GM justifie l’aide du gouvernement américain

Washington — Le président et chef de la direction sortant de General Motors, Dan Akerson, affirme que l’aide financière accordée par le gouvernement américain à son entreprise s’est soldée par un gain net pour les contribuables, même s’ils ont perdu 10,5 milliards $US dans l’opération.

 

Si GM avait fait faillite, les contribuables américains se seraient retrouvés avec un manque à gagner de 26 milliards lié au régime de retraite, tandis que le gouvernement aurait perdu des milliards de dollars de recettes fiscales et aurait été contraint d’effectuer des paiements comme le versement d’indemnités de chômage, a indiqué lundi M. Akerson. GM ne va pas rembourser les 10,5 milliards parce que le gouvernement avait accepté de faire des prêts et de prendre les actions du constructeur automobile en échange d’une aide de 49,5 milliards, en 2008 et 2009, a aussi dit le dirigeant.

 

Washington a vendu les dernières de ses actions de GM la semaine dernière.

 

M. Akerson, qui prenait la parole devant les membres du National Press Club, à Washington, a aussi affirmé que si GM remboursait les 10,5 milliards au gouvernement, ce serait injuste pour les actionnaires qui ont investi dans l’entreprise en fonction de son actuelle structure du capital. « Je peux vous dire qu’il y aurait des poursuites d’actionnaires contre lesquelles il serait difficile de se défendre », a-t-il déclaré durant une période de questions et réponses ayant suivi son allocution.

 

M. Akerson n’a pas voulu dire si le conseil d’administration de GM entendait verser un dividende pour la première fois depuis juillet 2008. Il a cependant laissé entendre que ce serait le cas, affirmant à des journalistes que l’entreprise était en mesure de maintenir ses dépenses en capital tout en récompensant ses actionnaires.