Environnement - Un crédit d'impôt à l'achat d'une voiture électrique ou hybride rechargeable

La Leaf de Nissan, une voiture tout électrique.
Photo: Jacques Grenier - Le Devoir La Leaf de Nissan, une voiture tout électrique.
Cette mesure budgétaire ne touche pas les hybrides traditionnelles, qui constituent cependant l'essentiel de ce marché.

Pour Québec, c'est néanmoins la manière de «faire profiter les Québécois de leur patrimoine hydroélectrique en branchant leur véhicule sur nos barrages, nos éoliennes et nos hydroliennes». La proposition budgétaire vise par ailleurs à inciter les automobilistes à acheter des voitures plus vertes, mais la stratégie fiscale de Québec ne pénalise aucunement les acheteurs de véhicules inutilement énergivores, comme l'aurait fait un malus-bonus efficace.

D'autre part, le budget prévoit un rabais pour les contribuables qui achèteront des bornes de recharge pour leur tout-électrique ou leur hybride rechargeable (un seul modèle sur le marché). En tout, Québec a prévu de mettre de côté 10 millions par année pendant cinq ans pour ces deux mesures.

Le ministre des Finances, Raymond Bachand, a par ailleurs annoncé qu'il réservera 4 millions par année pendant cinq ans au prolongement de la Route verte, soit un réseau de pistes cyclables provincial.

Il ajoute d'autre part 7 millions pour la production d'éthanol cellulosique et pour le passage, chez les premiers producteurs, du maïs-grain à la cellulose, moins polluante, ou à d'autres matières alternatives.

Enfin, Québec consacrera 1 million par an pendant cinq ans à l'étude des nappes souterraines au Québec. Cette somme semble aller dans le sens d'une recommandation du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) qui a recommandé au gouvernement de n'autoriser aucun forage dans les zones dont on ne connaît pas les nappes souterraines. Cette recommandation s'ajoute à celle qui préconise l'interdiction d'effectuer des opérations de fracturation hydraulique à moins qu'elles permettent l'acquisition de connaissances scientifiques.

En forêt, le budget prévoit de poursuivre le programme d'investissements sylvicoles et de plantation d'arbres avec 24 millions sur deux ans. Il propose aussi de hausser les redevances forestières à 6,15 $ du mètre cube, sans préciser si elle s'appliquera dans toutes les régions où cette redevance variait par le passé.

Québec prévoit aussi de développer de nouveaux marchés pour le bois d'oeuvre au moment où la construction atteint son plancher record aux États-Unis. On s'engage aussi à construire de nouvelles infrastructures et de lancer de nouveaux chantiers sans préciser s'il s'agira de projets bons ou néfastes pour l'environnement.

Enfin, si Québec promet de «poursuivre ses efforts en environnement», la seule allusion à cette mission environnementale, le budget du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) se situera en 2011 à 890 millions, soit 1,4 % du budget total relevant du Fonds consolidé.

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