Début des livraisons de gaz naturel liquéfié à la mine Renard dans le Nord

La mine de Stornoway est située à plus de 1000 kilomètres de Montréal. Le gaz naturel liquéfié y sera acheminé par camion.
Photo: Stornoway Diamond Corporation La mine de Stornoway est située à plus de 1000 kilomètres de Montréal. Le gaz naturel liquéfié y sera acheminé par camion.

Gaz Métro, Stornoway et le gouvernement du Québec ont annoncé lundi le début de l’approvisionnement en gaz naturel liquéfié à la mine de diamant Renard, de Stornoway, dans le Nord-du-Québec.

La mine de Stornoway est située à plus de 1000 kilomètres de Montréal. Le gaz naturel liquéfié y sera acheminé par camion.

Aux fins du projet, les partenaires envisagent quelque 800 camions par année — ce qui semble avoir été bien reçu par les communautés concernées.

Patrick Godin, vice-président et chef de l’exploitation chez Stornoway, a fait un parallèle avec la tragédie de Lac-Mégantic, qui a été déclenchée par le transport de pétrole par train.

« Le transport du gaz naturel liquéfié offre des opportunités beaucoup plus sécuritaires et, sur de longues distances chez nous, je peux vous dire qu’avec notre partenaire Gaz Métro, lorsqu’on a eu à développer l’acceptabilité sociale de notre projet, tous les maires “impactés”, les services d’incendie étaient excessivement heureux de voir leur village traversé par du gaz naturel liquéfié au lieu de le voir avec des énergies comme du diésel », a-t-il dit.

Le transport de gaz naturel liquéfié par train n’y serait pas possible, de toute façon, puisque la voie ferrée ne se rend pas aussi loin que la mine Renard, a noté M. Godin.

Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, y voit un jalon dans le déploiement du Plan Nord et de la politique énergétique 2030.

« On discute actuellement et je sais que Gaz Métro discute avec d’autres entreprises également. Il y a des projets qui existent, mais évidemment, ça prend toujours une masse critique sur la Côte-Nord pour pouvoir éventuellement avoir un réseau plus grand », a souligné le ministre Arcand, qui assure que « les choses avancent dans la bonne direction ».

Le gaz naturel liquéfié est prisé pour ses avantages environnementaux et économiques.

« Le gaz naturel constitue un choix économique de transition pour ces entreprises, parce que parmi ses avantages, évidemment, nous pouvons avoir un prix extrêmement compétitif et aussi, par rapport au mazout, une réduction importante des émissions de gaz à effet de serre », a relevé le ministre Arcand.

À l’automne 2014, Gaz Métro avait annoncé un projet d’expansion de son usine de liquéfaction, de stockage et de regazéification qui est située à Montréal. Ce projet doit justement permettre de répondre aux besoins de clients éloignés du réseau gazier, comme dans le Nord-du-Québec et la Côte-Nord.

Investissement Québec détient une participation de 50 millions dans la filiale de Gaz Métro appelée Gaz Métro GNL, qui est à l’origine du projet d’expansion et du plan de commercialisation du gaz naturel liquéfié.

2 commentaires
  • J-Paul Thivierge - Abonné 14 juin 2016 10 h 27

    une suite de malheureuses décisions du "douteux plan nord" du PLQ JJ Charest

    On ne peut que constater une suite de décisions douteuses ...
    la région de Stornoway aurait dû être alimentée en énergie électrique propre provenant de LG 3/4
    mais la minière profiteuse ne voulait pas défrayer une partie des couts de transport H-T
    la route d'accès à cette région partant de Chibougamau aurait dû être un chemin de fer comme vers les gisements de fer de Fermont.
    Une voie ferrée est plus efficace, moins couteuse , installée plus rapidement et plus sécuritaire qu'une route en temps de tempête. Il y aura environ 4 transports aller par jour ouvrable et 4 de retour qui dépenseront des tonnes de carburant qui produiront des Mégatonnes de GES qui endommageront le réseau routier régional et plus loin jusqu'à la source de GNL ( Montréal est ou Grande Anse )
    L'entretien des routes génèrent des milliers de tonnes de GES et de transport de bitumes qui ne diminuent en rien notre dépendance aux produits fossiles .
    Enfin si on impute les couts de fonctionnement, de transports de GNL, de taxe carbone pour les génératrices de la mine Renard oendant 25 ans comparés aux couts d'énergie qui serait venu des centrales propres de la Baie James ... je suis persuadé que la solution propre aurait été plus avantageuse.

  • J-Paul Thivierge - Abonné 14 juin 2016 11 h 05

    Stornoway trop profiteuse contunuera à produire des GES

    Au lieu de partager les couts d'une ligne H-T provenant de LG3 Stornoway Diamond profitera des avantages donnés par le PLQ et contribuera à aygmenter significativement les émissions polluantes du Québec et les dommages aux infrastructures routières avec 8 passages de camions lourds par jour ouvrable sur des milliers de Km entre la source de GNL et la mine .
    Si les décideurs avient eu la sagesse de construire une voie ferrée au lieu d'une route c'eut été plus efficace plus sécuritaire en période hivernale et moins couteux, moins polluant .
    Des décideurs sans sagesse sont ainsi de plus en plus nuisibles .