Bachand présidera l’Institut du Québec

Raymond Bachand
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Raymond Bachand

L’Institut du Québec voit le jour. Issu d’un partenariat entre HEC Montréal et le Conference Board du Canada, il propose une force de recherche et de réflexion indépendante dédiée à la réalité québécoise. Raymond Bachand en est le président.

 

L’alliance « permettra de maximiser l’expertise de ces deux organisations en proposant des solutions adaptées aux enjeux de compétitivité auxquels le Québec fait face. L’Institut du Québec bénéficiera de la crédibilité et de la notoriété du Conference Board du Canada et de HEC Montréal dans le débat public grâce aux analyses rigoureuses, indépendantes et non partisanes qui font la réputation de ces deux institutions »,peut-on lire dans le communiqué.

 

Raymond Bachand, conseiller stratégique chez Norton Rose Fulbright, préside le nouvel Institut. « On réunit la force du Conference Board avec ses 200 chercheurs et sa base de données, la plus riche qui existe », a commenté l’ex-ministre des Finances dans le gouvernement libéral. Pour sa part, HEC Montréal compte également sur un bassin de 200 professeurs-chercheurs. « Il s’agit là d’une véritable occasion d’innover, de repousser les limites des connaissances et d’aider le Québec à devenir plus concurrentiel et plus productif », a-t-il ajouté, y voyant une base de recherche et d’analyse indépendante, sans orientations ou vues politiques.

 

L’Institut sera dirigé par Mia Homsy, qui a été notamment chef de cabinet adjoint aux Finances. Le programme de recherche sera sous la direction de Robert Gagné, professeur titulaire à l’Institut d’économie appliquée de HEC Montréal. L’Institut ne constituera pas sa propre équipe de chercheurs, mais fera appel aux chercheurs de HEC Montréal et du Conference Board du Canada.

 

M. Bachand entend y consacrer une journée par semaine et compte former un comité consultatif scientifique et économique. Il se donne également pour mandat de solliciter les appuis financiers et les commandites.

 

« Cet Institut arrive au bon moment, alors que le Québec est plongé en plein débat sur sa prospérité, sur la question pétrolière, sur le libre-échange, sur ses choix budgétaires et fiscaux, son programme d’infrastructures, le développement du Nord, etc. Nous voulons ratisser large, proposer des recherches et des modèles qui permettent d’identifier les retombées et d’appuyer la prise de décision en fonction d’une réalité québécoise se définissant comme étant une société solidaire et compétitive », souligne-t-il.

 

L’Institut du Québec soutient qu’il sera en mesure de se tailler une place dans le débat sur les politiques publiques québécoises par ses réflexions et ses analyses scientifiques, ainsi que par sa capacité à rassembler les interlocuteurs concernés. Il fournira ainsi aux autorités publiques et privées les outils nécessaires pour prendre des décisions plus éclairées. « Un ministre des Finances aurait besoin de telles études », illustre Raymond Bachand.

10 commentaires
  • Pierre Couture - Inscrit 20 février 2014 06 h 20

    Un autre cheval de Troie

    Le Bureau des conférences du Canada n'est pas particulièrement reconnu pour son amour d'un Québec autonome et maître de son destin.

    M. Bachand a lui-même renoncé à cet idéal en entrant dans les rangs du régime Charest.

    Cela promet...

  • François Landry - Inscrit 20 février 2014 08 h 41

    Bachand et le HEC

    N'ayant probablement plus de travail au sein de la powercorporation à lui offrir, il part rejoindre les rangs de la présidente du HEC, Hélène Desmarais.

    Un autre beau petit pion de placé!

    • Gilles Théberge - Abonné 20 février 2014 09 h 25

      Est-ce qu'il y aurait une sorte de ménage à faire aux HEC ?

  • Jacques Gagnon - Abonné 20 février 2014 09 h 25

    Un autre

    Les «zinstituts» se multiplient. En voici un nouvel exemple, une sorte d'IEDM des ligues majeures, des «penseurs» parait-il.

    Ailleurs, on ne pense pas, mais surtout penser t'empêche d'agir. Nous n'avons pas besoin de penseurs de l'économie, ça nous sort par les oreilles. Nous avons besoin de «doers», pas de gérants d'estrade.

    Une clique de bien assis sur la commode qui viendra, avec nos taxes, car ils sont organismes de charité et les HEC, une école publique, nous dire de nous serrer la ceinture et que nous vivons adessus de nos moyens.

    Assez, nous pouvons penser et agir en même temps.

  • - Inscrit 20 février 2014 11 h 01

    Un opposition de droite !

    Un autre think tank des intérêts corporatistes de la droite néolibérale se met en place. Venant des HEC et du Conference Board du Canada, comment peut-il en être autrement.

    La droite néolibérale se prépare à occuper sur la place publique, la place laissée vacante des oppositions libérale et caquiste en complète débandade !

    • Gilles Théberge - Abonné 20 février 2014 14 h 40

      Est-ce qu'ils vont être reconnus par l'impôt comme organisme de charité et bénéficier d'abattements fiscaux comme l'infect Institut économique de Montréal?

  • Françoise Breault - Abonnée 20 février 2014 15 h 06

    Les mots trompeurs

    "une force de recherche et de réflexion indépendante" pour décrire ce nouvel institut de droite!!!! L'art de tromper le monde!

    Je suppose que les riches donneurs obtiendront un crédit d'impôt comment c'est le cas pour l'Institut économique de Montréal.