0,5% de la population accapare 35% des avoirs

L'extrême pauvreté frappe encore 1,3 milliard d’humains, dont 870 millions se couchent chaque soir la faim au ventre et près de sept millions d’enfants de moins de cinq ans qui meurent chaque année.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir L'extrême pauvreté frappe encore 1,3 milliard d’humains, dont 870 millions se couchent chaque soir la faim au ventre et près de sept millions d’enfants de moins de cinq ans qui meurent chaque année.

Les perspectives de croissance économique stable et durable seraient bien meilleures si nous ne vivions pas dans un monde où 0,5 % des plus riches accaparent 35 % des avoirs de la planète, a rappelé mercredi la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde.


Invitée à prononcer un discours lors d’une conférence sur la pauvreté qui se tenait à Washington, la patronne du FMI s’est inquiétée de voir se creuser sans cesse un peu plus, depuis 25 ans, le fossé entre riches et pauvres dans la plupart des pays, du Nord comme du Sud. « L’aggravation des inégalités de revenus est une préoccupation croissante des dirigeants politiques à travers le monde », note-t-elle dans le texte de son discours. « Cela n’est pas [non plus] passé inaperçu [dans la population] : le printemps arabe et le mouvement Occupy, même s’ils étaient différents, ont été, en partie, motivés par le mécontentement face à ces tendances ».


Elle a cité le Canada, l’Afrique du Sud, le Royaume-Uni et les États-Unis comme des exemples de pays où le niveau « d’iniquité s’est envolé depuis 25 ans ». Aux États-Unis seulement, la part des revenus avant impôt du 1 % des plus riches a grimpé, durant le dernier quart de siècle, de 8 % à 18 % de l’ensemble des revenus.

 

Plus d’égalité pour plus de croissance


La bonne nouvelle, a-t-elle poursuivi, est que, dans les pays développés, l’impôt et les transferts sociaux ont joué un rôle important de redistribution de la richesse depuis 30 ans. « La mauvaise nouvelle ? Ces mécanismes jouent de moins en moins leur rôle depuis 2000. Pourquoi ? Parce que de nombreux pays ont adopté des réformes […] qui ont réduit la générosité de l’aide sociale et fait baisser les taux d’imposition sur les revenus, notamment sur les tranches supérieures. »


Dans les pays en voie de développement, ces mécanismes de répartition des revenus de marché sont généralement plus modestes et donc moins efficaces.


Cette situation n’est pas seulement préoccupante pour des raisons morales, elle l’est aussi pour des raisons économiques, a rappelé la chef du FMI. De récentes recherches scientifiques ont montré que « plus les sociétés sont égalitaires, et plus elles ont de chances de maintenir une croissance économique durable », et vice-versa.

 

Appel à l’État-providence


Le FMI encourage, par conséquent, les pays à renforcer leurs assises fiscales, notamment en réduisant le nombre d’exemptions d’impôt et en faisant la chasse à l’évasion fiscale. Du côté des dépenses, « le Fonds continuera de faire pression en faveur de biens et de services publics de qualité, la priorité étant la protection et l’augmentation des dépenses sociales visant à réduire la pauvreté et l’exclusion », a assuré Christine Lagarde.


L’ancienne ministre française des Finances et de l’Économie se réjouit notamment de voir que les deux tiers des pays d’Afrique subsaharienne ont su augmenter leurs dépenses en santé et en éducation au cours des dernières années, en dépit des ravages causés par la Grande Récession.


Toujours du côté des dépenses, elle a remis en cause le fait que les gouvernements continuent de subventionner la consommation d’énergie à hauteur de 2000 milliards par année, alors que l’on cherche désespérément à réduire les émissions de gaz à effet de serre et que, dans les pays en développement, ces subventions profitent six fois plus aux classes moyenne et supérieure qu’aux plus pauvres.


Cette défense des politiques sociales par le FMI en fera sûrement sursauter quelques-uns qui lui rappelleront la sévérité des politiques d’austérité qu’il a imposée en Europe et ailleurs.


La position exprimée mercredi par le FMI s’inscrivait dans le cadre du nouvel objectif que vient de se donner son institution soeur de Bretton Woods, la Banque mondiale, soit l’éradication de la pauvreté extrême de la surface de la planète d’ici 2030. D’abord fixée à partir du seuil de 1 $ de revenu par jour, puis de 1,25 $, la proportion d’humains vivant dans l’extrême pauvreté est tombée de 43 % en 1990 à 21 % en 2010. Elle frappe toutefois encore 1,3 milliard d’humains, dont 870 millions se couchent chaque soir la faim au ventre et près de sept millions d’enfants de moins de cinq ans qui meurent chaque année.


Le discours de Christine Lagarde avait été précédé de quelques heures seulement par le dévoilement d’un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dénonçant non seulement l’accroissement des inégalités, mais l’accélération du phénomène avec la crise économique. N’eût été « l’effet modérateur » de la fiscalité et des transferts sociaux de l’État-providence, y disait-on, les inégalités de revenus se seraient davantage creusées au cours des trois années, entre 2007 et 2010, que durant les 12 années précédentes.


Le problème qui se pose depuis, poursuivait l’OCDE, est que la reprise se fait toujours attendre dans plusieurs pays et, qu’en même temps, plusieurs individus ont épuisé leurs droits à des allocations de chômage, et que les gouvernements sont passés en mode austérité. « Si la lenteur de la croissance persiste et si les mesures d’assainissement budgétaire sont mises en oeuvre, concluait le rapport, la capacité des systèmes d’impôts et de transferts à alléger les niveaux élevés - et potentiellement croissants - de l’inégalité et de la pauvreté des revenus de travail et du capital pourrait être remise en question. »

47 commentaires
  • Marc Collin - Inscrit 16 mai 2013 03 h 02

    rien sur de possible cause?

    Rien sur le fait que les gens travaillent moins, de la croissance de l'obésité, sur la déresponsabilisation... toujours la faute des autres...

    En quoi est-ce égalitaire de laisser les gens assistés par le système alors que d'autre se défonce au travail et ne compte pas ses heures? une fois que ce dernier aura réussi on l'étoufera fiscalement... alors à quoi bon faire des efforts? autant râler et attendre que le système fasse tout le travail

    • Pier-Luc Théberge - Inscrit 16 mai 2013 06 h 08

      Dans un monde où la production devient sans cesse plus efficace, est-il normal de souhaiter travailler plus, ou autant? Dans un monde avec des ressources finies, et une demande de croissance infinie, est-il productif de consommer des ressources pour permettre à tous d'occuper un emploi à temps plein au lieu de plusieurs emplois à temps partiel?

      Êtes-vous prêt à accepter que les moins chanceux ou avantagés vivent dans des conditions de vie déplorables au nom de cette soi-disant égalité du travail?

      Il est grand temps que l'augmentation de l'efficacité des moyens de production profite davantage aux principaux intéressés, les travailleurs qu'à faire fructifier un chiffre dans le compte bancaire de la haute direction.

      Même le FMI, pas très à gauche semble dire que la classe bourgeoise est allée trop loin.

    • Jacques Boulanger - Inscrit 16 mai 2013 06 h 12

      À côté de la coche. On ne parle pas ici de l'ouvrier qui se défonce à 70 ou 80 000$, mais des « salariés » qui qui se défoncent même en dormant à 15 millions $/an.

    • Nicole Bernier - Inscrite 16 mai 2013 06 h 14

      Quand on explique les problèmes en opposant les bons riches qui travaillent fort et les méchants pauvres qui sont des voleurs et des paresseux, il est clair que sa capacité d'analyse n'est pas très développée ou encore qu'on apprécie les explications discriminatoires qui permettent de juger sans faire d'effort... Chez les riches comme chez les pauvres, il y a des voleurs, des tricheurs et des meurtriers.... Par contre, les lois que le gouvernement établi doivent justement viser à s'assurer que les uns et les autres n'abusent pas... et le type de gouvernement que l'on souhaite illustre les valeurs qui nous animent comme société.... L'article mentionne qu'un déséquilibre important c'est installé.... Qu'est-ce que cela signifie pour vous le fait que la majorité des gens qui travaillent aussi s'appauvrissent et que quelques uns s'enrichissent de manière extravagante souvent en ne respectant pas les lois....

      D'une part, plusieurs personnes sans travail ne sont pas tous des obèses qui s'effoirent sur le divan... votre niveau d'ignorance et d'intolérance est fort... Plusieurs personnes travaillent autant que vous mais sans être rémunérés pour les efforts qu'ils font pour aider des gens qui souffrent... D'autres font beaqucoup d'effort pour s'instruire... d'autres souffrent énormément parce que des gens riches les ont utilisées comme proies pour satisfaire leur désir sexuel de controle (la pornographie et le traffic sexuel se nourrissent de ceux qui ont beaucoup d'argent et qui travaillent de longues heures)... Et oui, il y a des tricheurs aussi qui volent de petites sommes... Heureusement qu'il y a des gents riches intègres et honnêtes qui cherchent réellement à améliorer le sort de leur communauté ou de la planète, mais on a besoin actuellement d'une mobilisation des personnes capables d'imaginer des stratégies qui permettent de protéger la paix social et de protéger l'équité dans la répartition des ressources... Et, vous, que cherchez vous?

    • Benoît Landry - Inscrit 16 mai 2013 06 h 28

      Me semble que vous devriez comprendre qu'en concentrant les richesses de plus en plus ainsi le 1 % se tire dans le pied. Comment voulez-vous qu'un système perdure quand il encourage l'appauvrissement de la très grande majorité du monde. Prétendre que tous ces gens ne font pas les efforts nécessaires pour s'en sortir est risible

    • Marie Rochette - Abonné 16 mai 2013 06 h 30

      Par martin Roy,

      Êtes-vous fâché parce que vous auriez besoin de plus de justice et de responsabilité de la part de chacun ?
      Et si la responsabilité de chacun était justement de contribuer à ce que les moins choyés d'entre nous aient accès à leur part du gâteau d'une vie pleinement satisfaisante?
      Puis, si le rôle du gouvernement était justement de servir de "courtier" entre nous pour faciliter cette mouvance bienveillante?

      Merci de votre commentaire, il m'éclaire sur mes propres histoires que je me raconte!

    • Richard Evoy - Abonné 16 mai 2013 06 h 34

      Croyez-vous que le 0.5% dont il est fait mention travaille si fort que çà pour mériter toute cette richesse? Si le revenu gagné était vraiment proportionnel au niveau d'effort fourni toutes les mères monoparentales qui se défoncent au boulot chez Wall Mart au salaire minimum devraient gagner 30$ de l'heure...

    • Serge Grenier - Inscrit 16 mai 2013 07 h 01

      Monsieur Collin, sur un dollar que le système retourne à la population, il y en a 1 cenne qui va aux pauvres et 99 cennes qui vont aux riches. Ce ne sont pas les chiffres exacts, mais j'exagère à peine.

      Alors que je pense que vous devriez réfléchir à la situation.

      Quand Madame Lagarde du FMI parle de l'accroissement des inégalités, elle ne faisait pas référence aux assistés sociaux, mais justement aux personnes qui « se défoncent au travail et ne comptent pas leurs heures » et dont le niveau de vie baisse inexorablement non pas à cause des nombreux pauvres, mais à cause de quelques riches.

      Ce sont des faits que l'on ne peut plus ignorer.

    • Franck Perrault - Inscrit 16 mai 2013 07 h 08

      Mr Collin,
      quel beau discours sur les assistés! Faut croire que d'après vous, ils ne sont que du côté des plus pauvres. Savez-vous également qu'il existe des travailleurs pauvres? Il y en a même qui essaient de joindre les 2 bouts en additionnant les petites jobs et en fin de mois, dur dur....bien sûr ces personnes ont une vie familiale compliquée, le temps consacré aux enfants, à l'éducation quasi inexistant.... Je vois bien que pour vous pauvreté= assisté= bon-à-rien , discours caricatural qui ne représente nullement la majorité. Et même s'il y en a qui abusent, il faut s'en préoccuper bien sûr, mais cela ne représentera jamais que peu d'argent, à côté des vrais assistés qui se goinffrent sur un système que vous défendez.
      Nombre des personnes qui gagnent beaucoup ne méritent absolument pas les montagnes d'argent qu'elles accumulent gràce à un système basée sur une finance où l'on spécule sur tout et n'importe quoi (le but, faire de l'argent et encore de l'argent!!!), des paradis fiscaux où l'on peut cacher argent, profits (bien sûr pour ceux qui en ont suffisamment), et des salaires exorbitants (+stock-options, indemnités faramineuses...). Rien ne justifie une telle cupidité!!!
      Donc, une meilleure répartition des richesses est nécessaire, juste, et morale. Ce qui ne revient pas à dire qu'il faut juste payer les gens à ne rien faire, mais se servir de cette richesse créée pour encorager la formation, la recherche, l'économie du pays avec des règles socialement et écologiquement équitables, pour créer les conditions d'emplois dignes pour tous et un environnement humain où les inégalités ne s'accroissent pas.
      Cela Mr Collin donne juste un peu plus de grain à moudre que votre caricature du pauvre assisté, et du riche cupide qui bosse honnêtement! Une règle simple (parmi d'autres) serait par exemple personne ne peut gagner plus de 20 fois le salaire le plus bas de son entreprise!!! On augmente le PDG, on augmente la femme de ménage!

    • RONALD LESAGE - Inscrit 16 mai 2013 08 h 33

      M. Marc Collin
      Quand le pdg et son comité administratif s'octroie des augmentations de 58 % et 25% alors qu'ils donnent a peine le coût de la vie aux employés ; surtout considérant qu'ils n'ont pas risqué leur argent mais plutôt fondé une compagnie a numéro ; voila où le bât blesse . De plus qui d'entre eux dépense le plus ces argents au pays en faisant parti de la roue de l'économie locale ?

    • Bernard Gervais - Inscrit 16 mai 2013 09 h 30

      Des arguments un peu simplistes comme ceux qu'évoquent souvent les ténors de la droite radicale.

      Les grands financiers, par exemple, ne travaillent pas plus qu'avant même s'ils sont encore beaucoup plus riches maintenant. Parfois, on l'a vu aux États-Unis, ils ont même l'audace d'utiliser l'argent, reçu de l'État pour relancer leurs entreprises, pour s'accorder de généreux bonus !

      Par ailleurs, le reportage parle aussi, non pas tant des assistés sociaux, mais de ces travailleurs de plus en plus nombreux qui, comme on l'observe depuis une vingtaine d'années, ont beau travailler avec acharnement mais parviennent de moins en moins à s'en sortir. Il s'agit des « working poors » comme le disent les Américains.

    • Damien Tremblay - Inscrit 16 mai 2013 09 h 54

      Ce mélange explosif d’héroïsme et d’ignorance trop répandu dans la “ bourgeoisie des gagne-petit ” a cautionné les pires atrocités dans l’histoire de l’humanité. L’idéologie/praxis “ struggle for life ” [le combat pour la vie; la loi de la jungle] vous honore, mais souffre d’une évidente myopie. Ce sont des politiques fédérales qui ont transféré le stress de l'inflation sur le dos de travailleurs et d’entrepreneurs devenus chômeurs et assistés-sociaux. Pendant que le très Honorable premier Ministre Jean Chrétien procédait à la strangulation d’un chômeur, des magnats de la finance tels que les Bronfman soustrayaient avec sa bénédiction des milliards de dollars au regard du fisc. Alors que maintenant, le très honorable Harper accélère la destruction de la social-démocratie et l’armement du Canada!

      On aime jeter son dévolu sur les plus démunis et les invalides : en 1939, en une seule nuit, une louve au coeur de pierre a procédé à l’élimination physique de cent mille invalides dans les hôpitaux allemands. Un assisté-social coûte 600 $ par mois. Un pensionnaire de la prison de Drummondville coûte 2000 $ par semaine; plus les dommages collatéraux de ses actes (Vincent Lacroix, ce monstre, a crucifié 9 000 famille…). La criminalité coûte 1600 $ per capita aux Canadiens. Le matin, à São Paulo, les enfants assassinés sont ramassés au conteneur à déchets; alors que la principale richesse de l’homme est sa générosité.

      Le délire manichéen (travailleurs vs parasites) n’a qu’une seule excuse : l’ignorance pathétique de gens trop occupés à survivre pour s’informer, mais qui trouvent encore un peu d’énergie pour piétiner les plus démunis de la société. Bref, l’enterrement d’une social-démocratie a son prix : moins il y aura d’assistance-sociale, plus il y aura de criminels et de paranoïa.

  • Frédéric Larivière - Inscrit 16 mai 2013 05 h 39

    Rien d'étonnant.

    Tout d'abord, M. Collin, vous ne devriez pas oublier l'informatisation, ainsi que la mécanisation qui coupent beaucoup de possibilités d'emplois autrefois occupés par des humains.

    Dire que les gens travaillent moins? Je ne suis pas si certain que c'est vrai, si on exclus les temps des guerres mondiales, du moins, si nous nous comparons aux dernières décennies. La croissance de l'obésité est un phénomène beaucoup plus complexe que "la paresse", ayant rédigé un article de presque 35 pages sur le sujet, je peux vous l'affirmer.

    Pour ce qui est de la déresponsabilisation, c'est aux parents d'éduquer leurs enfants, mais les adultes rêvent tellement de richesse et de succès, qu'ils sont eux-mêmes irresponsables (voir le taux d'endettement par crédit moyen au Canada des familles), alors comment voulez-vous que des personnes incompétentes apprennent mieux à leurs enfants? Maintenant, la plupart doivent apprendre à se responsabiliser seuls et il est facile de tomber dans le piège du crédit, surtout en jeune âge.

    Vous vous questionnez en quoi il est égalitaire de laisser les gens "assistés" par le système? Vous semblez oublier que tous n'ont pas une santé, n'ont pas tous un âge, ou n'ont pas tous une capacité physique égale. Si une personne est atteinte d'une condition la limitant dans ses capacités à travailler et qu'elle fournit autant d'efforts qu'une personne sans limitations, je ne vois pas pourquoi elle devrait gagner moins.

    Il ne faut pas oublier, que malgré les mesures prises, quelqu'un qui travaille 40 heures par semaine au salaire minimum gagne moins de 20 000$ annuellement au Canada, alors qu'une personne dirigeant une banque, par exemple, peut aisément avoir un salaire annuel dans les 6 chiffres, sans compter les bonus qui peuvent monter dans les millions.

    C'est ridicule de croire que même avec 50% de taxation, et donc 500 000$ restants sur 1 million, on a le même niveau de vie qu'une personne pauvre. L'égalité se présente dans l'équilibre des oppor

  • Guy Vanier - Inscrit 16 mai 2013 06 h 06

    Comment ça rien sur la cause?

    Il faut être perspicace pour trouver les causes quand la majorité des journaux appartiennent à ce 0.5% et non seulement, ils n'en parlent pas mais nous endorment avec des histoires pour servir leur cause. Ça fait belle lurette que notre démocratie est malade! Ne pas oublier que nos politiciens ont besoin des sous de ces oligarques et de ces journaux pour se faire élire.
    Mais si vous relisez l'histoire du monde vous constaterez que nous avons atteins le niveau ou de gros changements se produisent.
    Rappelez vous les deux grandes guerres {10M de morts dans la premiere et 55M dans la seconde}ont et causées par ce genre de déséquilibre .

    • Yvan Dutil - Inscrit 16 mai 2013 07 h 02

      Je ne suis pas convaincu que les deux Grandes Guerres ont été causé par des inéquités économique. Va peut-être pour la deuxième. Mais, le guerres ne sont pas déclanchées par le peuple, mais par les gouvernements.

    • Roxane Bertrand - Abonnée 16 mai 2013 07 h 14

      Et il y en des guerres dans le monde actuellement. Les temps passent mais avec le recul on verra peut-être la noirceur des moments présents.

      Toutefois, il y a au moins 0,5% des gens qui trouvent que tout va bien. Avec 35% des moyens, il est sûrement plus facile de faire croire qu'on a raison, que tout va bien, et que c'est de la faute des autres.

      Y a-t-il un lien avec l'éducation qui monte de prix?

    • Richard Laroche - Inscrit 16 mai 2013 12 h 55

      Voici une piste intéressante:

      1- Lire ce livre de référence de "droite économique" sur la microéconomie et la macroéconomie: http://mises.org/rothbard/mes.asp

      2- Lire quelques livres de "gauche" sur la théorie de l'information, notamment Noam Chomsky.

      3- Lire quelques livres de thermodynamique et d'Éconophysique

      4- Prendre connaissance de la lecture de remise de prix Nobel d'Économie Joseph Stiglitz

      Les lois économiques classiques prédisent les mécaniques d'ordre des marchés sous l'hypothèse implicite de l'information parfaite, ou du moins, d'un coût nul (aucune entropie) d'acquisition d'information. Néanmoins, plus il y a d'asymétrie d'information dans un marché, plus celui-ci tend au chaos. À la limite, la richesse dans un pur chaos se distribue de la même manière que le prédisent les équations de Maxwell–Boltzmann où la vaste majorité des particules ont une énergie très faible comparé à seulement quelques particules aux énergies élevées.

      En somme, le partage de richesse est directement lié au partage d'information.

  • Rafik Boualam - Inscrit 16 mai 2013 06 h 36

    Monsieur Collin

    Vous faites des raccourcis un peu simplistes. Ce que vous oubliez d'ajouter, c'est qu'avec l'augmentation de l'emploi précaire au salaire minimum, de plus en plus de travailleurs qui se défoncent au travail comme vous dites n'y arrivent plus, ils sont obligés de fréquenter les soupes populaires. Et cette tendance n'a pas l'air de vouloir s'inverser. Délocalisation, robotisation, nouvelles technologies, l'économie et
    e monde du travail, monsieur Collin ont bien changé au 21ème siècle.

  • Pierre Mayers - Inscrit 16 mai 2013 06 h 56

    Et le pouvoir ?

    0,5% de la population accapare 35% des avoirs. Déjà révélateur ! Mais il serait encore plus intéressant de connaître le pourcentage de pouvoir que détiennent directement ou indirectement ces 0.5% sur la gouvernance des différents états et sur les organes de contrôle social : corps législatifs, pouvoir exécutif, armé, police, justice, culture populaire, recherches scientifiques, éducation, informations etc

    J'ai l'impression que l'idéal démocratique est actuellement de plus en plus usurpé par ces 0.5%.