Projet d’Enbridge: le ministre Blanchet promet une évaluation «sans compromis»

Le ministre de l’Environnement, Yves-François Blanchet
Photo: La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot Le ministre de l’Environnement, Yves-François Blanchet

En entrevue au Devoir, le ministre du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs n’a pas précisé la forme que pourrait prendre cette « évaluation environnementale ». Mais celle-ci sera menée « sans compromis », a-t-il fait valoir.


« Ce sera précisé dans les prochains jours ou, au pire, les prochaines semaines », a ajouté M. Blanchet. Québec a déjà mis sur pied un comité mixte avec l’Alberta afin d’étudier le projet, mais on ne sait pas où en est l’avancement de ses travaux.


Le gouvernement conservateur considère que le projet d’Enbridge est de compétence fédérale. L’entreprise albertaine souhaite transporter 300 000 barils de pétrole brut par jour de l’Ouest canadien jusqu’à Montréal. Une partie y serait raffinée et une autre pourrait être acheminée par bateau jusqu’à la raffinerie d’Ultramar, près de Québec.

 

Question de technologies


M. Blanchet estime d’ailleurs que l’arrivée éventuelle de pétrole tiré des sables bitumineux ne risque pas de compromettre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) du Québec. « Ce n’est pas tellement la source de l’approvisionnement en pétrole qui va faire la différence, ce sont les technologies qu’on utilise. Tant que les Québécois seront des consommateurs de pétrole, le plus nous serons impliqués dans cette industrie, que ce soit avec nos propres ressources en hydrocarbures ou par nos technologies de raffinage, le mieux nous serons en mesure de réduire l’empreinte globale », a-t-il expliqué en marge du salon international des technologies environnementales Americana.


Par ailleurs, le ministre entend déposer ce printemps le prochain plan d’action sur les changements climatiques. Le Parti québécois s’est engagé à réduire ses émissions de GES de 25 % par rapport à 1990, et ce, d’ici 2020. « Faire passer le cap de 20 % à 25 % est un objectif nécessaire, mais très significatif. J’en suis à évaluer différents scénarios pour atteindre cet objectif », a dit M. Blanchet. « Je veux qu’on livre ce qu’on a promis. Je ne veux pas faire un exercice de style ou un exercice rhétorique », a-t-il insisté.

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