Le Port de Montréal prépare le terrain

L’activité risque de s’accroître dans le port de Montréal, notamment avec l’entrée en vigueur de l’entente de libre-échange entre le Canada et l’Europe. Les autorités portuaires s’y préparent en affectant 132 millions au développement des infrastructures.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir L’activité risque de s’accroître dans le port de Montréal, notamment avec l’entrée en vigueur de l’entente de libre-échange entre le Canada et l’Europe. Les autorités portuaires s’y préparent en affectant 132 millions au développement des infrastructures.

Poussé par l’entente de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne, le port de Montréal prend de l’expansion. Le gouvernement fédéral a annoncé mardi qu’il accorderait une somme de 43,7 millions pour ses projets de développement.

L’ensemble du projet est évalué à 132 millions. Le reste des investissements requis proviendra du port de Montréal lui-même, a précisé la présidente-directrice générale de l’Administration portuaire, Sylvie Vachon, aux côtés du ministre fédéral de l’Infrastructure, Denis Lebel, et du maire de Montréal, Denis Coderre.

Le projet compte plusieurs phases, qui commenceront cette année et s’échelonneront jusqu’en 2018. Il comprend notamment une amélioration de l’accès maritime au port. Ainsi, des travaux seront réalisés pour augmenter la profondeur des postes d’amarrage qui sont présentement moins profonds que les autres et qui seront ramenés au même niveau. « Chacun de nos opérateurs qui est visé par cette opération aura des quais plus profonds pour accueillir des bateaux qui seront chargés avec plus de marchandises », a précisé Mme Vachon.

De même, pour l’accès routier au port, d’autres travaux seront réalisés pour améliorer la circulation des camions. De plus, un terminal à conteneurs sera aménagé dans le secteur Viau, afin d’accroître la capacité de manutention dans le port.

Pour le ministre Lebel, cette expansion du port est une conséquence directe de l’entente qui a été conclue entre le Canada et l’Union européenne l’an dernier. « Pour nous, la vision d’avenir, c’est de continuer à faciliter l’exportation de nos produits et il est clair que c’est directement rattaché [à l’accord Canada-UE]. Nous ne pouvons que souhaiter que le port de Montréal devienne encore davantage une plaque tournante et que le commerce avec l’Europe augmente de façon exponentielle », a-t-il commenté.

Selon le plan d’affaires présenté par l’Administration portuaire, ce sont 2500 emplois qui seront créés par cet investissement. « Ça crée aussi et maintient des emplois de qualité », a souligné le ministre Lebel. Le tout devrait générer 340 millions d’activité économique. Chaque jour, 2500 camions circulent dans le port de Montréal, le deuxième port en importance au pays après celui de Vancouver et le cinquième sur la côte est de l’Amérique du Nord.

Le maire de Montréal s’est aussi réjoui de cette bonne nouvelle pour l’économie de la métropole. « Ça va rendre nos installations portuaires plus compétitives, en augmentant leur capacité de traiter des volumes beaucoup plus grands de marchandises et en améliorant l’accès aux transporteurs routiers », s’est réjoui M. Coderre.

La Chambre de commerce du Montréal métropolitain, dont le président et chef de la direction, Michel Leblanc, était présent à l’annonce, s’est aussi félicitée de cette annonce favorable à l’activité économique. « Le port de Montréal est un actif stratégique pour la métropole et ses entreprises qui génère des retombées économiques annuelles de 1,5 milliard. Les investissements annoncés permettront notamment d’accroître les volumes de conteneurs manutentionnés alors qu’on se prépare à l’entrée en vigueur de l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne. Ils renforceront la chaîne logistique métropolitaine, le fondement de notre statut de plaque tournante nord-américaine du transport des marchandises pour l’est du continent », a-t-il déclaré.

1 commentaire
  • Jean-Marie Francoeur - Inscrit 21 janvier 2015 13 h 23

    Phrase révélatrice

    Couillard a affirmé que le traffic maritime entre l'Europe et Montréal subira un important accroissement à cause de l'accord commercial. Se faisant, il a affirmé qu'il y aurait "probablement" plus de pétrole en circulation sur le Saint-Laurent. Par cette phrase, il confirme son entêtement à faire avaler aux Québécois ce diabolique projet de pipeline.

    Cette phrase doit être soulignée et des réponses exigées. On n'est pas, une fois encore, pour se faire "passer un sapin" en douce. J'espère que cette phrase soit soulignée en rouge libéral et débattue à l'Assemblée Nationale.