Le pétrole de l’Ouest prend le train

Le grand patron du Canadien Pacifique juge qu’il serait prématuré d’investir dans de nouvelles infrastructures.
Photo: La Presse canadienne (photo) Jeff McIntosh Le grand patron du Canadien Pacifique juge qu’il serait prématuré d’investir dans de nouvelles infrastructures.

Toronto — Le chef de la direction du Canadien Pacifique croit que le rail et les oléoducs peuvent, pour l’instant, se partager le transport des hydrocarbures.

Hunter Harrison a toutefois déclaré, lors de l’assemblée annuelle du transporteur ferroviaire, que la compagnie avançait prudemment sur ce terrain et qu’elle ne prévoit pas construire d’infrastructures pour répondre à ce qui pourrait n’être qu’une hausse temporaire de la demande.


Le Canadien Pacifique transporte de plus en plus de pétrole brut, les producteurs canadiens tentant d’envoyer leur produit vers le marché alors que les entreprises d’oléoducs peinent à augmenter rapidement leur capacité. Ce facteur a notamment permis à la compagnie d’afficher le mois dernier ses meilleurs résultats du premier trimestre en 132 ans d’existence. M. Harrison ajoute que le débat sur l’oléoduc Keystone XL a rappelé que le transport ferroviaire était une alternative viable.


Le Canadien Pacifique prévoit doubler ses livraisons de pétrole brut 12 mois plus tôt qu’il ne l’avait prévu.