McKenna salue l'entente sur la réduction des gaz hydro-fluorocarbures

La ministre canadienne de l'Environnement, Catherine McKenna, a souligné le « rôle déterminant » joué par le Canada.
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne La ministre canadienne de l'Environnement, Catherine McKenna, a souligné le « rôle déterminant » joué par le Canada.
La ministre canadienne de l'Environnement, Catherine McKenna, a applaudi l'accord conclu samedi par près de 200 pays s'engageant à réduire des gaz hydrofluorocarbures (HFC), qui jouent un rôle majeur sur l'effet de serre.

Cette entente survenue à Kigali, au Rwanda, représente un premier test pour l'Accord de Paris sur la réduction des émissions de carbone, conclu l'année dernière.

Mme McKenna a souligné le « rôle déterminant » joué par le Canada. Elle a précisé que l'entente de samedi est en fait une modification du Protocole de Montréal de 1987, qui vise à protéger la couche d'ozone.

Selon les nouvelles mesures légalement contraignantes, certains pays, dont les États-Unis, se sont engagés à réduire les HFC de 10 pour cent d'ici 2019 et de 85 pour cent d'ici 2036. Les États-Unis forment la deuxième nation la plus polluante au monde.

Contenir les effets du réchauffement climatique

Les HFC, qu'on retrouve notamment dans les réfrigérateurs et les climatiseurs, sont parmi les substances contribuant le plus aux changements climatiques, étant des centaines de fois plus dommageables que le dioxyde de carbone.

En réduire les émissions est le moyen le plus efficace de contenir les effets du réchauffement climatique, soulignent plusieurs experts.

Le président américain, Barack Obama, a quant à lui qualifié l'avancement de samedi « de solution ambitieuse à grande portée face à la crise imminente ».

Pas avant 2024

Plus de 100 pays développés comme la Chine la mettront toutefois en vigueur à partir de 2024, année où les émissions de HFC devraient atteindre des niveaux record.

D'autres - tels que l'Inde, le Pakistan et plusieurs pays du Golfe - ont promis de le faire plus tard, soit d'ici 2028, invoquant leurs économies qui nécessitent plus de temps pour croître.

L'Inde s'était d'abord engagée à prendre le pas trois ans plus tard, décidant donc de devancer ses intentions initiales.

« C'est un moment historique, s'est exclamé le délégué en chef de l'Inde, Ajay Narayan Jha. Nous sommes ravis d'avoir atteint un consensus dans lequel nous nous entendons sur la plupart des questions qui étaient sur la table. »

Des groupes environnementaux espèrent que les mesures qui entreront en vigueur permettront de réduire le réchauffement climatique d'un demi-degré Celsius d'ici la fin du siècle.

Tous les États ne s'entendent toutefois pas sur l'échéancier à adopter. En outre, la prochaine rencontre prévue sur le sujet, en 2017, se penchera sur les fonds nécessaires pour financer la réduction des HFC, ont indiqué les Nations Unies.

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