Medicago investit 245 millions à Québec

Medicago se spécialise dans la fabrication de vaccins et de traitements thérapeutiques à base de plantes.
Photo: Archives La Presse canadienne Medicago se spécialise dans la fabrication de vaccins et de traitements thérapeutiques à base de plantes.

L’entreprise de biotechnologies Medicago a choisi la ville de Québec comme base pour commercialiser ses nouveaux vaccins contre la grippe. Les investissements prévus d’ici 2019 s’élèvent à 245 millions de dollars.

« Medicago a choisi Québec en raison de ses employés qualifiés », a souligné le président de l’entreprise, Andy Sheldon, mardi lors d’une conférence de presse très courue à l’hôtel de ville de Québec.

Le premier ministre Philippe Couillard, qui était présent, a déclaré qu’il s’agissait de « l’investissement industriel le plus important des dix dernières années » à Québec.

Deux de ses ministres l’accompagnaient ainsi que le ministre fédéral de l’Infrastructure, Denis Lebel.

Devant eux, M. Sheldon a aussi vanté les « infrastructures de recherche de calibre international » de la capitale et le soutien donné par les gouvernements à son projet.

En contrepartie des 245 millions d’investissements prévus, l’entreprise recevra 60 millions en prêts du gouvernement du Québec, 8 millions du gouvernement fédéral ainsi qu’une aide de 6,5 millions de la Ville. Medicago prévoit de créer 200 nouveaux emplois.

Fondé dans la capitale à la fin des années 1990, le groupe se spécialise dans la fabrication de vaccins et de traitements thérapeutiques à partir de plantes. D’ailleurs, les installations qu’il construira à Québec incluent de vastes serres.

En 2013, la majorité des actions de la compagnie (60 %) ont été acquises par le groupe japonais Mitsubishi Tanabe. Les 40 % d’actions restantes étaient déjà détenues par le fabricant de cigarettes Philip Morris International.

Jusqu’à 50 millions de doses

Medicago lancera à partir de Québec la commercialisation à grande échelle de son nouveau vaccin contre la grippe saisonnière. Ce vaccin, qui a franchi la phase avancée des tests cliniques, est destiné principalement aux marchés canadien, américain, européen et japonais.

L’entreprise était déjà présente dans la capitale, où elle avait pris naissance. D’ailleurs, sur ses 180 employés actuels, la majorité des diplômés universitaires proviennent de l’Université Laval. Elle détient également une usine de fabrication employant 90 personnes en Caroline du Nord.

Dans la capitale, elle quittera une usine de 2000 m2 dans le Parc technologique pour un site 20 fois plus gros dans l’Espace innovation d’Estimauville, dans le secteur de Beauport.

Le site qui sera construit d’ici à 2019 s’étire sur 44 000 m2, mais Medicago a réservé le double de terrain en vue d’une éventuelle expansion.

En conférence de presse, le maire de Québec, Régis Labeaume, a signalé que la Ville était en concurrence avec Singapour et des villes en Italie, aux États-Unis, en France, en Belgique et en Angleterre.

Le premier ministre Couillard a insisté sur le fait qu’il avait rencontré des dirigeants du groupe au Forum économique de Davos en janvier et que « de telles missions permettent de nouer des contacts importants, d’attirer des investissements et de concrétiser des projets ».

Medicago se fait courtiser depuis deux ans par des représentants des divers ordres de gouvernement, de la Ville et de Québec international, qui stimule le développement économique dans la région. Pas moins de 100 réunions ont eu lieu avant qu’une entente surgisse.

La construction du complexe doit débuter en 2015 et s’étirer sur quatre ans. La direction de Medicago estime qu’elle aura une capacité de production de 40 à 50 millions de doses par an. Le vaccin en question vise à prémunir les gens contre la grippe saisonnière, mais le groupe planche aussi sur un vaccin contre la pandémie de grippe. En plus d’agir sur le front de la grippe, il a obtenu un contrat du gouvernement américain pour produire des anticorps contre le virus Ebola.

2 commentaires
  • François Dugal - Inscrit 20 mai 2015 09 h 44

    Investissement

    Espérons que les médecins prescrirons les médicaments qui rentabiliseront cet investissement.

  • Yves Corbeil - Inscrit 20 mai 2015 10 h 56

    Philip Morris International 40%

    Bizarre comme actionnaire dans le domaine des plantes médicinales, y aurait-il anguille sous roche. Une joke mais ça sonne quand même drôle un cigarettier en santé.

    Et pourquoi seulement 3.5% du fédéral quand le municipal y investi 2.5% et le provincial quasiment 25%. Nos taxes et impôts l'autre bord de la rivières des Outaouais servent pas plus que ça chez nous ou c'est réservé au produits fossiles, l'armement, le terrorisme, les prisons, les tribunaux en contestation et les publicités avant élection pour promouvoir les valeurs conservatrices Canadian.

    Bon je m'emporte encore, félicitation pour les emplois chez nous tout en souhaitant que Couillard ira pas acheté les génériques quand les vaccins sortiront des pots, pour son déficit zéro.