L’emploi atypique n’est pas la nouvelle norme, constate l’ISQ

Contrairement à ce qu’on entend souvent dire, l’emploi « atypique » n’est pas en hausse au Québec. Le taux de ce type d’emploi, qui regroupe tous les emplois qui ne sont pas permanents et à temps plein, est plutôt stable depuis quelques années, selon une récente recherche de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ). En fait, le taux d’emploi atypique a même suivi une tendance à la baisse depuis la fin des années 1990 et le début des années 2000, puis il s’est stabilisé par la suite, selon le chercheur Luc Cloutier-Villeneuve, analyste en statistiques du travail à l’ISQ. La part de l’emploi atypique est ainsi passée de 33,5 % en 1997 à 32,4 % en 2004, pour se stabiliser par la suite et atteindre 33,1 % en 2013. Dans les faits, au cours des 15 dernières années, au Québec, il s’est créé deux fois plus d’emplois typiques que d’emplois atypiques, au net.