Hydro-Québec - De l’électricité achetée en pure perte

Hydro-Québec pourrait faire avaler à ses clients une hausse tarifaire de 5 % annuellement jusqu’en 2020 afin de récupérer la somme considérable de 500 millions de dollars par année.
Photo: La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot Hydro-Québec pourrait faire avaler à ses clients une hausse tarifaire de 5 % annuellement jusqu’en 2020 afin de récupérer la somme considérable de 500 millions de dollars par année.

Hydro-Québec a été complice de l’ancien gouvernement libéral en octroyant à tous les vents des contrats d’approvisionnement en électricité superflus, soupçonne l’analyste en énergie Jean-François Blain. Il presse la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction de faire un saut au siège social de la société d’État afin de faire toute la lumière sur les contrats approuvés par le conseil des ministres entre 2003 et 2012.

Surestimant « systémiquement » et « systématiquement » les besoins en électricité du Québec, Hydro-Québec Distribution devra gérer au cours des huit prochaines années des surplus d’approvisionnement bruts de plus de 72 térawattheures (TWh), anticipe M. Blain dans des analyses commandées par l’Union des consommateurs.


« Les besoins réels en électricité se sont avérés de loin inférieurs aux prévisions, sur la base desquelles les appels d’offres [de la société d’État] ont été lancés », fait-il remarquer. « Avant l’application de mesures de gestion des surplus, le portrait brut de la situation, pour les années 2012 à 2020, est que la division Distribution va avoir autour de 72 TWh cumulativement d’énergie livrée en trop par rapport à sa propre évaluation des besoins. »


Les clients québécois d’Hydro-Québec devront régler « dans le pire des scénarios » une facture de quelque 4,5 milliards de dollars, soit « les deux tiers de la valeur de 7,4 milliards de ces approvisionnements excédentaires qui vont se retrouver en coûts échoués ».


La Régie de l’énergie n’ayant pas son mot à dire sur les coûts de production de la société d’État, qui pèsent néanmoins sur la facture des clients, Hydro-Québec pourrait donc faire avaler à ses clients une hausse tarifaire de 5 % annuellement jusqu’en 2020 afin de récupérer la somme considérable de 500 millions de dollars par année.


M. Blain s’explique mal la facture qui sera refilée aux Québécois. « Le risque financier des producteurs privés qui ont gagné un appel d’offres est refilé à l’acquéreur, Hydro-Québec Distribution. Donc, en cas d’erreurs prévisionnelles ou de dépenses irrécupérables, […] le coût est de toute façon refilé en totalité aux clients québécois », rappelle M. Blain.


À ses yeux, les Québécois ont ainsi écopé sans le savoir du « risque financier associé à une réintroduction du secteur privé dans la production de l’électricité au Québec ». « La collectivité se retrouve maintenant avec des parcs éoliens, des petits barrages hydroélectriques, des projets de cogénération », certains d’entre-deux étant de surcroît des « pseudoprojets de communautés locales dissimulées derrière des sociétés en commandite créées par les promoteurs eux-mêmes », dénonce-t-il.

 

Intérêt politique ?


« Est-ce que c’est une facture strictement politique qui a servi à se payer un tout petit peu de capital politique en saupoudrant des emplois en région sans même que les filières soient développées de façon optimale aux endroits où cela aurait été le plus économiquement performant ? », s’interroge Jean-François Blain, avant de lancer : « C’est probablement cela. »


« Est-ce qu’en plus on apprendra un jour qu’il y avait du financement politique occulte en retour ? » poursuit-il, soulignant toutefois qu’il n’a pas l’expertise pour répondre à cette dernière question. L’analyste en énergie rappelle seulement qu’Hydro-Québec constitue « le plus gros attributeur de contrats au Québec », damant le pion notamment au ministère des Transports dans la course des plus importants donneurs d’ouvrages.


Hydro-Québec Distribution est responsable de l’approvisionnement en électricité des Québécois. « Son approvisionnement en énergie, la composante production de notre facture, est constitué essentiellement du bloc patrimonial (178,9 TWh par année) qui, lui, provient obligatoirement de Hydro-Québec Production. » Hydro-Québec Distribution est quant à elle comblée par le biais de processus d’appels d’offres dont l’issue est fixée par décret ministériel.


D’autre part, appelant à une plus grande transparence des activités d’Hydro-Québec, Jean-François Blain dit trouver étonnant que les Québécois puissent élire les membres siégeant aux conseils d’administration des commissions scolaires, mais pas ceux de la plus grande société d’État.

85 commentaires
  • Georges Washington - Inscrit 16 janvier 2013 01 h 04

    Rien de nouveau

    Je m'étonne de voir les spécialistes du domaine se réveiller soudainement. Depuis que le gouvernement Landry s'est lancé dans l'éolien en forçant la main d'HQ que cette opération n'est pas rentable. Déjà à l'époque, HQ s'était vue forcée par le gouvernement d'acheter la production de parcs éoliens privés à 7,5¢/kWh alors que le marché était nettement sous les 4¢/kWh.

    Quand Bernard Landry a forcé HQ à s'engager sur cette voie, ce n'était absolument pas par souci de rentablité, de sécurité énergétique ou même par souci écologique. Il avait sur les bras la fermeture de la mine de Murdochville et l'échec de Gaspésia, il devait créer des emplois en Gaspésie avant la prochaine rencontre électorale. C'est ça l'histoire de l'entrée du Québec dans l'éolien à pure perte pour les actionnaires de la société d'Etat que sont les Québécois.

    Le battage publicitaire intensif que nous servent les activistes écologistes ont fait le reste. La population a crû qu'il était absolument essentiel de jeter l'argent collectif par les fenêtres en forçant HQ à acheter toujours plus d'énergie éolienne. Notez que les tous premiers parcs ne sont toujours pas rentable après une dizaine d'année. Et le PLQ a lancé un appel d'offres pour 4000 MW supplémentaire d'énergie éolienne et HQ signe des contrats avec les propriétaires privés pour 25 ans à un tarif de trois fois le prix du marché. Et ce sont les Québécois qui doivent éponger la facture.

    A une époque plus obscure les Québécois achetaient des indulgences pour accéder au paradis. L'énergie éolienne est devenue les indulgences que les Québécois achètent aujourd'hui. C'est déprimant!

    • Louka Paradis - Inscrit 16 janvier 2013 08 h 16

      Il ne sert à rien d'accuser Paul pour tenter de blanchir les fautes de Pierre : c'est cousu de fil blanc...
      Louka Paradis, Gatineau

    • Rodrigue Guimont - Inscrit 16 janvier 2013 09 h 03

      Soit vous ne savez pas lire correctement un texte, soit vous faites délibérément de la désinformation. M. J.-F. Blain parle ici du Parti Libéral de Jean Charest en poste de 2003 à 2012 et de l’achat en pure perte d’un surplus d’électricité. M. Blain parle également de saupoudrage de petites centrales hydroélectriques afin de satisfaire les promoteurs, de firmes d’ingénieurs et d’élus municipaux et régionaux pour qu’ils se fassent du capitale politique (toujours libéral).

      L’harnachement de la rivière de Trois-Pistoles est un bel exemple et les jeunes Pistolois en savent quelque chose… Ils se sont battus seuls, depuis des années pour que leur rivière, la Trois-Pistoles, ne soit pas harnaché pour remplir les poches de gens politiquement bien placés au PLQ.

      Pourtant en 2003, le gouvernement du Parti Québécois de Bernard Landry avait déboursé 3,3 millions pour mettre fin à cette convoitise d’argent facile par des promoteurs pas très conscientisés afin de garder intact ce joyau régionnal pour les randonneurs pédestres. Le PQ en était venu à la conclusion «que l'impact économique et énergétique de ce projet ne compensait pas les impacts visuels et environnementaux. Pendant dix ans (i.e. le long du mandat des libéraux de Jean Charest) les promoteurs ont tenté à quatre reprises de relancer ce foutu projet insensé.

      Il est à souhaiter que la commission Charbonneau ait le temps (et le devoir) de se pencher sur les combines d’Hydro Québec au cours de ces dix dernières années. Laxisme éhonté qui aurait permis à des firmes d’ingénieurs, à des promoteurs, à des lobbyistes et à des politicailleurs de se mettre plein les poches d’argent des contribuables.

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 16 janvier 2013 12 h 32

      Très bon texte M. Savard

      il est facile d'accuser l'un ou l'autre, mais la réalité c'est qu'on avait pas besoin d'éolien et de nouvelle centrale en sachant que le gaz naturel s'empare du marché et que les cout vont considérablement baisser.

      Vous pensez encore que l'auto électrique est le futur???

    • Georges Washington - Inscrit 16 janvier 2013 15 h 05

      M. Guimont,

      vous m'accusez de désinformation alors que tout ce que je fais c'est retracer l'histoire de l'éolien au Québec pour que les gens puissent mettre en perspective. Or, je pense que vous mettez de oeillères et ne voulez voir que ce qui cloche chez votre adversaire politique.

      Les deux partis sont aussi coupables l'un que l'autre. L'entrée dans l'éolien était injustifiable au Québec. Cela n'a été fait que par opportunisme politique et les Libéraux sont coupables d'avoir lancé un appel d'offres pour siphonner encore plus les ressources d'HQ vers des entreprises privées et au détriment de l'intérêt des Québécois.

      Je ne fais pas de petite politique partisane basse ici. J'ai voté PQ le 4 septembre dernier, bien que je le regrette aujourd'hui. Mais, je n'épargnerai pas les Libéraux non plus dans ce dossier. L'un comme l'autre sont responsables du gâchis.

      Comme le dit M. Lamontagne, l'éolien était et est inutile au Québec. Imaginez, nous avons fermé Gentilly-2 sous prétexte que l'électricité produite coûterait trop cher alors que les parcs éoliens produisent à un prix encore plus élevé. Il y a beaucoup d'incohérence dans ce dossier et c'est le signe que HQ est à la merci des politiciens qui font n'importe quoi, tous partis confondus.

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 16 janvier 2013 17 h 17

      La grosse erreur a été de confier l'éolien au privé. C'est l'Hydro qui aurait dû en être le maître d'oeuvre .

    • Djosef Bouteu - Inscrit 16 janvier 2013 18 h 47

      @ Monsieur Lamontagne : la voiture électrique, c'est non seulement le futur, c'est le présent.

      Dans le contexte québécois de très grande surproduction d'électricité (plutôt) propre, la voiture électrique est encore plus pertinente. D'ailleurs, le gouvernement élu cet automne a annoncé un plan d'électrification des transports. (mais on attend encore des développements dans ce dossier)

      Cela, bien entendu, ne nous dispense aucunement d'exiger des pouvoirs publics qu'ils enquêtent sur les cas de contrats octroyés de façon douteuse pour favoriser des membres et/ou donnateurs du PLQ ou d'autres partis.

    • Rodrigue Guimont - Inscrit 16 janvier 2013 23 h 46

      M. Savard. Le gouvernement Marois n’a pas fermé Gentilly II «sous prétexte que l'électricité produite coûterait trop cher». Gentilly II arrivait à la fin de sa vie utile en déc. 2012. Gentilly II c’est une vieille technologie (CANDU) qui date des années 50 et que peu de pays ont adopté: 20 réacteurs en Ontario, un autre à Point Lepreau au NB et un seul au Québec, si on exempte Gentilly I. Ailleurs de par le monde, on retrouve un seul réacteur de type CANDU en Amérique du Sud et le reste se situe en Asie et en Europe de l’Est. C’est dire…

      Sa réfection aurait couté au bas mot quelques 965 millions de dollars aux contribuables québécois. Thierry Vandal a même laissé entendre en octobre dernier que même le gouvernement libéral de Jean Charest envisageait, après les élections s’il était reporté au pouvoir, de fermer Gentilly II. Et ce n’était pas uniquement une question d’argent. L’actuelle ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, a dit et répété sur plusieurs tribunes qu’il fallait adapter notre économie avec des ressources énergétiques du XXIe siècle. Ce qui élimine d’emblée Gentilly II.

      Vous dites avoir voté pour le PQ le 4 sept. dernier et vous affirmez aujourd’hui le regretter. Une telle affirmation gratuite lâchée dans le vent est facile à écrire et qui sait ce qu’il en est vraiment? Cela ne nous regarde en rien parce qu’invérifiable.

    • Georges Washington - Inscrit 17 janvier 2013 12 h 19

      M. Guimont,

      la fermeture de Gentilly-2 a été justifié par une analyse de coûts qui portait le coût du kWh à 9,4¢ et HQ dans son rapport justifiait donc la fermeture en disant que c'était nettement au-dessus du prix du marché. Evidemment, cette étude de coûts concernait la réfection, tout le monde a compris ça.

      Maintenant, vous trouvez que mon affirmation à l'effet que j'ai voté PQ est gratuite. L'essentiel de votre laïus consiste à défendre le PQ et à accuser le PLQ alors que l'histoire de cette filière (éolien, c'est ce dont je parlais) prend racine avec Bernard Landry. Alors, vous laissez sous-entendre que mon argument est une charge partisane contre le PQ, ce qui est aussi gratuit que mon affirmation. Et c'est essentiellement ce que je reproche à ce M. Blain, de couper dans l'histoire pour n'accuser qu'un seul parti. Le PQ autant que le PLQ sont coupables dans cette histoire et trompent les Québécois.

  • Guy Vanier - Inscrit 16 janvier 2013 03 h 47

    êtes vs surpris? du charest/PLQ tout craché!

    ns avons besoin d'une autre commission d'enquête à notre chère hydro-québec! il y a sûrement de la magouille là aussi.

    • Chantale Desjardins - Abonnée 16 janvier 2013 10 h 23

      M. Bachand pourrait nous renseigner davantage sur cet autre scandale.
      Un "grand économiste" qui veut devenir un chef péquiste-libéral en sait quelque chose sans doute...

  • Francois Parent - Inscrit 16 janvier 2013 05 h 42

    Plus gros producteur de contrat

    Hydro, le plus grand attributeur de contrat non rentable. Il est temps de faire le ménage, Hydro est une vache à lait qui coûte cher aux contribuables. Le Pan Nord n'est pas terminé qu'il est déjà en faillite. Le Québec est mal administré, il y a des abus énormes en complicité avec les libéraux anccienenment au pouvoir.

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 16 janvier 2013 12 h 34

      en plus, Hydro continue de verser des bonus à tous les employés année après année. Ma copine travaille comme infirmière et elle n'a pas de bonus de l'état....

    • Djosef Bouteu - Inscrit 16 janvier 2013 18 h 39

      Correction : Hydro-Québec est une vache à lait qui rapporte beaucoup moins qu'elle ne le devrait à la société.

      En grande partie parce que des compagnies privées et des individus malhonnêtes se sont affairés à la traire avec une grande avidité sous les 9 ans de règne libéral.

    • Marie-Michelle Poisson - Inscrite 16 janvier 2013 21 h 51

      "Il (Jean-François Blain) presse la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction de faire un saut au siège social de la société d’État afin de faire toute la lumière sur les contrats approuvés par le conseil des ministres entre 2003 et 2012."

      Je vous rappelle à tous que M. Duchesneau disait de même il y a peu de temps.
      Je vous invite à relise cet article de Kathleen Lévesque datant du 22 septembre 2011.
      Duchesneau veut enquêter sur Hydro, la société d'État comptait 1000 chantiers en 2010 pour un investissement de 4 milliards.
      22 septembre 2011http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-soci
      J'espère bien qu'avec la reprise des travaux parlementaires bientôt M. Duchesneau donnera suite à cette étude en proposant d'élargir le mandat de la commission Charbonneau ou en demandant une commission d'enquête sur la gestion d'ensemble d'Hydro-Québec.

      "Surestimant « systémiquement » et « systématiquement » les besoins en électricité du Québec, Hydro-Québec Distribution devra gérer au cours des huit prochaines années des surplus d’approvisionnement bruts de plus de 72 térawattheures (TWh), anticipe M. Blain dans des analyses commandées par l’Union des consommateurs."

      Est-ce que cela ne ressemble pas curieusement à des "extras"??? Nous aimerions bien y voir un peu plus clair.

  • Benoît Landry - Abonné 16 janvier 2013 05 h 46

    Le conseil d'administration d'Hydro

    Pour des raisons d'une supposé efficacité, ce conseil a souvent eu dans ces rangs des personnalités issus des plus grandes corporations privées du Québec, genre de Power Corp, ou qu'on soupconne sensible à la corruption comme l'ex maire Vaillancourt de Laval.

    En quoi l'intérêt du grand public est-il servi lorsqu'on laisse entrer des loups dans la bergerie ?

  • Paul Lafrance - Inscrit 16 janvier 2013 05 h 57

    L'électricité

    Le déploiement des éoliennes ne répond aucunement aux besoins en électricté. C'est une décision purement politique pour donner un peu d'ouvrage aux régions et pour fermer la g..... des écolos financés par les producteurs d'éoliennes..L'électricité produite par ces monstres coutent deux fois plus cher.

    • Geoffroy Ménard - Inscrit 16 janvier 2013 09 h 48

      "écolos financés par les producteurs d'éoliennes"
      hahaha

    • André Michaud - Inscrit 16 janvier 2013 11 h 07

      En effet le coût pour produire avec éolienne est de 0.11$ du KW/h alors que l'on vend aux américains l'énergie à 0.06$ du KW/h...donc c'est de l'énergie non seulement inutile mais PURE PERTE!

    • Benoît Landry - Abonné 16 janvier 2013 11 h 41

      Ben oui on tentes de fermer la gueule des écolos tout en favorisant les tinamis du pouvoir.....

    • Jérémie Poupart Montpetit - Abonné 16 janvier 2013 13 h 12

      le virage énergétique n'est pas une mauvaise chose, mais je vois ici que l'on confonds plusieurs éléments du problème ensemble...

      Qu'un virage vers des énergies moins polluantes ne soit pas une cause assez satisfaisante à vos yeux Mr. Lafrance, soit, mais considéreriez vous qu'une centrale nucléaire aux retombés environnementales bien réelles mais aux coûts de production énergétiques moins élevée soit une meilleure alternative ? À lire votre discours, il ne s'agirait d'une décision purement politique et non d'un changement de valeurs sociales.

      S'il s'agissait uniquement de faire "fermer la gueule des écolos financés par des producteurs d'éoliennes", il y a longtemps que ce type de production aurait été abandonné... D'ailleurs, qui sont-ils ces fameux et obscurs "écolos" ? est-ce que ce sont les mêmes "terroristes" décrit par notre PM Canadien ? Non, simplement des citoyens qui savent que la fameuse énergie hydroélectrique dite "verte" est beaucoup plus polluante que ne l'a laissé croire HQ. Ainsi, nous demandons des énergies renouvelables ayant aussi un impact limité sur l'environnement.

      J'en profites pour démonter l'argument de Mr. Michaud: Nous (citoyens québécois) payons l'énergie environ 0.06$ du KW/h (0.0532), tel que vendu aux É-U, mais plusieurs compagnies privées qui décident de s'installer ici recoivent des contrats énergétiques à tarifs tellement préférentiels qu'ils frisent le coût de production. Ainsi, le problème n'est-il pas plutôt que HQ fournit des tarifs un peu trop préférentiels à certains clients lors de la revente ? Qui plus est, en comparaison de la production par centrale hydro-électrique, la production par éolienne est marginale et n'est pas la principale source de suplus énergétiques. Cognez plutôt sur les projets de méga centrale sur la romaine dont l'utilité est douteuse avant de vous amuser au jeu de "l'écolo bashing" de l'éolienne.

      Jérémie Poupart Montpetit
      Étudiant au Doc. en Sc. de l'environnement, UQAM

    • Georges Washington - Inscrit 17 janvier 2013 13 h 12

      M. Poupart Montpetit,

      Nous donnerions l'électricité à ces entreprises que ça nous coûterait collectivement le même prix que ce qu'il nous en coûte de financer à perte la production d'électricité éolienne. Parce qu'à 6¢/kWh au prix du marché, nous allons payer 12¢/kWh les producteurs d'énergie éolienne, ce qui représente donc une perte sèche équivalent au prix du marché de l'électricité. Chaque kWh produit par énergie éolienne coûte 6¢/kWh aux Québécois pour ce qui concerne les nouveaux contrats signés par HQ.

      L'éolien n'est pas rentable au Québec.