Plus de 70 000 oiseaux tués chaque jour dans des collisions avec des fenêtres

Les amateurs d’ornithologie qui aiment observer les oiseaux près de leur maison, comme le cardinal rouge (notre photo), peuvent contribuer à réduire les risques de collision avec les fenêtres.
Alexandre Shields Le Devoir Les amateurs d’ornithologie qui aiment observer les oiseaux près de leur maison, comme le cardinal rouge (notre photo), peuvent contribuer à réduire les risques de collision avec les fenêtres.

Ce texte est tiré du Courrier de la planète du 18 octobre 2022. Pour vous abonner, cliquez ici.

L’automne est une période charnière pour la migration de très nombreuses espèces d’oiseaux. Mais cette saison coïncide aussi avec une augmentation du nombre d’oiseaux qui entrent en collision avec des fenêtres, notamment celles des maisons. Selon des données publiées lundi par le gouvernement fédéral, pas moins de 70 000 oiseaux « meurent chaque jour d’une collision dans une fenêtre » au pays.

« Les collisions avec les fenêtres constituent une menace importante pour les oiseaux migrateurs. Le nombre d’oiseaux qui meurent chaque année des suites d’une collision avec une fenêtre se situe entre 16 et 42 millions au Canada, et entre 365 et 988 millions aux États‑Unis. Les collisions, même si elles sont facilement évitables, sont l’une des principales causes de mortalité d’origine humaine chez les oiseaux », précise Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) sur une nouvelle page Web.

S’ils ne meurent pas sur le coup, les oiseaux peuvent être blessés, ce qui les rend notamment vulnérables à la prédation. Dans les milieux urbains, par exemple, les chats domestiques constituent des prédateurs particulièrement redoutables pour la faune aviaire.

Pourquoi les oiseaux foncent-ils dans les fenêtres ? Le verre n’étant pas un matériau naturel, ceux-ci ne comprennent pas que les reflets des arbres ou du ciel ne sont pas réels. « De même, s’ils voient le ciel ou des plantes d’intérieur à travers la vitre, ils essaient de s’y rendre et ne voient pas qu’il y a une barrière transparente sur leur chemin. Même le verre foncé ou la fenêtre d’une pièce sombre peuvent ressembler à un tunnel ou à un trou où l’oiseau pense pouvoir voler », expliquent les experts fédéraux.

Réduire les risques

 

La lumière artificielle peut elle aussi les désorienter et favoriser les collisions. Ce phénomène est particulièrement vrai chez les espèces qui migrent de nuit en se guidant avec la lune et les étoiles.

Pour réduire les risques, ECCC souligne que le fait de recouvrir une fenêtre de « motifs » peut la rendre plus visible. « L’application de motifs régulièrement espacés sur la vitre indique aux oiseaux qu’il y a une barrière à éviter et constitue le meilleur moyen de prévenir les collisions. »

Il est également suggéré d’« éteindre les lumières et [de] fermer les rideaux ou les stores lorsque les pièces ne sont pas utilisées ». En ce qui a trait aux mangeoires, il est recommandé de les placer à moins d’un mètre des fenêtres. De cette façon, les oiseaux sont moins susceptibles de heurter la vitre à grande vitesse et de se blesser.

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