Transports - Bombardier : le secteur ferroviaire compense les difficultés de l'aéronautique

Le secteur ferroviaire prend le relais de l’aéronautique, qui ne va pas aussi bien que ce qui serait souhaité.
Photo: source bombardier Le secteur ferroviaire prend le relais de l’aéronautique, qui ne va pas aussi bien que ce qui serait souhaité.

La capacité de Bombardier à obtenir de nouveaux et lucratifs contrats dans l'industrie du transport ferroviaire, comme celui de 241 millions $US signé pour fournir un système de monorail en Arabie saoudite, lui permettra d'atténuer les difficultés de son secteur aéronautique, affirment des analystes.

Le constructeur canadien d'avions et de trains doit en principe annoncer mercredi une baisse à sept cents par action de son bénéfice net du premier trimestre, contre neuf cents par action il y a un an.

L'analyste David Newman, de la Financière Banque Nationale, prévoit que la division transport de Bombardier annoncera des profits de 144 millions $US sur des revenus de 2,4 milliards $US, soit une marge de profit de 6,1 %. Le groupe aéronautique devrait enregistrer un bénéfice net de 86 millions $ US à partir de revenus de 1,8 milliard $US, ou une marge de profit de 4,7 %, a prédit M. Newman. «Alors que l'aéronautique connaît une reprise laborieuse, le carnet de commandes du transport se porte bien, avec d'importantes commandes qui arrivent de façon stable», a-t-il écrit dans un rapport.

Cameron Doerksen, de la firme Partenaires Versant, a quant à lui dit croire que la marge de profit du secteur aéronautique de Bombardier serait de seulement quatre %.

Les dépenses projetées par les gouvernements en Europe de même que dans les économies en voie de développement de pays tels que la Chine et l'Inde devraient permettre à la division transport ferroviaire de Bombardier de gonfler son carnet de commandes et de combler le vide d'ici à ce que son secteur aéronautique ait véritablement repris son envol.

Bombardier a récemment obtenu plusieurs contrats dans l'industrie du transport ferroviaire, incluant celui du monorail saoudien.

L'ingénierie et la conception des véhicules du monorail seront centralisées sur le site de Bombardier à Kingston, en Ontario. La production des 12 voitures se fera à l'usine de l'entreprise à Pittsburgh, aux États-Unis.

Le monorail Innovia 300, d'une longueur de 3,6 kilomètres, sera situé dans le district financier King Abdullah, le nouveau centre financier et d'affaires actuellement en construction à Riyad, en Arabie saoudite.

Saudi Oger est l'entrepreneur chargé de la construction complète et clés en main du nouveau système de monorail. Ce contrat lui a été octroyé le 14 avril 2010 par Rayadah Investment Company, instrument de placement de l'Agence de pension publique du gouvernement saoudien.

En tant que sous-traitant de Saudi Oger, Bombardier doit concevoir et fournir l'ensemble des éléments électriques et mécaniques de ce système de monorail de six stations, ainsi que six trains monorail Innovia 300, soit 12 voitures.

La construction devrait prendre fin en 2012, et les services d'exploitation et de maintenance doivent commencer dès l'entrée en service.

Bombardier est en train de procéder à la mise à pied de 715 de ses employés dans le cadre des 4700 licenciements annoncés dans le monde entier depuis le début de 2009.