Technologies de l’information - Ericsson investira 1,2 milliard à Vaudreuil-Dorion

L’entreprise de télécommunications Ericsson investira plus de 1,2 milliard pour un nouveau centre de technologies de l’information à Vaudreuil-Dorion, avec un coup de pouce du gouvernement du Québec et un tarif avantageux d’Hydro-Québec.


L’annonce en a été faite lundi par le président d’Ericsson Canada, Mark Henderson, et la première ministre du Québec, Pauline Marois, aux côtés de ses ministres Élaine Zakaïb (déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec) et Nicolas Marceau (Finances et Économie).


La construction du « Centre des technologies de l’information et des communications mondial » coûtera 434 millions et les équipements 840 millions, a précisé la première ministre, à Montréal. Le centre mondial occupera l’équivalent de huit terrains de football, a précisé M. Henderson. Le site de Vaudreuil-Dorion a été choisi notamment parce qu’il est situé tout près des deux principaux sites de recherche et développement du Canada, qui sont à Montréal et à Ottawa.


Le nouveau centre permettra de consolider 1450 emplois en plus d’en créer 60 pour des ingénieurs. « C’est majeur ! C’est très majeur, parce que c’est 1450 emplois que l’on consolide et on en ajoute 60, qui sont de très haut niveau, des emplois d’ingénieurs, de façon générale », a souligné Mme Marois.


Le Québec était en compétition avec la Chine, l’Inde, la Suède et d’autres provinces, dont l’Ontario, a précisé Mme Marois. La première ministre a rappelé qu’elle avait fait valoir la candidature du Québec auprès du président mondial d’Ericsson, Hans Vestberg, lors du Sommet de Davos, en janvier dernier.


Congé fiscal


Plusieurs facteurs ont contribué à rendre la candidature québécoise particulièrement intéressante aux yeux d’Ericsson. D’abord, Québec accorde un soutien financier non remboursable de 10 millions. Autre avantage : l’entreprise bénéficiera aussi du tarif L d’Hydro-Québec. M. Henderson, présent par vidéo, a confirmé que ce tarif avantageux pour l’électricité avait aussi été un facteur pour convaincre Ericsson de choisir le Québec. « Le tarif L a toujours été un outil pour attirer des investissements ici, mais il faut l’utiliser à bon escient et pour les bonnes fins », a plaidé la première ministre.


Autre avantage encore : Ericsson pourrait bénéficier d’un congé fiscal de 10 ans. « C’est un congé de taxes qui s’applique sur les profits. Il y a un pourcentage qui est établi en fonction des secteurs industriels concernés », a ajouté Mme Marois, sans pouvoir préciser quel montant cela signifiera pour Ericsson.


Ericsson précise qu’à ce futur centre, « les clients pourront également se connecter à distance pour des essais d’interfonctionnement et avoir un accès précoce aux innovations en matière de services commerciaux en temps réel dans leur région ».