Nemaska Lithium installe une usine pilote à Shawinigan

Cette initiative doit créer une quinzaine d’emplois dans les secteurs des piles haute technologie et de l’électrification des transports.
Photo: iStock Cette initiative doit créer une quinzaine d’emplois dans les secteurs des piles haute technologie et de l’électrification des transports.

Québec donne son appui à un projet d’investissement de 38 millions de Nemaska Lithium visant l’installation d’une usine pilote à Shawinigan. L’aide répond à l’esprit du Plan d’action en électrification des transports du gouvernement.

L’aide financière totalisant 14 millions est consentie à Nemaska Lithium et à la Société de développement de Shawinigan et vise l’implantation d’une usine pilote de production d’hydroxyde et de carbonate de lithium à Shawinigan, sur le site de l’ancienne usine Laurentide de Produits forestiers Résolu. Cette initiative doit créer une quinzaine d’emplois dans les secteurs des piles haute technologie et de l’électrification des transports.

« En appuyant ce projet, notre gouvernement réitère sa volonté de développer davantage la filière québécoise des véhicules électriques, laquelle est au coeur du Plan d’action en électrification des transports 20152020 », peut-on lire dans le communiqué. « Dans la nouvelle Vision stratégique du développement minier au Québec, nous nous sommes engagés à mettre en place et faire croître de nouvelles filières minérales et à favoriser la croissance de la première transformation des métaux. »

L’aide financière consiste en une prise de participation, pouvant atteindre 10 millions, à son capital‑actions, par l’entremise de Ressources Québec, une filiale d’Investissement Québec. S’ajoute une contribution financière non remboursable de 3 millions dans le cadre du programme Technoclimat. Une contribution financière non remboursable de 1 million est également attribuée à la Société de développement de Shawinigan.

« Incidemment, les véhicules électriques qui, à terme, seront munis de piles fabriquées à partir du lithium du Québec posséderont une empreinte carbone davantage réduite », s’est réjoui le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand.

2 commentaires
  • Jean Richard - Abonné 6 avril 2016 11 h 58

    La batterification des transports

    On voit depuis longtemps les vrais couleurs du Québec : l'électrification des transports est un faux prétexte. Ce qu'on cherche, c'est d'attirer ici des sociétés minières qui s'installeront dans le nord pour y extraire du lithium et du cobalt (et quelques autres terres rares). Tout ça avec des retombées minimes pour les Québécois – sinon un environnement à nettoyer quand ces sociétés fermeront boutique.

    Il y a des technologies depuis longtemps éprouvées, qui peuvent encore être perfectionnées pour atteindre un niveau de fiabilité maximal, et qui coûteraient beaucoup moins cher à mettre en œuvre que la batterification des véhicules, tout offrant un rapport montant investi/réduction des GES nettement plus avantageux. Ces technologies éprouvées et économiques, Québec y tourne le dos, les écarte du revers de la main.

    On commence à y voir clair, mais les intéressés redoublent d'effort et contrôlent jusqu'à un certain point l'information.

    Et puis, lisez bien : on en est rendu à 14 M$ d'aide financière pour une quinzaine d'emplois. C'est cher payer ces emplois...

  • Jean Santerre - Abonné 8 avril 2016 08 h 50

    Enfin!

    Excellente nouvelle qui sera, on l'espère, très rentable pour l'ensemble les Québécois.
    Le lithium est en demande croissante tout comme son prix contrairement à la majorité des ressources minières de base, fer, cuivre, aluminium ou bauxite, etc.
    Entre 2003 et 2008, son prix a décuplé!
    L'accumulation d'énergie à bon compte a toujours été la pierre angulaire de toute société avancée et cela ne fera que se poursuivre.
    De plus le lithium est utilisé pour accumuler une énergie qui au Québec et de plus en plus ailleurs dans le monde est produite de manière durable.
    La plupart des énergies propres sont variables et ont donc une synergie avec l'accumulation lors des pointes de production pour permettre de la distribuer selon la demande.
    14 millions sont cependant microscopiques lorsque l'on compare à d'autres investissements dans le domaine minier.
    Le train est en route depuis longtemps, espérons que l'on rattrapera un wagon.