Kathleen Wynne appelle à la collaboration

La première ministre de l’Ontario, Kathleen Wynne, a demandé mercredi à tous les États infranationaux de collaborer pour résoudre la crise des changements climatiques, suggérant qu’il s’agit d’un problème universel ne pouvant être réglé individuellement.

« Nous ne pouvons plus prétendre ignorer ce que nous coûteront des délais additionnels », a-t-elle déclaré devant les centaines de délégués triés sur le volet au Sommet des Amériques sur le climat, à Toronto.

« Les océans continueront de monter et nous vivrons des vagues de chaleur, des pluies, de l’érosion, des inondations et des incendies de forêt plus intenses. Notre écosystème est compromis, nos infrastructures sont à risque. »

Son homologue québécois Philippe Couillard a prononcé le discours d’ouverture de la conférence organisée par l’Ontario avec pour objectif d’appuyer la lutte contre le réchauffement climatique.

M. Couillard a parlé du succès que le Québec a eu avec la fixation des prix du carbone et le passage à une économie centrée sur l’environnement.

« Cela ne s’est certainement pas fait aux dépens de la croissance et de la création d’emplois », a-t-il dit à la foule.

« Rejetons donc ce faux choix pour plutôt bâtir un nouveau type de croissance, aussi solide, mais plus durable que notre économie d’aujourd’hui, qui s’appuie toujours sur les combustibles fossiles. »

L’accent du sommet sera mis sur le rôle que les provinces, les États et les autres gouvernements infranationaux peuvent jouer dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

L’ancien président mexicain Felipe Calderon et l’ex-vice-président américain Al Gore prononceront chacun une allocution.

Manifestation à Toronto

Plus d’une centaine de personnes ont protesté devant un hôtel du centre-ville lors de l’ouverture du sommet. Une organisatrice de la manifestation a affirmé qu’elle s’opposait à ce que le Sommet sur le climat et une conférence économique se tenant tous les deux au même hôtel soient fermés au public.

« Nous protestons contre les gens qui ont été invités à déterminer notre avenir et l’avenir de la planète », a déclaré Tings Chak, du chapitre torontois du groupe Personne n’est illégal.

« Nous demandons une transformation totale de la façon dont nos sociétés travaillent pour résoudre la crise du climat sans sacrifier nos communautés. »

 

Réduction des GES

Les Nations unies et l’Agence internationale de l’énergie ont sonné l’alarme, insistant sur la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre afin d’éviter un réchauffement climatique qui pourrait atteindre jusqu’à quatre degrés Celsius et ferait hausser le niveau des océans en plus d’avoir des effets draconiens sur le climat.

Le ministre ontarien de l’Environnement, Glen Murray, estime que les provinces ont dû prendre les devants parce qu’Ottawa ne le fait pas.

« Le gouvernement fédéral s’est placé en marge de cette discussion au cours des 10 dernières années », a déclaré le ministre.

La ministre fédérale de l’Environnement, Leona Aglukkaq, n’assistera pas au sommet. Un porte-parole a toutefois souligné que le gouvernement conservateur est le premier de l’histoire canadienne à avoir obtenu une réduction nette des émissions de gaz à effet de serre, et qu’il a réussi à l’obtenir « sans implanter des taxes sur le carbone ou des plans de coût du carbone ».

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