Jean Coutu est impatient de jouer un rôle plus important

Jean Coutu, fondateur du groupe du même nom, et son fils François, président de la société.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne Jean Coutu, fondateur du groupe du même nom, et son fils François, président de la société.

Face à des occasions d’acquisition limitées, le Groupe Jean Coutu attend avec impatience l’entrée en vigueur d’une loi québécoise qui permettrait d’accroître le rôle joué par les pharmaciens au sein du système de soins de santé, de créer des centaines d’emplois et d’attirer davantage de clients dans ses magasins.

 

« Nous sommes prêts », a déclaré mardi le président et chef de la direction de Jean Coutu, François Coutu, à la suite de l’assemblée annuelle de la chaîne de pharmacies. L’indemnisation des pharmaciens semble avoir été le principal obstacle à l’atteinte d’une entente entre l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP) et l’ancien gouvernement du Parti québécois. M. Coutu a dit espérer que le nouveau gouvernement libéral puisse parvenir à une entente afin de compenser les coûts additionnels des pharmaciens.

 

La loi provinciale, adoptée en 2011, vise à réduire le temps consacré par les médecins à des visites de routine en permettant aux pharmaciens de renouveler certaines ordonnances, d’administrer certains médicaments ne nécessitant aucun diagnostic et d’ordonner la tenue de tests en laboratoire. Des tâches similaires sont déjà effectuées par les pharmaciens d’autres provinces canadiennes, incluant l’Alberta.

 

M. Coutu a indiqué que chaque magasin devrait embaucher davantage de pharmaciens afin de répondre aux questions des clients et d’assumer leurs autres nouvelles responsabilités. L’entrée en vigueur de la loi ne se traduirait pas pour Jean Coutu par une forte hausse de ses revenus, mais elle devrait donner lieu à une augmentation de l’achalandage dans ses pharmacies.

 

Bénéfice en baisse

 

Par ailleurs, Jean Coutu a annoncé mardi avoir enregistré au premier trimestre un bénéfice net de 54,1 millions, ou 29 ¢ par action, en baisse comparativement à celui de 108,6 millions, ou 51 ¢ par action, réalisé lors de la même période il y a un an. L’entreprise a attribué cette diminution à un gain de 54,4 millions lié à son investissement dans la chaîne américaine de pharmacies Rite Aid inscrit aux résultats financiers du premier trimestre de l’exercice précédent. Abstraction faite de ce gain, Jean Coutu a réalisé un bénéfice net ajusté de 54,1 millions, ou 29 ¢ par action, au premier trimestre, contre 54,2 millions, ou 26 ¢ par action, un an plus tôt.

 

Les revenus de la chaîne se sont élevés à 688,6 millions au cours de la période de trois mois terminée le 31 mai, en hausse par rapport à ceux de 681,6 millions du même trimestre il y a un an.

 

Les médicaments génériques ont représenté 67,8 % des ordonnances au premier trimestre, contre 66 % il y a un an. La croissance du nombre d’ordonnances de médicaments génériques — dont les prix de vente sont inférieurs à ceux des médicaments de marque — a eu un impact négatif sur les ventes au détail de la société.

1 commentaire
  • Michel Vallée - Inscrit 9 juillet 2014 11 h 04

    <<Soins de santé : Jean Coutu est impatient de jouer un rôle plus important>>

    Cela, j'en suis convaincu, d'autant qu'en dépit de ses tonitruantes réclames publicitaires, cette chaîne vend les médicaments d'ordonnance plus chers que ses concurrents, et qu’il ne manque pas de pharmaciens qui le décrient comme employeur…