlant de nature, d'ailleurs, son père lui disait, quand il était petit: «Écoute et observe attentivement et tu la verras, tu la sentiras tout autour de toi.» Dans mon pays, à l'époque, écrit Wittenborn en préface, les arbres étaient plus nombreux que les maisons et il y avait des animaux dans la forêt, mais ce n'est plus le cas. Le Québec, lui, possède encore ces splendeurs sauvages que l'Europe a presque entièrement perdues. À nous d'y faire attention!

Les textes bien documentés de Jean-Pierre Sylvestre transpirent un constant souci écologique: «Pour protéger quelque chose, il faut l'aimer. Pour aimer, il faut comprendre. Et pour comprendre, il faut voir. Voilà pourquoi les parcs existent: pour nous faire voir les beautés de notre monde, dans l'espoir que nous comprendrons la nécessité de les protéger.»

- Splendeurs sauvages du Québec, textes de Jean-Pierre Sylvestre, Les Éditions de l'Homme, Montréal, 2006, 190 pages.

Collaboratrice du Devoir

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