1% de la population détient 50% des richesses

Quand le taux de chômage atteint des niveaux indécents, comme en Grèce par exemple, faut-il s’étonner de voir les citoyens prendre la rue pour manifester leur désarroi et étaler leurs frustrations, au risque d’affronter la police, comme sur cette photo prise à Athènes? L’organisation du Forum économique de Davos et l’Organisation internationale du travail le disent toutes les deux: l’appauvrissement des citoyens menace la stabilité économique du monde. Pour sa part, Oxfam en appelle à un meilleur partage de la richesse, l’ONG constatant que la situation s’est détériorée depuis le début de la crise.
Photo: Agence France-Presse (photo) Louisa Gouliamaki Quand le taux de chômage atteint des niveaux indécents, comme en Grèce par exemple, faut-il s’étonner de voir les citoyens prendre la rue pour manifester leur désarroi et étaler leurs frustrations, au risque d’affronter la police, comme sur cette photo prise à Athènes? L’organisation du Forum économique de Davos et l’Organisation internationale du travail le disent toutes les deux: l’appauvrissement des citoyens menace la stabilité économique du monde. Pour sa part, Oxfam en appelle à un meilleur partage de la richesse, l’ONG constatant que la situation s’est détériorée depuis le début de la crise.

Paris — Les inégalités économiques se sont amplifiées rapidement dans la plupart des pays depuis le début de la crise, a dénoncé lundi l’ONG Oxfam dans un rapport publié à la veille de l’ouverture du Forum économique mondial de Davos.

 

Ainsi, près de la moitié des richesses mondiales sont aujourd’hui détenues par 1 % de la population, selon l’ONG, qui rappelle que les 85 personnes les plus riches possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population.

 

Ces 1 % les plus riches ont augmenté leur part de revenu dans 24 des 26 pays pour lesquels des données sont disponibles entre 1980 et 2012. Ce sont près de sept personnes sur dix qui vivent dans un pays où l’inégalité économique a augmenté au cours des 30 dernières années, rapporte Oxfam. « Même si la crise a momentanément entamé la part des richesses mondiales détenues par les plus riches, ces derniers se sont depuis largement rattrapés », indique le rapport.

 

Ainsi, les 1 % les plus riches en Chine, au Portugal et aux États-Unis ont plus que doublé leur part de revenus depuis 1980. Même dans les pays réputés plus égalitaires comme la Suède et la Norvège, la part de revenus allant aux 1 % les plus riches a augmenté de plus de 50 %.

 

Pour Oxfam, le creusement de ces inégalités est en grande partie dû à la déréglementation financière, aux systèmes fiscaux biaisés et aux règles facilitant l’évasion fiscale. L’organisation dénonce également les mesures d’austérité, les politiques défavorables aux femmes et la confiscation des recettes issues du pétrole et de l’extraction minière.

 

L’ONG fait par ailleurs le lien entre les inégalités économiques extrêmes et la confiscation du pouvoir politique par une riche élite, qui gouverne dès lors pour servir ses intérêts protpres. « Sans une véritable action pour réduire ces inégalités, les privilèges et les désavantages se transmettront de génération en génération, comme sous l’Ancien régime. Nous vivrons alors dans un monde où l’égalité des chances ne sera plus qu’un mirage », conclut-t-elle.

 

Le Forum économique mondial, qui s’ouvre cette semaine, a identifié les disparités de revenus grandissantes comme un risque majeur pour les progrès humains.

12 commentaires
  • simon villeneuve - Inscrit 21 janvier 2014 01 h 34

    vraiment ?

    "Pour Oxfam, le creusement de ces inégalités est en grande partie dû à la déréglementation financière, aux systèmes fiscaux biaisés et aux règles facilitant l’évasion fiscale."

    Cet article dit n'importe quoi

    Le vrai probleme est que les etudiants ne payent pas assez de frais scolaires, les gens ne travail pas assez et les fond de retraites des fonctionnaires sont trop eleves.

    ps: est-il necessaire de dire ironie ?

    http://www.lactualite.com/lactualite-affaires/les-

    • Guillaume Houle - Inscrit 21 janvier 2014 07 h 53

      M. Villeneuve,

      Même si vous souhaitez faire de l'ironie, il faut s'y reprendre à quelques reprises pour comprendre votre commentaire. L'ironie est un art difficile à maîtriser. Je vous propose plutôt de le laisser aux humoristes et d'être direct, ce qui faciliterait la compréhension de vos textes.

    • Jean-Marc Simard - Inscrit 21 janvier 2014 08 h 01

      Monsieur villeneuve, vous dites: "Le vrai probleme est que les etudiants ne payent pas assez de frais scolaires, les gens ne travail pas assez et les fond de retraites des fonctionnaires sont trop eleves"

      Êtes-vous sérieux en écrivant ce propos ou le proposez-vous comme texte à juste pour rire...Vraiment, si vous êtes sérieux, l'humanité n'est pas sorti de la misère provoquée par des pratiques capitalistes tyranniques et esclavagistes qui n'ont plus rien à voir avec le libéralisme... Votre mentalité d'extrème droite n'aide certainement pas l'humanité à sortir du bourbier qui enlise son essor évolutif vers le plus-être...
      Tout système sois-disant ouvert tend avec le temps à se refermer...
      C'est ce à quoi on assiste présentement avec le néo-libéralisme multinationalisé. Que 1% de la population possède 50% des richesses est une situation qui ne peut qu'engendrer le désordre, le chaos, la révolution et la guerre...Et c'est ce qui va se passer si la situation perdure...Si ce n'est pas déjà en train de se faire...Personne ne peut accepter que l'on attente à sa dignité et à son droit de vivre sans combattre...Si les leaders économiques et politiques ne réagissent pas à temps, attendez-vous à l'avènement d'une crise mondiale d'une ampleur inégalée... Les grands entrepreneurs et actionnaires de ce monde doivent comprendre le message derrière les cris d'une humanité en mal de vivre...Sinon...Qui vivra verra...

    • Richard Laroche - Inscrit 21 janvier 2014 09 h 46

      Il semble qu'il était effectivement nécessaire de préciser encore plus explicitement que les propos de M. Villeneuve n'étaient pas sérieux.

      Il faut également savoir distinguer ironie et sarcasme.

    • Michel Vallée - Inscrit 21 janvier 2014 11 h 26

      J’abonde dans le sens du commentaire de Simon Villeneuve, car les riches aussi ont des droits après tout !

    • simon villeneuve - Inscrit 21 janvier 2014 12 h 05

      Si j'avais ete serieux, je n'aurais pas emis le lien avec mon texte :)
      Je croyais le ps etait suffisant mais bon:)

      M.Laroche, effectivement, sarcasme aurais peut-etre ete plus juste.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Sarcasme
      " sarcasme désigne une moquerie ironique, une raillerie tournant en dérision une personne ou une situation. Il est mordant, souvent même amer et blessant. Il peut être considéré comme une forme d'ironie piquante ou belliqueuse...
      Il se rapproche de l'humour noir, mais est plus acerbe là où l'humour noir cherche plutôt à faire rire."

      Ce qui devrait repondre a M.Houle :)

  • Guy Vanier - Inscrit 21 janvier 2014 05 h 33

    Réveillons nous....

    Cette inégalité vas nous conduire vers des terrains dangereux. L'histoire se répète toujours et les dernières fois, les deux guerres mondiale, ont coûtez 15 millions de morts dans la première et 55 dans la deuxième!
    La plupart des super-riches du temps s'en sont très bien tirée, ils supportaient les deux côtés en même temps.

  • Michel Vallée - Inscrit 21 janvier 2014 11 h 36

    Progrès social à gogo...

    << (…) Les inégalités économiques extrêmes et la confiscation du pouvoir politique par une riche élite, qui gouverne dès lors pour servir ses intérêts propres.>>

    Heureusement que la province de Québec échappe à cette constatation, grâce à l’élection du gouvernement Marois, laquelle fait fi des mesures d’austérité qui seraient bénéfiques en rendement des actions des banques

  • Richard Laroche - Inscrit 21 janvier 2014 12 h 21

    Action ou inaction?

    D'un coté, y'en a qui considèrent (avec raison) que des gens aux richesses disproportionnées amènent des problèmes de société. C'est ainsi qu'on demande aux gouvernements d'intervenir pour rééquilibrer les choses.

    De l'autre coté, y'a tous ceux qui brassent "des affaires" et qui étendent leurs tentacules à travers le gouvernement pour influencer ses interventions. C'est ainsi qu'à chaque fois qu'on pousse le gouvernement à intervenir pour l'égalité, d'autres en profitent pour dévier ses actions à leur avantage. Résultat: à chaque intervention du gouvernement, on empire les choses.

    Dans un monde de capitalisme de connivences, faudrait peut-être se rendre compte de l'incohérence de l'approche populaire face à cette réalité. Il faut se méfier des politiciens et des apparences qu'ils projettent sur leurs politiques.

    Tant que le gouvernement disposera des prérogatives de choisir lui-même les informations qui doivent être tenues confidentielles, toutes les actions des gouvernements seront ultimement détournées vers les intérêts de ceux qui ont le pouvoir d'influencer les politiciens, et non vers l'intérêt général de tous.