Le vent tourne en faveur de l’énergie renouvelable

L’Europe devrait développer 557 gigawatts de capacités renouvelables supplémentaires d’ici à 2030, selon une étude réalisée par Bloomberg News Energy Finance.
Photo: Philippe Hugu L’Europe devrait développer 557 gigawatts de capacités renouvelables supplémentaires d’ici à 2030, selon une étude réalisée par Bloomberg News Energy Finance.

Les énergies renouvelables devraient représenter 60 % de la production européenne d’électricité en 2030 contre 40 % en 2012, sous l’impulsion près de 1000 milliards de dollars d’investissements, selon une étude publiée mardi.

 

L’Europe devrait développer 557 gigawatts de capacités renouvelables supplémentaires d’ici à 2030, selon cette étude réalisée par Bloomberg News Energy Finance et basée sur les tendances du marché de l’électricité, les politiques menées et le coût des différentes technologies.

 

La production électrique à partir de ressources fossiles comme le charbon et le gaz devrait elle passer de 48 % à 27 % — l’électricité tirée du charbon diminuant de plus d’un tiers (de 195 à 125 gigawatts), et le gaz augmentant légèrement de 275 à 280 gigawatts.

 

« Notre étude montre que les améliorations à venir sur les marchés du solaire et de l’éolien permettront d’installer de plus en plus d’équipements non subventionnés dans les années qui viennent », a commenté Seb Henbest, directeur pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique chez Bloomberg News Energy Finance. « Nous nous attendons à ce que l’Europe investisse près de 1000 milliards de dollars pour développer ses capacités de production renouvelables d’ici 2030, dont 339 milliards de dollars dans les panneaux solaires sur les toits et 250 milliards pour l’éolien en mer. »

 

L’amélioration de l’efficacité énergétique permettra de modérer l’évolution de la demande d’électricité à +9 % entre 2014 et 2030, et l’étude prévoit une baisse de 60 % des émissions de CO2 du secteur énergétique (1,3 milliard de tonnes à 564 millions).

 

L’Allemagne et la Grande-Bretagne seront à la pointe de cette transition énergétique, selon Bloomberg, ces deux pays représentant près d’un tiers des nouvelles capacités de production. L’Italie devrait apporter 84 gigawatts d’électricité verte avec l’éolien, quand la France développerait 75 gigawatts et l’Espagne 43 gigawatts, surtout à travers le solaire.

 

Au niveau mondial, Bloomberg anticipe des investissements de 7700 milliards de dollars dans la production d’électricité, dont deux tiers pour les énergies renouvelables. La région Asie-Pacifique dépenserait 2500 milliards, les Amériques 816 milliards, et la région Moyen-Orient/Afrique 818 milliards pour cette production durable.

18 commentaires
  • Albert Labranche - Inscrit 2 juillet 2014 05 h 28

    Fantastique

    Essayez d'imaginer le nombre d'accumulateurs et l'espace requise pour les installer. L'intermittence de l'approvisionnement faut en tenir compte, surtout si vous êtes sur la table d'opération.

    • J-Paul Thivierge - Abonné 2 juillet 2014 09 h 41

      Considérant que les parcs éoliens sont dispersés un peu partout et ainsi il peut venter à un endroit pendant qque c,est le calme plat ailleurs.
      Considérant que les éoliennes moderne peuvent générer de 20 à 100 Kmh
      Considérant qu'ils y a des interconnexions avec des machines hydrauliques ou thermiques

      En règle générale, on limite l'apport éolien entre 10 et 20 % pour ne pas prendre le risque de panne trop fréquente par manque de vent tout en prévoyant des scénario de délestages sélectifs ou de légère diminution du voltage de l'énergie fournie aux clients

    • Jean Richard - Abonné 2 juillet 2014 09 h 46

      Un réseau électrique, c'est très complexe. Au travers cette complexité, il y a mille et une façon de régulariser l'offre et la demande.

      Aucun pays ne va miser sur un réseau à source unique, y compris l'hydraulique (ce dont certains rêvent avec Hydro-Québec, et qui serait une erreur). On imaginerait mal une France à 100 % éolienne et une Écosse à 100 % solaire.

      Du côté du consommateur, il y a encore bien des avenues technologiques prometteuses et pratiquement pas utilisées. Au Québec par exemple, nous disposons d'appareils de cuisson, de chauffage et de climatisation qui misent sur l'abondance de l'offre. Au niveau domestique, il est toujours possible d'exiger en moins de 5 secondes une demande supplémentaire de milliers de kWh, demande qui sera immédiatement transmise au réseau sans la moindre intervention d'un mécanisme local d'amortissement de la demande (par exemple, vous rentrez du travail, en ouvrant la porte, vous remontez le chauffage, puis vous allez à la salle de bain mettre du linge dans la laveuse, pour un lavage à l'eau chaude, et revenez dans la cuisine pour mettre le poulet au four et trois casseroles sur les éléments de surface, et pour patienter en attendant la fin du lavage ou le repas, vous ouvrez la télé à écran géant).

      Tôt ou tard, la gestion locale de la demande sera assumée par le consommateur. Oubliez toutefois les mesures ridicules comme les ampoules fluocompactes : globalement, il n'y a eu aucune économie d'énergie, c'est probablement le contraire qui s'est produit. Seuls les fabricants et les marchands en ont tiré profit.

      Bref, il n'y a pas que des accumulateurs traditionnels pour régulariser l'offre et la demande. Ne vous inquiétez pas si vous montez sur la table d'opération...

    • Pierre Couture - Inscrit 2 juillet 2014 11 h 11

      @ M. Thivierge.
      « les éoliennes moderne peuvent générer de 20 à 100 Kmh.»

      J'ignorais les éoliennes capables de générer une vitesse...

      J'ignore également où vous prenez ce chiffre : « on limite l'apport éolien entre 10 et 20 %».

      Dans ses contrats avec les promoteurs, H-Q prévoit 30%, non pas pour protéger son réseau contre les infernaux à-coups des éoliennes, mais parce qu'elles ne fonctionnent pas plus souvent que cela. Environ 1 jour sur 3.

      Quant à protéger le réseau contre les éoliennes, cela nous coûte plusieurs centaines de millions de dollars.

      Autre beauté des éoliennes, en effet, ce ne sont pas les promoteurs qui paient pour protéger le réseau contre les dangers qu'ils génèrent, mais Hydro-Québec, c'est-à-dire vous et moi.

      Applaudissons cette magnifique politique qui donne tous les bénéfices aux multinationales étrangères et tous les ennuis et surcoûts aux citoyens.

  • Guy Vanier - Inscrit 2 juillet 2014 05 h 51

    Nous sommes sur la bonne voie!

    Avec notre hydro-Québec nous sommes bien placé pour l'avenir. Continuons dans la bonne direction....
    Mais attention il y a des prédateurs qui rodent pour prendre le contrôle de notre hydro et ramasser les sous pour eux!
    Ils sont même rendu sur le conseil d'administration et manigance avec le gouvernement depuis longtemps. Ils sont patient et attende le bon moment.
    Danger pour le peuple encore un fois!

    • Albert Labranche - Inscrit 2 juillet 2014 07 h 30

      Justement les énergies renouvables sont un fardeau pour Hydro-Québec donc pour le Québec.
      Le pétrole et le gaz ne sont pas un fardeau et le gaz contribu a la diminution de la trace du carbone,
      La fracturation aux USA a diminuée les émissions de carbone plus que la contribution des éoliennes et paneaux solaire du monde entier. Plus 1000 000 d"emplois et des milliards d'economies pour le peuple et le gouv.
      Il ne faut surtout pas privatiser Hydro-Québec.

    • J-Paul Thivierge - Abonné 2 juillet 2014 09 h 49

      Si les contrats de fourniture d'énergie éolienne étaient évalués sur une durée normaklisée de 50 comme en hydroélectrique on éviterait les abus fait sous le gouvernement de JJ Charest qui a fait qu'Hydro accorde jusqu'à 13 ¢ du KWh alors que durant la deuxième vie quand après 20 ans de services on n'a qu'à changer les 3 pâles et installer une nacelle génératrice rénovée pour les prochains 20 ans et alors on peut produire profitablement à 6¢ du KWh.
      Le PQ avec la ministre Martine Ouellet avait fixé à 9 ¢ / KWh indexé les cout d'achat de l'énergie provenant des nouveaux parcs éoliens communautaires.
      Ainsi, le prix juste et honnête étalé sur 50 ans avec entretien selon les normes aurait eu comme effet principal de ne pas être le prétexte à la dernière hausse des tarifs à la mise en service des grands parcs éoliens trop couteux par vice contractuel !

  • Pierre Couture - Inscrit 2 juillet 2014 07 h 57

    Quel avenir effrayant!

    L'Allemagne, déjà barbelée de milliers d'éoliennes qui font grimper ses tarifs d'électricité, fuir ses industriels et s'enlaidir les paysages, ne couvre pourtant avec tout cela qu'une partie infime de sa demande en électricité. Le reste, qui doit prendre le relais quand les robots à pales ne fonctionnent pas (environ 70% du temps, faute de vent), vient de centrales thermiques au charbon. Le rêve «vert» tourne au cauchemar «noir» parce que les dirigeants ont cru à la publicité éolienne.

    De fait, il serait fort étonnant que les prédictions de Bloomberg se réalisent puisque les uns après les autres, de l'Angleterre à l'Espagne et des États-Unis à l'Allemagne, pour ne nommer que ceux-là, les États sabrent dans les subventions princières aux vendeurs de vent, car aucune de leurs promesses n'a été respectée : ni réduction des émissions de gaz à effet de serre, ni création d'emploi, ni respect des riverains, ni livraison d'électricité fiable, constante et livrée lorsque le besoin se présente. Tout le contraire.

    • Jean Richard - Abonné 2 juillet 2014 10 h 17

      N'importe quoi non ?

      L'éolien assure 8 % de la production d'électricité (contre 4 % pour l'hydro). À 8 %, doit-on encore parler d'une partie infime ?

      L'Allemagne a depuis longtemps assuré la majorité de sa production d'électricité à partir de centrales thermiques, alimentées en charbon. Entre temps, elle s'est tournée vers le nucléaire, une source de production très propre quand il n'y a pas d'accident, mais aussi une source politiquement non rentable, si bien que l'Allemagne a choisi de sortir progressivement, mais rapidement, du nucléaire. Avec 18 % de la production, le nucléaire ne peut disparaître du jour au lendemain, et le moyen le plus rapide de compenser ce retrait restait le thermique, en particulier le charbon. Il y a donc eu une remontée de la part du charbon, causée non pas par l'éolien mais par le retrait du nucléaire.

      Quant à l'enlaidissement du paysage... J'ai eu l'occasion de traverser une partie de l'Allemagne en train, et j'ai eu l'occasion, à plusieurs reprises, de survoler le nord du Québec. Ce n'est pas en Allemagne que j'ai vu d'immenses cicatrices dans le paysage, mais au Québec. Pour créer un environnement stérile sous ses lignes de transport d'électricité, Hydro-Québec n'a pas engagé des bergers pour y faire brouter l'herbe. Je vous laisse deviner quels moyens on a choisi pour empêcher les arbres et les arbustes de pousser sur des milliers de kilomètres carrés (car la largeur des couloirs des lignes sont très larges et bien visibles, même à 11 kilomètres d'altitude). De si larges couloirs sont nécessaires pour éviter la destruction des lignes et des pylônes en cas de feux de forêt.

      L'industrie de l'éolien n'est sans doute pas vierge et pure. Mais je m'interroge toujours sur les motifs qui poussent certains à démoniser cette source d'énergie renouvelable. Il n'y a pas de fumée sans feu.

    • Pierre Couture - Inscrit 2 juillet 2014 11 h 02

      @ M. Richard
      Comme vous le dites, le nucléaire est très propre et n'émet pas de gaz à effet de serre. Comment pouvez-vous lui imputer le salissement de l'Allemagne par son retrait?

      Les véritables coupables sont les éoliennes qui sont absolument incapables de rendre les services qu'on attend d'elles.

      Avec ses éoliennes, l'Allemagne en est arrivée à demander un assouplissement des règles européennes anti-pollution. Belle réussite pour une filière soi-disant «verte».

      Quant aux couloirs pratiqués par Hydro-Québec dans les forêts, il est exact qu'ils sont longs, larges et visibles de très haut.

      Mais ils sont aussi le lieux d'une très importante biodiversité.

      La forêt, Marie-Victorin le disait déjà, est d'une infinie monotonie et ne laisse vivre qu'un nombre infime d'espèces différentes.

      En ouvrant ses couloirs, Hydro-Québec a réduit l'intense concurrence des arbres et a permis à des quantités importantes d'espèces - tant animales que végétales - de coloniser ces espaces nouveaux.

      Je suppose que ce n'était pas précisément le but visé, mais le fait est là, brutal.

      Quant à démoniser la filière éolienne, elle le fait très bien toute seule elle-même en détruisant les paysages, en fragilisant les réseaux électriques, en minant la santé des riverains, en créant du chômage et en faisant grimper indûment les tarifs d'électricité.

      Même pas besoin de l'attaquer : il suffit d'énoncer les faits.

      Évidemment, quand on les voit de loin en passant en train on n'y est pas exposé 24 heures par jour et 365 jours par année. On est alors assez mal placé pour en juger.

    • Daniel Bérubé - Abonné 2 juillet 2014 11 h 30

      Il est facile de percevoir, Mr. Couture, que vous vous prononcez sans chiffre crédible à l'appuie... les éoliennes ne sont pas fonctionnelle 70% du temps... donc 255 jours par année ! Serais-ce possible de connaître la source de ces données ? Je demeure dans le Bas St-Laurent, et les parcs présent dans le secteur Matane, Mitis sont fonctionnelle plus que la moitié du temps... je suis sûr que leur taux de rendement est disponible quelque part... et de façon crédible.

      Je ne me souviens pas de déclarations positives venant de votre part concernant les énergies dites propres, comme je ne me souviens pas de critiques venant de vous concernant le charbon, le gaz ou le nucléaire... À vous entendre, la pire forme d'énergie développée sur terre à ce jour ? L'Éolienne !

      J'imagine que l'idéal serait de fonctionner avec chacun notre petite génératrice diésel à l'arrière de la maison ? Pas bête, et la fumée du diésel éloignerait les moustiques ! ;-)

    • Rémi-Bernard St-Pierre - Abonné 2 juillet 2014 11 h 50

      @ M. Couture,

      D'abord c'est très intéressant ce que vous avez apporté au point de vue de lignes de transport et de son effet sur la biodiversité.

      Il y a un point que je comprend mal de votre argumentaire sur l'esthétisme du secteur éolien et son empreinte dans les paysage.

      Si au Québec on compare les élionnennes en espace habités aux barages du Nord je veux bien. Mais si on regarde du point de vue de ses ailleurs et des autres sources d'énergie, une éolienne ne vaut elle pas mieux qu'une une mine de lignite à ciel ouvert, qu'un champs de puit de gaz de schiste?

      Le problème de cette fillière n'est-elle pas sa mise en place au Québec avec une insuffisance technologique?

      Ce texte mentionne que « Notre étude montre que les améliorations à venir sur les marchés du solaire et de l’éolien permettront d’installer de plus en plus d’équipements non subventionnés dans les années qui viennent » . Il manque de chair autour de l'os dans cette partie mais n'est-ce pas un indice que les projections vont dans un sens différent de ce que nous connaissont ici au Québec depuis la dernière décénie sur cette filliaire?

      Voilà qui me semblent être d'intéressantes question.

    • Pierre Couture - Inscrit 2 juillet 2014 15 h 01

      @ M. St-Pierre
      Permettez-moi à mon tour d'affirmer ne rien comprendre à votre argumentaire.

      Pourquoi comparer des éoliennes avec des mines de lignite. Cela vaut bien sûr pour l'Allemagne - qui paie le fort prix pour ses malheureux choix technologiques - mais au Québec nous n'avons qu'une centrale thermique, et elle fonctionnerait au gaz si nous en avions besoin.

      Mais justement nous n'en avons pas besoin et comme Hydro-Québec nage dans les surplus, elle paie des centaines de millions de dollars à la multinationale propriétaire de cette centrale pour qu'elle NE PRODUISE PAS.

      Alors, nous ne sommes guère menacés par des mines de lignite.

      En revanche, nous payons un surcoût effrayant pour engraisser les actionnaires des compagnies vendeuses de vent.

      Et quand ces compagnies laissent entendre qu'elles pourront éventuellement se sevrer de leurs princières subventions - ce qu'elles font régulièrement depuis de longues années déjà - il faut garder l'esprit critique.

      Il n'y a qu'à les voir pleurer misère et sortir leur sébile lorsqu'un gouvernement se réveille et parle de sabrer dans les subsides pour comprendre que cette promesse est aussi fiable que le vent...

    • Pierre Couture - Inscrit 2 juillet 2014 15 h 07

      @ M. Bérubé
      Je conçois fort bien que vous ne lisiez pas tous mes articles et commentaires, mais j'ai souvent fait l'éloge et du solaire - malgré ses propres intermittences - et des hydroliennes, qui fournissent une électricité propre, fiable et constante.

      Quant à mes commentaires sur les éoliennes, ils sont souvent accompagnés de la désolante constatation qu'elle doivent s'appuyer sur des centrales thermiques au charbon pour compenser leur manque de fiabilité.

      Je ne pense pas faire ainsi l'éloge du charbon.

      Pour ce qui est du nucléaire, les conséquences de ses accidents ne permettent pas de le prendre à la légère. C'est évident.

      Il n'en demeure pas moins que c'est la source d'énergie la plus efficace, la plus fiable et celle dont l'empreinte est la plus faible.

      Essayer de la remplacer par des robots à pales relève d'une inconscience qui serait risible si elle n'était pas aussi dramatique.

      Pour ce qui est de l'inactivité prévue des éoliennes; j'ai déjà cité ma source : les contrats que Hydro-Québec Distribution fait signer aux promoteurs.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 3 juillet 2014 10 h 37

      @ Daniel Bérubé, on identifie généralement toute installation de production d’électricité par sa puissance maximum, aussi appelé puissance nominal.
      Pour mieux comprendre les possibilités de volume de production pour chaque type de méthode de production on ajoute l’historique du facteur de charge, (ou facteur d’utilisation), d’installation semblable.

      Ce facteur de charge se calcul en multipliant la puissance maximal par 24 heures et par 365 jours. Évidement aucune installation ne peut produire à plein régime 24 heures par jour toute l’année durant, le 100% est impossible. Il y a des temps d’entretient, des heures ou on ne peut utiliser l’électricité produite, des manques de source d’énergie (bas niveau de réserve d’eau, manque de vent, de soleil, ect).

      A titre d’exemple le nucléaire en France en 2012 a eu un facteur de charge de 75%, l’éolien de 23%. Le solaire photovoltaïque en Europe de 2003 a 2008 un de 9%.

      Et deux graphiques ici pour les facteurs de charge respectif du nucléaire et de l’éolien en France pour la journée la moins venteuse de l’année et, à l’opposé, celle la plus venteuse,
      http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d1

      L’éolien est une bonne source d’énergie renouvelable là ou ils en n’ont pas l’hydraulique comme ici. Même que l’éolien en mer est encore plus stable et plus productif par puissance installé, mais a un coût de production près du double des installations terrestres.

  • Jacques Morissette - Inscrit 2 juillet 2014 09 h 21

    Gérontocratie de mentalité.

    Il est là le problème avec les vieux qui traînent de la patte au pouvoir. Ils font du surplace avec l'économie au passé du pétrole, ils font du surplace avec ce qui s'en vient. Après, ils se demandent pouruqoi l'économie ne va pas bien. Ne faidrait-il pas oser au moins un peu? Mais non, ils ont trop peur à leurs intérêts à eux habitués aux profits engendrés du pétrole.

    • André Le Belge - Inscrit 2 juillet 2014 12 h 18

      En effet, observons l'attitude de nos dirigeants face au transport en commun électrifié: refus!

  • Jean-Yves Arès - Abonné 2 juillet 2014 18 h 07

    Bonne nouvelle, mais les chiffres étalés donnent une image embellie.


    Alors que l’article donne 40% de "production" d’électricité de source renouvelable pour l’Europe le site d’Energies-Renouvelables.org donne pour l’Europe de l’Ouest 29.9% en 2012, et 23.8% pour l’Union Européenne. Et ce sont des chiffres qui concordent avec ceux de l’Agence Internationale de l’Énergie.

    En fait je crois bien que l’article fait briller de gros chiffres qui sont trompeurs et que leur nature réelle est celles des puissances installées. D'autant plus trompeur qu'on n’explique pas que la nature dans es puissances installées l’éolien et le solaire sont très intermittentes, et donc aléatoires. Ce qui demandera toujours en parallèle des sources activables sur demande, et donc dédoublement de source de production pour une même consommation.

    Ce qui sauve la donne c’est qu’a l’intérieur de ce 29.9% d’énergie renouvelable de l’Europe de l’Ouest on retrouve une part de plus de 72% d’hydraulique, de biomasse et de géothermique qui elles sont activables a la demande. Le hic c’est que les sources hydrauliques possibles sont déjà tous misent a contribution et elles comptent pour 58.8% de la production verte. Donc on peut croire que même en atteignant les chiffres projetés par l’étude ici de 60% de puissance installée [l'article écrit "production"], la part de production renouvelable peinera a atteindre 40% et bloquera a ce niveau.

    La marge d’amélioration qui reste est donc le… Négawatts.
    Aussi bien donc de s’y mettre tout de suite, même si c’est d’intérêt secondaire pour les Bloomberg-Finance de ce monde.

    ---

    Excellent liens ici que ceux d’Energies-Renouvelables.org comme source de données mondiales.
    L’Europe de l’Ouest,
    http://www.energies-renouvelables.org/observ-er/ht

    La liste des pays du site,
    http://www.energies-renouvelables.org/observ-er/ht