Palmarès des établissements financiers - Desjardins dans le top 15 de Bloomberg

Le Mouvement Desjardins qui fait une entrée au 13e rang du classement Bloomberg des établissements financiers les plus «forts au monde».
Photo: Jacques Grenier - Le Devoir Le Mouvement Desjardins qui fait une entrée au 13e rang du classement Bloomberg des établissements financiers les plus «forts au monde».

Le classement Bloomberg des établissements financiers les plus « forts au monde » place cinq groupes canadiens dans les 20 premiers, dont le Mouvement Desjardins qui fait une entrée au 13e rang.

 

Les listes de banques et de coopératives financières considérées comme sécuritaires sont devenues monnaie courante au cours des dernières années et les établissements n’hésitent pas à montrer leur rang lorsque vient le temps d’aborder les nouvelles règles internationales et le degré de préparation à une nouvelle crise financière.

 

Le classement Bloomberg des derniers jours - dont une liste rivale est celle du magazine Global Finance - place la banque Qatar National au premier rang, suivie de l’Overseas-Chinese Banking Corp. (Singapour), de Norinchunkin Bank (Japon), de la CIBC et de la Banque Royale. L’autre institution financière canadienne au sommet du classement est la Banque TD, au 15e rang.

 

Banques américaines en retrait

 

La liste ne contient plus qu’une seule banque américaine, soit Citigroup, au 17e rang, pour laquelle il s’agit d’ailleurs d’une dégringolade de huit places. Le groupe JP Morgan Chase, qui s’était taillé une place dans le classement du printemps 2013 mais que le gouvernement américain s’apprêterait à accuser d’inconduite majeure pour son rôle dans la crise financière de 2008, a été évincé. La Banque Nationale a aussi disparu du club des 20 après avoir occupé le 17e rang au printemps et le 9e l’an dernier.

 

Bloomberg, qui publie la liste dans son magazine mensuel, ne retient que les établissements ayant au moins 100 milliards d’actifs totaux. Le gros de la note est accordé aux actifs de première qualité, c’est-à-dire la partie la plus dure de ses capitaux, utilisée par les règles du comité de Bâle au sujet de la solidité financière. On prend aussi en considération le ratio des actifs improductifs vis-à-vis des actifs totaux et le ratio qui compare les réserves pour pertes sur prêts aux actifs improductifs.

 

De manière générale, les banques canadiennes sont des habituées du classement de Bloomberg et de Global Finance, quoique le rang qu’elles occupent puisse changer. L’agence de notation de crédit Fitch a indiqué au mois d’août que les six grandes banques du pays seraient probablement capables d’affronter un repli « modéré ou sévère » du secteur immobilier grâce à un coussin financier qui se situe bien au-delà des exigences des règles de Bâle III. La mise en oeuvre de celles-ci a commencé au début de 2013 et prendra cinq ans.

 

Pour le Mouvement Desjardins, l’ascension survient après la vente de parts de capital émises en juin 2012. Au final, Desjardins en a vendu pour 1,5 milliard, selon un porte-parole, André Chapleau.

 

Cet été, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé qu’elle considère que le Mouvement Desjardins est « d’importance systémique intérieure en vertu des critères définis par le comité de Bâle sur le contrôle bancaire ».

 

« En conséquence, ce statut se traduira par des exigences de capitalisation et de divulgation supérieures ainsi qu’une intensification de la surveillance », a écrit l’AMF le 19 juin.

 

À Ottawa, le Bureau du surintendant des institutions financières estime que les six grandes banques mentionnées plus haut sont d’importance systémique pour l’économie canadienne. Cela signifie que, d’ici le 1er janvier 2016, elles doivent prévoir un supplément de 1 % des fonds propres pondérés en fonction du risque.

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