Élever un enfant «à bas coût»

Les Canadiens peuvent élever un enfant pour moins de 3000 $ par an, selon une étude de l’Institut Fraser.
Photo: Archives Agence France-Presse Les Canadiens peuvent élever un enfant pour moins de 3000 $ par an, selon une étude de l’Institut Fraser.

Ottawa - L’Institut Fraser affirme qu’il n’a jamais été aussi facile, financièrement, d’élever un enfant au Canada, avec des coûts annuels beaucoup moins élevés que ne le croient plusieurs.

 

Dans une étude rendue publique jeudi, le groupe de réflexion avance qu’il coûte environ de 3000 $ à 4500 $ par année pour élever un enfant au pays, et même moins si les parents ne s’attardent qu’aux dépenses nécessaires et font attention à leur budget. Il s’agit d’une somme beaucoup moins élevée que les estimations de dépenses annuelles de 10 000 $ à 15 000 $ par enfant de certaines études, selon lesquelles élever un enfant jusqu’à l’âge de 18 ans peut coûter plus de 200 000 $.

 

L’Institut Fraser croit que ces estimations plus élevées « envoient aux familles à faible revenu le message clair qu’elles n’ont vraiment pas les moyens d’avoir des enfants ». L’organisme ajoute que « des millions de parents canadiens, y compris d’innombrables familles immigrantes, ont élevé des enfants ces dernières décennies et réussi à en faire des personnes heureuses, en bonne santé et bien éduquées à bien moindre coût ».

 

L’auteur de l’étude, Christopher Sarlo, reconnaît cependant que l’estimation moins élevée de l’Institut Fraser repose sur ce qu’il en coûte pour subvenir aux besoins essentiels d’un enfant : nourriture, vêtements, soins personnels, accessoires pour la maison, divertissement et fournitures scolaires.

 

L’institut Fraser ne tient pas compte des frais de garderie ou encore des revenus perdus si l’un des parents décide de demeurer à la maison afin de prendre soin de l’enfant.

 

Dans son étude, M. Sarlo, professeur d’économie à l’Université Nipissing, a examiné les estimations courantes du coût des enfants issues de travaux de recherche universitaires et celles dont font état les médias canadiens.

 

 

6 commentaires
  • Marc Collin - Inscrit 23 août 2013 03 h 28

    réalité

    une étude qui dit que ça coûte moins cher que prévue mais qui ne tient pas de différent paramètres.

    fallait t'il faire une autre étude pour déduire cela?

  • Martin Simard - Inscrit 23 août 2013 06 h 15

    C'est l'âge adulte que les endants coûtent cher...

    Et ceux qui habitent en région éloignée le savent plus que les autres. En effet, lorsque les enfants veulent poursuivre leurs études (cégep ou université), ils doivent déménager dans une grande ville. Et ça coute les yeux de la tête. J'ai deux enfants qui ont terminé leur cégep et qui sont aujourd'hui à l'université. En plus des frais scolaires (environ 10 000 $ par année), il faut ajouter nourriture, transport en commun, frais de logement, etc. Dans mon cas, il me coûtait moins cher d'acheter un condo et de payer une hypothèque plutôt que de payer un loyer. Les yeux de la tête je vous dis... Bref, à refaire, je pense que je mettrais un préservatif... :)))

    • Roxane Bertrand - Abonnée 23 août 2013 09 h 13

      Un parent peut endosser son enfant pour un prêt étudiant à la caisse lorsqu'il est rendu à l'université ou au Cegep. Les vacances d'été sont d'ailleurs longue pour permettre aux étudiants de travailler et de mettre des sous de côté.

      C'est ce qui m'est arrivé et je remercie mon père de m'avoir fait contracter une dette raisonnable. Mes frais de scolarité uniquement étaient payés à condition que je n'ai pas d'auto. La dette crée un stress qui se transforme en motivation. Amener son enfant à "savoir pêcher" et non le faire pour lui. L'autonomie vient malheureusement du besoin.

      Étant maman aujourd'hui, je sais qu'il est plus difficile de forcer son enfant à se débrouiller, de lui faire vivre des défis que de faire l'effort pour lui. Je vous comprends et j'espère que ma réflexion vous aidera.

  • Roxane Bertrand - Abonnée 23 août 2013 08 h 57

    Jouer avec les casseroles

    Je crois qu'il y a beaucoup de besoins créés artificiellement dans un but commerciale. Un enfant a des besoins mais ce dont il a de plus besoin c'est de présence et d'affection.

    Un bébé passe plus de temps dans les armoires de la cuisine que dans ses jouets tout neuf, et les tantes cherchent activement des enfants en croissance pour donner une deuxième vie aux vêtements encore neuf qu'elles ont acheté pour leurs enfants.

  • Bernard Terreault - Abonné 23 août 2013 09 h 25

    Ridicule

    Absolument ridicule, ne pas tenir compte des frais de garde ou des revenus d'emploi perdus, ni non plus, semble-t-il, de la nécessité d'un plus grand logement. Je suppose que ce chercheur patenté a un doctorat en économie, une science aussi exacte que la divination par l'observation de la fumée de combustion de plumes d'oiseu magique. Cela donne une idée du biais idéologique de ce soi-disant réputé Fraser Institute.

    • Pierre Denis - Inscrit 23 août 2013 13 h 15

      Ça démontre encore une fois le complet manque de crédibilité et le biais idéologique évident de l'institut Fraser, ce triste "think thank" à la solde des conservateurs.