Pierre Karl Péladeau présidera le conseil d'Hydro Québec

Pierre Karl Péladeau
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Pierre Karl Péladeau
Le gouvernement Marois nomme Pierre Karl Péladeau comme président du conseil d’administration d’Hydro-Québec.
 
« Il n’y a pas d’autres personnes qui ont été approchées, c’est Monsieur Péladeau qui m’a approché pour me dire qu’il était intéressé à servir et c’est moi qui ai décidé, avec la ministre des ressources naturelles, de lui offrir cette fonction », a expliqué la première ministre à l’issue du conseil des ministres mercredi matin.
 
Il entrera en fonction le 15 mai 2013. Son mandat sera de réviser la politique et la stratégie en matière d’efficacité énergétique, de même que la stratégie d’Hydro-Québec qui arrive à échéance cette année. « Nous pensons que le nouveau président du conseil d’administration doit pouvoir contribuer à la définition de cette nouvelle stratégie », a ajouté Mme Marois.
 
La première ministre estime que cet « homme de grande envergure » et « entrepreneur aguerri » pourra mener la société d’État à « jouer un rôle encore plus important au niveau du développement des régions et au niveau international ».
 
Pierre Karl Péladeau a renoncé à la prime généralement versée au président du CA qui est de l’ordre de 125 000 $ par année. Hydro-Québec devra néanmoins verser une prime de départ du même montant au président sortant, dont le mandat n’était pas encore arrivé à échéance.
 
Pour Pauline Marois, le nouveau président du CA d’Hydro-Québec n’est pas en conflit d’intérêt puisqu’il quitte les fonctions qu’il occupait au sein de son entreprise. « Il demeurera président du conseil d’administration de Québecor et si tant est qu’il y avait des dossiers où il pourrait risquer d’être en conflit d’intérêts, évidemment, à ce moment-là, il l’indiquera et se retirera des décisions qui pourraient être susceptibles de le mettre en conflit d’intérêts. »
 
Le Devoir
72 commentaires
  • André Le Belge - Inscrit 17 avril 2013 10 h 51

    Le nouveau président d'Hydro

    Un néo-libéral notoire. Ça promet pour les jobs d'ouvriers spécialistes: coupures et privatisation des services!|

    • Georges Washington - Inscrit 17 avril 2013 11 h 19

      Il a quand même un passé Marxiste-Léniniste à l'époque où il se rebiffait contre papa dans les années 70. Il a connu pas mal d'autres politiciens d'aujourd'hui chez les ML à l'époque des grands idéaux internationaux et de la solidarité planétaire.

    • Philippe Bonneau - Inscrit 17 avril 2013 11 h 29

      C'est surprenant pour une premiere ministre social démocrate.

    • Patrick Asselin - Inscrit 17 avril 2013 15 h 02

      L'institut économique de Montréal va maintenant influencer Hydro-Québec de l'intérieur. Il ne manque que Claude Garcia et Nathalie Elgrably. Bravo !!!

      Privatisation partielle d'Hydro-Québec ? j'espère que non.

    • Thomas Sallé Phelippes de La Marnierre - Inscrit 17 avril 2013 15 h 05

      C'est justement : Pauline Marois n'est pas socio-démocrate. J'espère que vous commencez à le réaliser !

    • Alain Carmel - Inscrit 17 avril 2013 23 h 24

      @ Philippe Bonneau


      Pauline Marois? Social-démocrate?

      Dans mon dictionnaire "Français-Langue de bois", quand une politicienne dit qu'il faut "modernisé" la sociale-démocratie, c'est qu'elle veut donner un coup de barre vers la droite!

  • Maxime Benoit - Inscrit 17 avril 2013 10 h 57

    ...

    Quoi?

  • Victor Raiche - Inscrit 17 avril 2013 10 h 59

    Mains propres

    Cet « homme de grande envergure » et « entrepreneur aguerri » à également l'avantage (c'en est un par les temps qui courent), contrairement à tant d'autres (Cf. Commission Charbonneau) de ne pas avoir les mains sales.
    Souhaitons-lui 'bon vent'.

    • Claude Lachance - Inscrite 17 avril 2013 13 h 05

      Les mains propres? Ils ont tous les mains propres à la commissions Charbonneau, jusqu'à preuve du contraire, pour le reste chacun son Sagard.

    • Claude Lachance - Inscrite 17 avril 2013 13 h 08

      On a oublié la grève au Journal de Montréal, et l'embauche de "scabs".Grèv qu'il a viré en lockout.

  • John Patrick - Inscrit 17 avril 2013 11 h 04

    La compétence de PKP ne peut pas être constesté. Cependant, je serais curieux de connaître son affiliation politique et si ça un lien avec cette nomination. Avec toutes les dernières nominations partisanes, je ne serais pas surpris qu'il ait contribué à la caisse du PQ ,tant en argent qu'en relations d'affaires.

    • Lisa Hamel - Inscrite 17 avril 2013 13 h 17

      Mais quelle compétence? A-t-il au minimum un bacc en sciences naturelles/physiques? Quelles sont ses connaissances en matière d'énergie? Il y a tant de défis par rapport à notre réseau énergétique en ce moment: utilisation des surplus, développer la filière renouvelable, trouver des alternatives au gaspillage thermique (c-à-d chauffer à l'électricité), et j'en passe. Que comprend t-il des lois de la thermodynamique?

      Le président du CA ne se doit-t-il pas d'avoir un minimum de connaissances techniques sur ces enjeux pour avoir une vision d'ensemble, holistique et cohérente, et de surcoît avant-gardiste?

      Je ne comprends toujours pas cette logique de confier des postes-clés à des gens certes compétents, mais ne possédant pas le minimum de connaissance nécessaires pour assumer avec brio leurs fonctions. Je souligne: avec brio.

      Drôle de choix, et de message à envoyer à la société. Mais ce n'était pas Julie Schynder qui appuyait publiquement Pauline Marois juste avant les élections? Ma mémoire est-elle correcte? En tous les cas, je crois que cette nomination n'est certainement pas spontanée, et assurément planifiée. Corruption, quand tu nous tiens!

    • Genevieve Boulet - Inscrite 17 avril 2013 20 h 57

      Mme Lise Hamel: Oui, il s'agit bien de Julie Snyder, la conjointe de PKP (devrait-on dire PQP plutôt?) qui avait été serré Marois sur scène juste avant les élections.

      La même qui a reçu le titre de Patriote de l'année des mains de la SSJB.

      Copinage? Sûrement, il suffit de regarder toutes les autres nominations partisanes qui pleuvent du PQ depuis son élection. Être minoritaire ou non, ne change rien à rien à ces placements de ti-zamis.

      Notre classe de parvenus se porte très bien dans notre plutocratie!

  • François Querry - Inscrit 17 avril 2013 11 h 05

    À surveiller de près

    La nationalisation de l'électricité est l'héritage de René Lévesque.

    Combien de bien nantis attendent avec impatience le feu vert pour transformer cette société d'état en société privée cotée en bourse?

    Qui sera rachetée ensuite par des intérêts étrangers, comme bien de grandes sociétés françaises déjà...

    Il ne faut pas que cet héritage nous file d'entre les mains.

    • Sylvain Auclair - Abonné 17 avril 2013 13 h 35

      En fait, l'Hydro-Québec a été créée en 1944 par Adélard Godbout, l'homme aurait fièrement ciré les bottes de nos militaires et qui a obtenu plus de voix en 1944 que Maurice Duplessis, qui a cependant eu plus de députés.

    • Jean-Sébastien Rozzi - Inscrit 17 avril 2013 21 h 55

      Monsieur Auclair,

      La création d'Hydro-Québec en 1944 ne correspond pas à la nationalisation de l'électricité, puisque des entreprises privées subsistaient encore dans le domaine de l'électricité à cette époque. C'est donc René Lévesque qui a nationalisé l'électricité au Québec, en libérant complètement cette dernière du joug de la big business.

      Et aujourd'hui, avec les barrages privés dont ceux de Rio Tinto, il y a tout lieu de se demander si nous n'assistons pas à la dénationalisation tranquille de l'électricité.