Le taux de chômage augmente au Canada, mais le Québec voit une petite embellie

L’emploi a augmenté de 20 000 au Québec en novembre.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Archives L’emploi a augmenté de 20 000 au Québec en novembre.

Le taux de chômage a peu varié en novembre au pays, n’augmentant que de 0,1 point de pourcentage pour atteindre 6,6 %. Au Québec, pendant ce temps, l’emploi a progressé de 20 000 après avoir connu six mois sans croissance.

Le taux de chômage au Québec, cependant, est resté inchangé à 7,6 %, parce que le nombre de personnes actives sur le marché du travail a du même souffle augmenté.

Au final, l’emploi au Québec a peu varié par rapport à 12 mois plus tôt, indique Statistique Canada.

Au pays, Statistique Canada rapporte vendredi qu’après deux mois de croissance notable, l’emploi a peu varié en novembre. Par rapport au mois correspondant de 2013, l’emploi s’est accru de 146 000, ou de 0,8 %, le travail à temps partiel et à temps plein ayant progressé de 1,9 et de 0,6 % respectivement.

L’emploi a reculé dans le commerce de détail et le commerce de gros de même que dans les services professionnels, scientifiques et techniques. Parallèlement, il y avait plus de personnes en emploi le mois dernier dans le secteur des ressources naturelles et dans celui de l’agriculture.

Croissance au Québec

Au pays, l’emploi a diminué en Ontario et en Saskatchewan, alors qu’il a crû au Québec ainsi qu’à Terre-Neuve-et-Labrador.

En novembre, le nombre de personnes en emploi a diminué chez les hommes de 55 ans et plus. Il a toutefois peu varié chez les hommes et les femmes des autres groupes d’âge, précise Statistique Canada.

Le nombre d’employés du secteur privé a diminué, de façon générale, alors que le nombre d’employés du secteur public et le nombre de travailleurs autonomes, lui, a légèrement augmenté.
Plus précisément, dans le commerce de gros, l’emploi a reculé de 42 000, ce qui a effacé la hausse enregistrée lors du mois précédent.

Dans les services professionnels, scientifiques et techniques, l’emploi a diminué de 33 000. Il s’agit d’un niveau semblable à celui de novembre 2013.

Pour ce qui est du secteur des ressources naturelles, l’emploi a crû de 15 000, contrebalançant ainsi en partie la baisse du mois précédent.

Pendant ce temps aux États-Unis

D'autre part l’économie des États-Unis a généré en novembre les plus fortes créations d’emplois depuis presque trois ans et le taux de chômage est demeuré inchangé, au plus bas depuis six ans, selon les chiffres publiés vendredi par le département du Travail.

«La hausse des emplois est répandue dans tous les secteurs, tirée par les services professionnels et les services aux entreprises mais aussi par le commerce de détail, les services de santé et le secteur manufacturier», a indiqué Erica Groshen, commissaire du Bureau des statistiques du département du Travail.

L’économie a créé 321 000 nouveaux emplois, un sommet depuis janvier 2012, dépassant largement les attentes des analystes. Le taux de chômage est resté à 5,8 %, son niveau le plus bas depuis juillet 2008.

Les analystes tablaient dans leur prévision médiane sur 230 000 créations d’emplois en novembre et s’attendaient à ce que le taux de chômage demeure à 5,8 %.

Le gouvernement a en outre révisé en hausse de 44 000 les embauches nettes des deux mois précédents. Ainsi en septembre, l’économie a créé 271 000 postes et 243 000 en octobre.

Sur les trois derniers mois, la moyenne de créations d’emplois s’élève à 278 000 et sur un an, la croissance moyenne d’emplois est de 224 000 par mois.

Malgré ce bond des nouvelles embauches, le taux de chômage est demeuré inchangé, reflétant notamment l’arrivée sur le marché du travail de quelque 119 000 nouveaux venus. Il y a un an, le taux de chômage américain était de 7 %.

Les chiffres de l’emploi sont issus de deux études séparées ce qui explique les divergences d’évolution fréquentes entre le taux de chômage et le nombre d’emplois créés. Le ministère se base sur une enquête réalisée auprès des entreprises pour comptabiliser les créations de postes et sur une étude auprès des ménages pour établir le taux de chômage.

Le nombre de chômeurs de longue durée particulièrement élevé depuis la crise, est resté quasiment stable à 2,8 millions. Ces personnes sans emploi depuis plus de six mois représentent plus de 30 % des chômeurs.

Le nombre de personnes cherchant un travail à temps plein mais ne trouvant qu’un emploi a temps partiel s’est réduit de 177.000 passant symboliquement sous la barre des 7 millions (6,8 millions).

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