Investissement Québec attend les ordres du gouvernement Couillard

Le p.d.-g. d’Investissement Québec, Pierre Gabriel Côté
Photo: Olivier Samson Arcand Le p.d.-g. d’Investissement Québec, Pierre Gabriel Côté

Investissement Québec suit « de très près » l’évolution des relations entre le gouvernement Couillard et Pétrolia, la société d’exploration dans laquelle sa filiale Ressoures Québec détient un gros bloc d’actions, mais n’a jusqu’ici reçu aucune directive.

Pétrolia a déploré lundi l’attitude du premier ministre Philippe Couillard depuis la conférence climatique de Paris en précisant qu’elle n’exclut pas de poursuivre Québec pour qu’il honore les engagements du précédent gouvernement au sujet de l’exploration pétrolière sur l’île d’Anticosti.

Tout en refusant de commenter les déclarations de Pétrolia, le p.d.-g. d’Investissement Québec affirme n’avoir reçu aucune directive au sujet du bloc de 16,3 % qui fait de sa filiale le premier actionnaire de l’entreprise.

« Non [on ne fait pas de commentaires], parce que nous, on gère », a dit Pierre Gabriel Côté, très prudent, en marge d’un discours au Cercle finance et placement du Québec. « On est des gestionnaires, et on a des partenaires aussi. Je suis le gestionnaire de l’investissement du gouvernement. On est à l’écoute et on suit ça de très près, bien entendu. »

M. Côté, en poste comme grand patron d’Investissement Québec depuis janvier 2015, a dit qu’« on n’a pas de directives ni rien, ça suit son cours, à moins d’avis contraire ». Invité à préciser sa pensée, à savoir s’il n’y avait pas, par exemple, de directive pour vendre le bloc d’actions dans Pétrolia, M. Côté a répondu : « Non. »

Mardi, M. Couillard a dit que le « contrat est entièrement respecté » et qu’il souhaite rencontrer la direction de Pétrolia.

Investissement Québec est un acteur majeur de l’exploration pétrolière sur l’île d’Anticosti. Sa filiale Ressources Québec détient 35 % du projet Hydrocarbures Anticosti, comparativement à des tranches de 21,7 % pour Pétrolia, Corridor Resources et Saint-Aubin E P. Sur l’enveloppe de 100 millions qui doit servir à financer les travaux d’exploration, 56,7 millions doivent venir de Ressources Québec, alors que le reste vient de Saint-Aubin.

L’allocution de M. Côté, qui a dirigé des entreprises comme Sucre Lantic et Fibrek, de même qu’une grosse division de Bombardier Aéronautique, a insisté sur l’importance du secteur manufacturier et de l’innovation.

À ce chapitre, il s’est réjoui de la nomination de Dominique Anglade à titre de ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation. « Je l’ai rencontrée à quelques reprises. L’alignement est excellent, a-t-il dit. Les priorités sont connues : le numérique, l’innovation, pour nous c’est de la musique à nos oreilles. »

Le bloc d’actions de Rona

Un des premiers dossiers à atterrir sur le pupitre de Mme Anglade a été celui de la vente de Rona à la chaîne américaine Lowe’s, trois ans et demi après une tentative infructueuse. L’opposition s’est indignée d’apprendre qu’un bloc d’actions acquis par Investissement Québec dans Rona en 2012 a été liquidé en douce par la suite.

« Je n’étais pas là, mais je comprends la situation dans laquelle on se trouvait, il y avait un contexte d’offre hostile », a dit M. Côté à la question d’une journaliste.

« Chez IQ, on n’est pas comme d’autres fonds. On n’achète pas des titres pour spéculer sur plusieurs années, a dit M. Côté. Par la suite, le conseil d’administration a jugé bon que, sur plusieurs années, on pouvait réduire la position. Le besoin de maintenir cette position ne se faisait plus sentir. »

Aux yeux de M. Côté, IQ a « joué son rôle » de mandataire, mais « par la suite, c’est le conseil d’administration qui décide de la position qu’un volume d’actifs peut avoir dans le portefeuille ».

1 commentaire
  • Donald Bordeleau - Abonné 17 février 2016 12 h 16

    Odeurs de gaz selon les employés de la SEPAQ.

    Beaucoup des membres des partenaires ont été de bons contributeurs du PLQ dans le passé. Il semble que Monsieur Couillard fait de la diversion. Mais au final, le consortium aura les permis pour terminer le contrat de fracturation commandée par le gouvernement.

    Comme le dit Monsieur Couillard, les fonctionnaires feront se que l'ont leur dira de faire selon le contrat établi par Ressource Québec. Vous pouvez dès maintenant faire des achats des actions à bas prix par la perte de 66% de sa valeur depuis les déclarations de Monsieur couillard.

    Au cours de la semaine écoulée, il y a eu plusieurs déclarations faites par le premier ministre du Québec à l'effet qu'il ne soit pas en faveur du développement des hydrocarbures sur l'île d'Anticosti et qu'il est prêt à faire face aux conséquences financières de se retirer du projet et annuler les contrats avec les entreprises. À ce jour, ni corridor ni Anticosti LP a reçu de correspondance ou de l'avis du gouvernement du Québec au sujet de ces déclarations. Pétrolia a perdu 855 000 $ au cours des 9 premiers mois de 2015 et son action, qui était à 2,50 $ il y a 5 ans, n'est plus qu'à 0,22 $ aujourd'hui.

    http://www.marketwired.com/press-release/petrolia-

    À la suite des déclarations du gouvernement, Corridor a entrepris un examen complet afin de comprendre les implications possibles de ces déclarations à Corridor.

    Des gisements très intéressants près de Gaspé, ce qui selon les experts seraient aussi prometteur que le PROJET GALT.

    PROJET GALT qui en plusieurs points serait aussi sinon plus intéressant pour la production de gaz sur Anticosti. Une usine de cogénération au gaz pour produire l'électricité de l'île et un beau port neuf pour la stratégie St-Laurent pour recevoir des milliers de vacancier des paquebots de croisière sur Anticosti.

    http://www.junex.ca/upload/contenu-fichiers/infos-