Saint-Bruno - Forêt des Hirondelles: les travaux continuent

Selon les informations fournies par Caroline Rodrigue, présidente de l'Action pour l'environnement (APES), ce groupe a porté plainte mardi auprès de la direction régionale du ministère «pour faire cesser immédiatement» les tests de sol entrepris avec de lourdes foreuses sur ce terrain que la Ville de Saint-Bruno a décidé de consacrer à la construction résidentielle.

Malgré des pressions publiques incessantes et les conclusions d'une audience publique, Saint-Bruno vient d'accorder un mandat à des professionnels pour préparer un développement domiciliaire dans cette forêt unique, en bordure du parc national de Saint-Bruno. Le projet est piloté par le sénateur libéral Paul J. Massicotte, lui-même membre du Comité sénatorial sur l'environnement. Pour ses défenseurs, cette forêt devrait faire partie intégrante du parc national, une proposition devant laquelle Québec fait la sourde oreille.

Dans sa plainte de mardi, l'APES allègue qu'il se trouve une espèce floristique rare sur le site, le ginseng à cinq folioles, que la Loi sur les espèces menacées protège avec son habitat. «Nous vous demandons d'agir avant que des dégâts irréparables ne soient commis», réclamait Mme Rodrigue dans sa plainte, qui avait été précédée en septembre d'une lettre au ministre Pierre Arcand, lettre demeurée sans suite connue.

«L'inspectrice du ministère nous a fort déçus, racontait hier Mme Rodrigue. Elle nous a dit que le développement durable inclut du développement comme celui-là. De la part d'une personne mandatée pour défendre l'environnement, c'est pas fort.»

La présidente de l'APES estime que, «s'il faut se rendre à l'injonction, on ira. Il faut que le ministère applique la loi et donne comme message qu'on ne fait pas n'importe quoi dans l'environnement».

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