Le CN suspend sa participation au Plan Nord

Le CN a récemment interrompu l’étude de faisabilité et l’évaluation environnementale du tracé afin d’évaluer les « échéanciers » des travaux d’exploitation de fer des sociétés minières.
Photo: La Presse canadienne (photo) Jonathan Hayward Le CN a récemment interrompu l’étude de faisabilité et l’évaluation environnementale du tracé afin d’évaluer les « échéanciers » des travaux d’exploitation de fer des sociétés minières.

Le projet de train du Plan Nord a déraillé. La Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada (CN) met en veilleuse le projet de construction d’un chemin de fer de plusieurs centaines de kilomètres entre les projets miniers de la fosse du Labrador et le port de Sept-Îles, a appris Le Devoir.

Le CN a récemment interrompu l’étude de faisabilité et l’évaluation environnementale du tracé afin d’évaluer les « échéanciers » des travaux d’exploitation de fer des sociétés minières. À ce moment-ci, « il n’y a rien d’exclu », y compris l’abandon du projet par le CN, ce qui représenterait un coup dur pour la pièce maîtresse de l’ancien gouvernement, le Plan Nord.


« On est, en ce qui concerne cette initiative-là, comment dire, en pause », a affirmé le porte-parole du CN, Louis-Antoine Paquin, en entrevue téléphonique avec Le Devoir. « Le CN et notre partenaire, la Caisse de dépôt et placement, procèdent à une évaluation du projet de concert avec le groupe de clients. Il semble que certains projets miniers soient retardés », a-t-il poursuivi.


Cliffs Natural Resources, Labrador Iron Mines Holdings, New Millennium Iron Corp., Cap-Ex Ventures, Alderon Iron Ore Corp., ainsi que Champion Iron Mines Limited forment le groupe de sociétés minières ayant manifesté un intérêt à l’établissement d’un lien ferroviaire entre les gisements de fer de la fosse du Labrador de part et d’autre de la frontière Québec -Terre-Neuve-et-Labrador.


« Nous avions statué, dans notre modèle d’évaluation économique préliminaire, que le CN construirait le chemin de fer, mais dans l’étude préliminaire, nous supposons plutôt que nous devrons construire nous-mêmes le chemin de fer », a indiqué au Devoir la directrice des relations avec les investisseurs de Champion Iron Mines Limited, Katrina Chua, dans la foulée de la publication de l’étude de faisabilité préliminaire de son projet Consolidated Fire Lake North.


Le CN devra trancher au plus tard en juin, après quoi les compagnies minières pourraient décider de faire cavalier seul.


« On va prendre les décisions appropriées quant à l’étude de faisabilité et à l’évaluation environnementale une fois qu’on aura reçu les résultats », s’est contenté d’affirmer M. Paquin du CN jeudi après-midi.


L’idée de réunir les six sociétés minières autour d’un autre projet de chemin de fer dans la région du Nord-du-Québec n’est pas écartée, à l’instar de celle de demander l’autorisation à ArcelorMittal afin que le minerai des six joueurs emprunte son chemin de fer privé, qui n’est pas actuellement utilisé au maximum de sa capacité. Les six sociétés minières devraient néanmoins y construire un tronçon de 50 à 60 kilomètres.


« Ils ont [le CN] vraiment jusqu’à la fin juin pour revenir à tout le monde avec l’accord de finaliser ou non leur étude de faisabilité. Nous ne pouvons pas vraiment approcher les autres sociétés dans la fiducie, et les autres sociétés ne peuvent pas nous approcher jusqu’à ce que le CN en vienne à une décision », a spécifié Mme Chua. « Cela fait partie de l’entente. »


En plus de jauger une nouvelle fois l’intérêt des sociétés minières pour l’extraction de minerai de fer à plus de 800 kilomètres au nord du fleuve Saint-Laurent, le CN serait embêté par les défis techniques se profilant devant elle si elle décide de foncer, selon une source consultée par Le Devoir.

 

Attirées par les gisements de fer


Le projet privé évalué à quelque cinq milliards de dollars était destiné à desservir les compagnies minières qui veulent s’établir dans la fosse du Labrador, attirées par les gisements de fer qu’elle renferme.


En octobre dernier, la directrice des affaires publiques et gouvernementales du CN, Julie Sénécal, avait toutefois indiqué que l’élection d’un gouvernement du Parti québécois un mois auparavant n’avait aucun impact sur le projet ferroviaire. « Nous continuons d’aller de l’avant », avait-elle déclaré en entrevue au quotidien Le Soleil.


La compagnie ferroviaire avait fait paraître dans des publications canadiennes, américaines et européennes un avis appelant les compagnies minières intéressées à grossir la clientèle du train à se manifester.


En mars 2012, le ministre des Finances, Raymond Bachand, annonçait que le CN s’associerait à la CDPQ pour l’établissement d’une liaison ferroviaire entre Sept-Îles et Schefferville. Le porte-parole de l’opposition officielle en matière de Finances, Nicolas Marceau - aujourd’hui ministre des Finances et de l’Économie -, regardait d’un mauvais oeil l’investissement de la CDPQ dans le projet de chemin de fer, le jugeant « très risqué pour une institution qui a pour mandat de faire fructifier les cotisations des Québécois ».


Les communautés innues d’Uashat et de Maliotenam ont quant à elles pressé Québec et Ottawa de procéder à une évaluation environnementale « complète et approfondie » du projet de chemin de fer du CN et de la CDPQ, prévenant du même souffle que la compagnie ferroviaire devait obtenir leur feu vert avant de poursuivre ses travaux.


L’idée d’aménager une voie ferrée ne servant qu’à « exporter nos ressources [naturelles] » à l’extérieur des frontières du Québec sans transformation « n’a pas d’allure », avait pour sa part fait valoir le Syndicat des Métallos.

26 commentaires
  • Yves Côté - Abonné 8 février 2013 03 h 04

    Défi...

    Le premier défi à à relever par un gouvernement républicain est celui de l'accessibilité des citoyens à leur territoire national. Et de toute évidence, cette liberté ne nous sera jamais donnée par Ottawa.
    Le gouvernement du Québec, celui de son peuple en quête de souveraineté politique entière, devra un jour ou l'autre prendre les mesures adéquates pour permettre cette accessibilité et le transport ferroviaire, fret et passagers, devra faire alors partie de ses priorités. Alors pourquoi ne pas aller franco dès maintenant en prenant l'initiative d'une ligne de train essentiel à tous ?
    Réunissons tout le monde autour d'une table comme on sait si bien le faire au Québec, ne sommes-nous pas connus dans le monde entier pour cette qualité de parole ?, en commençant le travail avec les communautés autochtones qui, en toute justice, se trouveront parties prenantes égales du projet.
    Je rêve ?
    Non, je suis ambitieux pour mon pays et impatient de poser un premier geste collectif pacifique, progressif, républicain et rassembleur d'affirmation nationale sur notre territoire.
    Le train est une affaire fédéral ?
    Tant pis. Si Ottawa veut nous empêcher d'entrer dans un troisième millénaire rempli de promesse, le Canada n'aura qu'à nous envoyer son armée équippée jusqu'aux dents. Son gouvernement donnera alors ouvertement au monde entier le spectacle de sa détermination anti-démocratique à nous dominer. D'empêcher le Québec de se développer n'apparaîtra glorieux à personne. En commençant par les Canadiens eux-mêmes.
    Le reste du Canada ne veut pas du développement ferroviaire ? Soit; donc acte. Nous n'obligerons personne hors Québec à nous suivre et ne compterons que sur nos deniers propres pour ouvrir notre territoire à un développement économique, culturel et social qui profitera à tous. Pourquoi attendrions-nous une permission extérieure ou une indépendance politique toujours incertaine pour aller de l'avant chez nous ?
    (suite ci-dessous)

  • Yves Côté - Abonné 8 février 2013 03 h 27

    Défi (suite)

    Un jour, les Québécois se déterminèrent unilatéralement à se verser directement à eux-mêmes des impôts et leur gouvernement représentatif prit les moyens pour ce faire. Et les fédéraux plièrent à la volonté du peuple, ne pouvant empêcher le Québec d'avancer. Tous Québecois, autochtones et non-autochtones, n'attendons pas de permission extra-territoriale pour déterminer ce qui est bon pour nous et avec le transport ferroviaire, récidivons l'affirmation de notre souveraineté populaire. Le seul roi d'un pays, c'est le peuple. Après tout, le représentant d'une monarchie se définissant comme de droit divin n'est rien d'autre qu'un symbole ! D'ailleurs, n'est-ce pas ce que les tenants du Canada britannique nous répètent à chaque fois qu'une critique constitutionnelle frappe le coeur du manque d'égalité en droit du Canada ?
    Je n'ai peur de rien ?
    Ah oui j'ai peur. Mais je n'ai peur que de la peur elle-même. De ce qu'elle nous fait croire impossible à réaliser. Le reste m'est perçu comme à notre pleine et entière mesure.
    "Nous, le peuple du Québec...", à moi le sans grade et sans titre, cela me va entièrement pour remplacer "Sous le règne de...".
    Arrêtons de pleurnicher que le Canada nous empêche de faire ci ou de faire cela. Faisons ensemble ce qu'il convient au bien de tous et le reste suivra.
    Combien de communautés autochtones refuseraient leur désenclavement géographique, mais surtout ceux social et économique, si un projet de réseau ferré convenable et respectueux de la nature pour elles leur donnerait à mieux s'épanouir ?
    Et je ne parle pas ici biensûr du train pour Manouane qu'a si bien montré naguère le cinéaste Arthur Lamothe... film qu'à mon avis il faut sans cesse revoir pour se donner une idée juste du traitement historique durable, inégalitaire en droits, que le Canada entretient à l'endroit de quiconque n'est pas dans ses normes sociales et culturelles.
    L'occasion nous en est donnée, avançons.
    Et vive le Québec en marche vers sa liberté !

    • Jocelyn Cloutier - Inscrit 8 février 2013 08 h 29

      Pourquoi une remise en question d'un partenaire non indispensable à la réalisation du Plan Nord devrait-elle créer autant de commotion et inciter à crier au loup ?
      Les démarches financières devraient-elles toujours avoir pour but de supporter aveuglément les démarches politiques pour qu'elle puissent être considérées comme légitimes ?
      Et si le géant créé par Jean Charest dans la précipitation politique avait en réalité les pieds en argile, faudrait-il continuer à y ajouter du poids ?

    • Réal Ouellet - Inscrit 8 février 2013 10 h 15

      "Un jour, les Québécois se déterminèrent unilatéralement à se verser directement à eux-mêmes des impôts et leur gouvernement représentatif prit les moyens pour ce faire. Et les fédéraux plièrent à la volonté du peuple, ne pouvant empêcher le Québec d'avancer."

      Je ne suis pas certain que cette assertion soit exacte. Je crois plutôt que jusqu'à l'avènement de la 2e guerre mondiale, le Québec occupait la totalité du champ de taxation mais que le gouvernement du Québec de l'époque en a cédé un partie au fédéral qui le réclamait pour financer sa participation à la guerre. Cette autorisation devait être temporaire mais le fédéral n'a jamais cédé par la suite les pouvoirs qui lui avait été cédé.

    • Denis Carrier - Abonné 8 février 2013 11 h 15

      Tout à fait d'accord!

    • Dydier Defaye - Inscrit 8 février 2013 11 h 17

      @Réal Ouellet, vous faite erreur avant guerre les impôts et taxes étaient payés au fédéral et seulement au fédéral y compris pour le Québec. Pendant la guerre pour se soulager un peu le fédéral à demander aux provinces de prélever les impôts et les taxes eux mêmes pour le durée de la guerre. à la fin de la guerre le fédéral à repris ses prérogatives sauf qu'au Québec Duplessis n'a pas voulu renoncer à l'impôt et à la taxe pour diverses raisons. voilà pourquoi depuis le Québec paye 2 fois l'impôt sur le revenu et à une taxe de vente de plus que les autres provinces.

    • Sylvain Auclair - Abonné 8 février 2013 12 h 23

      Monsieur Defaye,
      C'est vous qui vous trompez. Avant la guerre, c'est le fédéral qui n'avait pas d'impôt sur le revenu. Il a loué au province ce droit, pour le temps de la guerre. Seul le Québec a décidé de le récupérer.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 9 février 2013 07 h 33

      Monsieur Defaye, y a du monde qui aurait intérêt à relire l'histoire avant d'avancer des choses ! Des refeseurs on en a assez l'autre bord de la rivière des Outaouais ! Et des défeseurs on en a trop de ce côté-ci !

      Pis si le CN de l'est à l'ouest ne veux rien savoir, ben... vous savez quoi ! Partons le QN du nord au sud ! Pis donnons la job à Bombardier. Des métro, des trains, c'est tout comme ! Du fer pour faire des rails, on en à en haut, pas besoin de le faire venir d'ailleurs. Pis pas besoin de la gang de Toronto pour nous dire comment faire !

  • Georges Washington - Inscrit 8 février 2013 04 h 30

    Un autre projet qui finira mal

    Comment peut-on être souverainiste et soutenir un parti comme le PQ qui passe le plus clair de son temps à mettre des bâtons dans les roues de tout développement au Québec? Quel sorte de pays veut-il bien donner aux Québécois? Un pays où les gens habitants dans les régions n'auront pas de boulot autre que de se costumer en habits d'époque et étoffe du pays pour accueillir les touristes en faisant croire qu'ils sont heureux de faire les guignols?

    Depuis que l'équipe péquiste est arrivée au pouvoir que quiconque veut faire un projet au Québec ne sait plus sur quel pied danser. Ils ont fini par paralyser complètement le développement économique du Québec. Est-on supposés vivre d'amour et d'eau fraîche?

    • François Ricard - Inscrit 8 février 2013 06 h 20

      L'extraction du minerai, aujourd'hui, requiert de moins en moins de main d'oeuvre.
      C'est surtout sa transformation, surtout sa troisième transformation, qui crée des emplois.
      Et cette troisième transformation est faite ailleurs. Les emplois sont créés ailleurs qu'ici. Et c'est comme cela depuis les premières mines mises en exploitation il y a plus de cent ans.
      Il faut arrêter de donner notre butin pour des miettes.

    • André Chevalier - Abonné 8 février 2013 06 h 24

      «En octobre dernier, la directrice des affaires publiques et gouvernementales du CN, Julie Sénécal, avait toutefois indiqué que l’élection d’un gouvernement du Parti québécois un mois auparavant n’avait aucun impact sur le projet ferroviaire.»

      Il me semble que c'est clair!
      Les protagonistes eux-mêmes de ce projet ne lient pas leurs décisions à l'élection du Parti québécois.

      Il faut avoir l'esprit tordu pour rendre le PQ directement responsable de cette décision, comme vous le faites, monsieur Savard, quoique... le fait que le nouveau gouvernement n'entend pas engloutir des milliards de fond publics dans le projet à haut risque du Plan Nord improvisé de Jean Charest, les parties concernées, les minières et le CN, deviennent hésitantes devant la perspective d'assumer eux-mêmes ces risques. Ils se rendent compte que le Plan Nord tel qu'improvisé par les libéraux n'est peut-être pas viable.

    • Georges Washington - Inscrit 8 février 2013 10 h 11

      M. Chevalier,

      il y a ce que disent les relationistes sur la place publique et ce qui se passe dans les coulisses. C'est un secret de polichinelle que depuis des mois les minières somment Québec de se brancher afin qu'elles sachent à quoi s'en tenir. Elles sont sur le qui vive ne sachant trop ce qui va arriver avec les redevances et la grande révision que veut faire le gouvernement péquiste. Or, si vous lisez l'article, le CN mentionne exactement les hésitations des minières comme raison de son retrait.

      Il me semble que ça aussi c'est très clair.

    • Bernard Moffett - Inscrit 8 février 2013 10 h 16

      Histoire des chemins de fer du Canada-Labrador-Côte Nord:
      http://sinfin.net/railways/world/canada/lab-qns.ht
      D'après ce qu'on y voit les minières ont par le passé construit leurs propres lignes de chemin de fer (courte et moyenne distance) et ce par un nombre relativement faible d'exploitants qui s'y sont installés suffisamment longtemps et solidement pour rentabiliser le transport. C'était l'époque du 1 cenne la tonne !
      D'un coup d'oeil sur une carte indiquant l'emplacement des sites d'extraction actuels et à venir on se rend compte que le territoire est immense et que les sites sont éparpillés d'un bout à l'autre du territoire.
      Les chemins de fer nécessitent des investissement sur le long terme tandis que l'extraction minière, ayant gagné en efficacité, s'implique fiablement surtout à moyen terme. Des bases de temps incompatibles. De plus le plan Nord semble s'être édifié par l'adjonction d'une ribambelle éparse d'intervenants (intérêts financiers) hétérogènes non liés les uns aux autres et dont le nombre est variable et plus ou moins prévisible. Dans ces conditions, difficile de convaincre pour des investissements d'envergure à long terme. Une des malédictions du plan Nord vient justement du fait qu'on ne peut compter sur un nombre suffisamment constant et connu d'investisseurs prêts à se regrouper pour supporter des investissements de taille et de longue durée. L'investissement 'moderne' est plutôt du type 'hit and run financier' sur laquelle quiconque veut prévoir à long terme pourrait se faire 'planter' royalement. C'est ce qui arrive probablement avec le CN. Seul les états peuvent envisager le long terme. Celui du Québec? Celui du Canada? Ou bien... les Chinois?
      Avant de blâmer la couleur d'un blason on devrait plutôt questionner la qualité des différents montages afférents au plan Nord. Mieux vaut pleurnicher aujourd'hui que brailler demain et laissons donc tomber l'argumentaire puéril. Si ça ne fonctionne pas autant trouver autre chose.

    • Georges Washington - Inscrit 8 février 2013 15 h 21

      M. Moffett,

      justement, où il est le risque puisque ce serait le CN qui en ferait les frais? Je pense que vous détournez un peu ce que je dis. Ce qui se passe ici n'est qu'un exemple parmis d'autres de ce que les grandes remises en question de tout ce qui s'est fait depuis 10 ans par le gouvernement en place produit comme effet sur les investissements et les investisseurs. Ce cas n'est pas unique.

      Nous nous souviendrons des sorties spectaculaires des nouveaux ministres au lendemain de leur assermentation pour déclarer sur la place publique que plus rien n'allait et qu'ils remettaient tout en question. D'ailleurs, Pauline Marois elle-même n'a-t-elle pas admis suite à sa visite à Davos que cela avait créé un climat d'incertitude (restons modérés dans les termes) auprès des investisseurs qui retenaient maintenant leur souffle ne sachant trop ce qui pouvait se passer au Québec.

      L'entrepreneur cherche à minimiser ses risques, une équipe gouvernementale qui s'en va dire à peu près n'importe quoi n'importe comment sur la place publique n'est pas de nature à rassurer quiconque veut entreprendre quelque chose au Québec.

      C'est de ça dont je parle et je réitère, cet exemple n'est qu'un parmi d'autres.

  • Denis Paquette - Abonné 8 février 2013 05 h 16

    Trop occupé par le pétrole de l'Alberta

    Un volte-face intéressant, serait-ce qu'a partir du moment ou l'état québécois refuse d'etre le bailleur de fonds, que le projet devient moins intéressant. Comment peut-on qualifier cette attitude. Mon opinion est qu'il y a toujours eu anguilles sous roches.Ne serait-ce pas le rôle du fédérale de désenclaver le grand nord. Surtout que le passage de la mer du nord va etre libre beaucoup plus tot que l'on croyait. Les russes y investissent énormement. Qu'attend le gouvernement Harper en dehors de ses beaux discours. Peut etre sont-ils trop occupés par le pétrole de l'Alberta

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 9 février 2013 07 h 41

      Vous voulez vraiment que le fédéral ouvre le nord du Québec, j'ai tu bien compris ? Attendez-vous qu'un fédéral vienne attacher votre ceinture le matin aussi ?

  • André Dumont - Abonné 8 février 2013 05 h 48

    Si vous n'avez pas encore compris d'où viennent les bâtons qui bloquent les roues de tout beau et grand projet de développement au Québec , y a rien a faire avec vous. On veut un développement socio-économiquement rentable pour nous actuellement et les générations futures , donc respectueux des gens qui l'utilisent ou vont l'utiliser un jour. Est-ce trop exiger à ceux qui veulent s'enrichir à nos dépens? Voulez-vous encore répéter de recevoir des miettes comme l'on n'a fait avec le fer et le bois dans le passé et l'aluminium maintenant ? Pourrait-on un jour comme peuple souhaiter avoir plus de contrôle de notre secteur minier comme nous l'avons fait avec notre secteur énergétique ou sans nos combats et determination nous aurions donner nos eaux aux étrangers comme vous semblez vouloir le faire avec nos mines et en recevoir de minables dividendes.

    • Georges Washington - Inscrit 8 février 2013 10 h 18

      M. Dumont,

      et vous, est-ce que vous comprenez dans quelle situation ces valses hésitations placent les investisseurs? Quand des millions sont en jeu et que des investissements sont déjà consentis et que tout à coup tout est remis en question et paralysé dans l'attente d'une politique le compteur continue de tourner pour les minières alors que les projets n'avancent plus. Il y a aussi des limites à tenir en haleine les compagnies qui se sont impliquées. Peut-être bien que la situation n'est pas entièrement avantageuse pour les Québécois, sauf que si les investisseurs plient bagage devant l'incapacité du gouvernement de se brancher dans des limites raisonnables, la situation devient alors complètement désavantageuse pour les Québécois. Et il semble que tout ça échappe aux ministres concernés.

      Si vous me permettez une compraison, c'est comme si vous commenciez à faire votre épicerie et que tout à coup l'épicier fermait les caisses et annonçait qu'il doit procéder à une révision des prix de tous ces articles, incluant ceux qui sont déjà dans votre panier. Combien de temps êtes-vous prêt à poireauter dans l'épicerie en attendant que l'épicier ait fini la révision de ses prix plutôt que de plier bagage et d'aller dans une autre épicerie?

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 9 février 2013 07 h 46

      Effectivement, c'est très insultant pour ces voleurs de minerais de se faire dire que le party est fini et qu'à partir de ce jour on paye pour avoir notre bien ! La gratuité minérale est aussi terminé que la gratuité scolaire !

    • Frédéric Jeanbart - Abonné 11 février 2013 01 h 15

      Daniel Savard, sachant le mauvais "deal" qui fut entendu avec ces minières, ne serait-ce pas une bonne chose au fond? La richesse du sous-sol ne se sauvera, pas ne vous en faites pas, il ne faut pas croire que ce sont les minières qui enrichissent notre sous-sol de "leur" minerais, c'est le contraire!... ;-)