La croissance du Québec viendra de l’extérieur, selon Desjardins

Avec ces nuages se dissipant dans le ciel américain, il est permis d’y voir plus clair. La croissance de l’économie québécoise en 2014 viendra essentiellement de l’extérieur, exportations en tête.

 

Les économistes du Mouvement Desjardins confirment leur récent scénario. Le PIB du Québec devrait croître de 1,8 % cette année, contre 1,2 % estimé pour 2013, pour dépasser les 2 % en 2015. Ce rythme de croissance sera toutefois plus lent que la moyenne canadienne et reposera essentiellement sur les exportations, la demande intérieure demeurant sous pression.

 

François Dupuis, vice-président et économiste en chef de Desjardins, retient que le secteur extérieur sera la principale source d’alimentation pour l’économie québécoise, avec une progression attendue des exportations de 4 % cette année et de 5,1 % en 2015. « L’endettement des ménages demeure toujours une inquiétude […] Une amélioration du bilan des ménages ne pourra se faire sans une certaine pression à la baisse sur les dépenses de consommation et sur un ralentissement du marché de l’habitation. » Ces deux éléments s’ajouteront aux restrictions budgétaires des administrations publiques. Ce rééquilibrage devrait se faire dans un environnement de faibles taux d’intérêt. Du moins, les taux directeurs ne devant pas entreprendre leur marche ascendante avant l’automne 2015, mais des pressions haussières pourraient s’exercer sur les taux à échéance plus lointaine, ce qui pourrait influer sur la grille de taux hypothécaires.

 

Ailleurs, le PIB de l’Ontario devrait croître de 2,2 % en 2014, contre 1,3 % en 2013, pour passer à la vitesse de 2,7 % en 2015. Les chiffres pour le Canada sont de 2,3 % cette année, contre 1,8 % en 2013, et de 2,6 % en 2015.

 

La reprise des exportations viendra donc de l’embellie de l’économie américaine, combinée à la faiblesse du dollar canadien. S’ajoutera l’impact d’une conjoncture économique renforcée dans la zone euro et au Royaume-Uni. Les économistes de Desjardins voient le dollar s’établir à 91,74 ¢US à la fin du premier trimestre, pour revenir autour de 94 ¢US à la fin de 2014.