La SAQ doit consigner ses bouteilles pour éviter l’accumulation dans les centres de tri, dit le FCQGED

La simple récupération des bouteilles de verre de la Société des alcools du Québec (SAQ) ne serait pas adéquate.

 

Karel Ménard, directeur général du Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets (FCQGED), demande plutôt à la société d’État de les consigner pour mettre un terme à ce qu’il prétend être un problème du verre dans les centres de tri.

 

Dans une lettre ouverte, M. Ménard affirme qu’actuellement, les contenants de boisson non consignés en verre - constitués à 80 % de bouteilles de la SAQ - se cassent tout au long de la chaîne de recyclage, ce qui les rend impropres au recyclage et contamine les autres matières.

 

Depuis la fermeture de l’usine Klareco en avril dernier, le verre ne serait donc presque plus recyclé, mais plutôt entreposé dans les centres de tri ou utilisé comme matériau de recouvrement journalier dans les dépotoirs, ce que le directeur général du FCQGED qualifie « d’enfouissement déguisé ».

 

M. Ménard demande donc à la SAQ de consigner ses bouteilles de verre. La mesure comporterait en plus l’avantage d’augmenter la qualité et la valeur de toutes les matières recyclables, y compris le verre.

 

Accueil tiède de la SAQ

 

Cependant, Karel Ménard a expliqué en entrevue à La Presse canadienne que la SAQ n’était pas chaude à cette idée pour des raisons qu’il estime « nébuleuses ».

 

Il croit notamment que la société d’État ne tient compte que des coûts du projet - 60 millions de dollars pour l’implantation et de 20 à 40 millions annuellement pour le fonctionnement - sans prendre en considération les retombées pour la province.

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