Une médiation pour régler le cas de Résolu

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Le Forest Stewardship Council (FSC) lance un processus de médiation pour tenter de rétablir la paix dans le secteur forestier au Québec.

L’organisation qui supervise les normes de certification forestière les plus reconnues dans le monde a affirmé, jeudi, que le processus allait rassembler notamment Produits Forestiers Résolu, des Premières Nations, des syndicats et des groupes environnementaux pour trouver un « terrain d’entente » sur les enjeux soulevés quant à la certification FSC au Canada.

L’annonce survient plusieurs semaines après que Résolu eut menacé de ne pas réclamer de nouvelles certifications FSC pour ses propriétés forestières canadiennes, disant craindre que de possibles changements à un processus international d’appellation puissent restreindre son approvisionnement en bois. Le président de FSC Canada, François Dufresne, a affirmé que l’objectif était de tirer un trait sur ce différend et a fait valoir qu’une certification forestière durable était nécessaire pour maintenir des emplois durables, respecter les droits des Autochtones et permettre à l’entreprise d’avoir accès au marché avec des produits certifiés.

Les rencontres devant débuter tôt en 2016 devraient durer entre un et trois mois. L’attention première sera portée sur la certification suspendue de Résolu au Lac-Saint-Jean et sur les certifications expirées à Mistassini. Résolu n’avait pas répondu aux appels pour commenter dans l’immédiat.

Accueil positif

Les groupes environnementaux signataires de la « plateforme Forêt » — SNAP Québec, Responsable forêts et aires protégées, Boréalisation et Nature Québec — ont accueilli positivement la proposition de médiation du FSC pour Résolu.

Ils ont toutefois souligné que les termes de la médiation devaient encore être précisés. La réussite reposera notamment, selon eux, sur la présence d’un tiers indépendant et reconnu, possédant l’expertise requise pour un tel processus. Les groupes soulignent que cette médiation constitue une occasion de faire avancer les questions de la conservation des espèces en péril, du développement d’une économie régionale durable et du respect des droits des Premières Nations dans l’aménagement forestier.

« Les solutions afin de mieux protéger nos forêts publiques et assurer un avenir viable pour les communautés qui en dépendent sont à portée de main. Il suffit que Résolu travaille de bonne foi, tout comme les syndicats, les Premières Nations, les groupes environnementaux et les gouvernements du Québec et de l’Ontario, afin de permettre de bâtir un secteur forestier fort et prospère », a indiqué Greenpeace.

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