Le palmarès des 50 risques les plus importants - Il y a péril en la planète

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Photo: Agence France-Presse (photo) Archives

Les difficultés économiques persistantes sont en train de faire oublier au monde un autre grand péril : les changements climatiques, prévient le forum de Davos dans un rapport où le Canada se classe parmi les pays les mieux préparés devant les principaux risques mondiaux.

« Deux tempêtes - l’une environnementale et l’autre économique - vont finir par entrer en collision. Si nous n’affectons pas les ressources nécessaires pour réduire le risque grandissant que présentent les événements climatiques sévères, c’est la prospérité des générations futures qui pourrait être menacée », a déclaré mardi John Drzik, directeur général au sein de la firme de consultant Marsh McLennan, l’un des partenaires de cette 8e édition du Rapport sur les risques mondiaux du Forum économique mondial qui se tiendra à la fin du mois à Davos, en Suisse.


Les dizaines de milliers de morts de la dernière sécheresse dans la corne de l’Afrique, en 2011, ou encore les 70 milliards de dommages causés par l’ouragan Sandy dans les États de New York et du New Jersey seulement ne sont que les plus récents exemples de ce qui risque de se produire de plus en plus au cours des prochaines années en raison des changements climatiques, observe le rapport de 80 pages auquel, dit-on, ont participé plus de 1000 experts de l’assurance, notamment issus des milieux universitaire et de l'assurance. Une récente étude de la firme Mercer a estimé que leurs coûts économiques pourraient s’élever entre 2 000 et 4 000 milliards d’ici 2030. Et pourtant, l’esprit humain et la communauté internationale sont toujours aussi « peu enclins à l’idée de s’attaquer à une menace à si long terme ».


S’adapter, à défaut de pouvoir contrer


La situation en matière d’environnement s’est déjà tellement dégradée que la principale préoccupation des experts porte de plus en plus sur notre capacité d’adaptation aux changements climatiques plutôt qu’aux moyens déployés pour réduire les émissions de gaz à effet (GES) de serre. Les deux enjeux sont toutefois liés, souligne le rapport : moins la lutte contre les GES sera efficace, plus les efforts d’adaptation devront être élevés.


Un autre scénario évoqué est celui de l’interconnectivité grandissante de notre monde et des risques d’éclatement d’un « cyberincendie sauvage » provoqué par les nouveaux médias sociaux. Pensez à quelqu’un qui crie « au feu » dans un théâtre bondé, dit le responsable du rapport au forum de Davos, Lee Howell. « Une version numérique de cette situation pourrait-elle se produire, où une étincelle de désinformation est capable d’allumer un incendie et de causer des ravages avant que la vérité ne puisse être révélée ? »


Le rapport nous met aussi en garde contre la « dangereuse complaisance » que pourraient induire des décennies de progrès médical. « La résistance grandissante aux antibiotiques risque de porter le coup de grâce à nos systèmes d’assurance-santé exsangues, tandis que notre monde hyperconnecté favorise la propagation des pandémies. »


Comme chaque année, le rapport établit la liste de 50 risques mondiaux souvent interreliés et de nature aussi bien économique et environnementale que géopolitique, sociétale et technologique. Comme l’an dernier, les trois risques jugés les plus probables sont : les disparités profondes de revenus entre les particuliers, les déséquilibres budgétaires chroniques des gouvernements et l’augmentation des émissions de GES. Les trois risques dont l’impact serait le plus grand sont : une nouvelle défaillance majeure du secteur financier, les crises d’approvisionnement en eau et les déséquilibres budgétaires qui gagnent, cette année, un rang sur les crises alimentaires.


Du Canada aux extraterrestres


Pour la première fois cette année, le rapport essaie de classer les pays en fonction de leur capacité à faire face à tous ces dangers en raison de leur robustesse, de leur débrouillardise et de leur accès à des solutions de rechange, ainsi que de leur capacité de réponse et de récupération. Le Canada y pointe au cinquième rang, derrière Singapour (1er) et trois pays du golfe Persique, confortablement devant l’Allemagne (17e), le Royaume-Uni (20e), les États-Unis (29e), la Chine (30e), la France (31e), l’Inde (38e) et le Japon (67e). Il y apparaît particulièrement bien en selle face à des menaces comme les pénuries d’eau, une crise des finances publiques et les pénuries alimentaires, mais plus exposés à des risques environnementaux tels que la surexploitation des espèces, l’incapacité à s’adapter aux changements climatiques et l’augmentation des émissions de GES.


Les auteurs du rapport se sont associés également aux lecteurs de la célèbre revue scientifique Nature afin d’identifier cinq facteurs de risque (appelés X Factors) qui pourraient un jour figurer dans leur portrait de la réalité. L’un d’eux est un emballement du phénomène des changements climatiques qui dépasseraient toutes les prévisions les plus pessimistes. D’autres scénarios plus étonnants y sont abordés, tels que les conséquences d’une augmentation des capacités intellectuelles des humains, grâce à la science, ou la manipulation du climat par des pays inconscients ou malintentionnés.


On évoque même les conséquences possibles de la découverte de vies extraterrestres. « La découverte de formes de vie, même très simples, ailleurs dans l’univers relancerait les conjectures sur l’existence d’autres êtres intelligents et remettrait en cause plusieurs des fondements religieux et philosophiques. »

20 commentaires
  • Raymond Chalifoux - Abonné 9 janvier 2013 06 h 21

    L'optimisme nous tuera... Vivement la panique!

    "... cinq facteurs de risque (appelés X Factors) qui pourraient un jour figurer dans leur portrait de la réalité. L’un d’eux est un emballement du phénomène des changements climatiques qui dépasseraient toutes les prévisions les plus pessimistes."

    50 ans, voilà tout ce qu'il nous aura fallu pour foutre un bordel... "terminal" sur cette planète.

    Quand j'étais enfant, dans les années 50-60, sans compter toutes les espèces de poissons "gros comme ça" que l'on parvenait à prendre - même en appâtant gauchement avec à peu près n'importe quoi -, il y avait des écrevisses (!) dans ce lac de Ste-Agathe où nous avions l’un des très rares chalet d'été construits à proximité.

    Aujourd'hui, tout le tour de ce lac vide de poisson est "richement gazonné, et les risques de prolifération d'algues bleues sont - pour vrai - dix fois gros comme le plus gros poisson de la pire histoire de pêche...

    Or 50 ans, reporté sur l'histoire « environnementale » des Laurentides, de ce lac depuis sa formation et de l'installation progressive d'un équilibre des espèces qui l'habitaient, ce n'est rien; un clin d'oeil. C'est sans exagérer, la vitesse de la lumière!
    (…)
    Par ailleurs, on a reçu cette année dans les Basses Laurentides plus d'un mètre et demi d'une neige formidablement lourde en une quinzaine de jours : bang! Assez pour nous forcer à "pelleter nos couvertures" en décembre!! Assez pour massacrer des milliers d’acres de forêt de bois mou (thuya, pin et sapin) pourtant si remarquablement adapté à cet environnement…

    Le fait que ceux qui nient l'évidence soient armés de gros bâtons d'influences de toutes sortes (économiques, médiatiques, politiques) ne changera rien à l'évolution du climat: les contrecoups, on va les avoir en pleine gueule d'aplomb, et on va hurler ensuite qu’on n’avait rien vu venir... Le plus grand danger pour l’humanité, c’est bien évidemment l’être humain!

    • Jean Bernard - Inscrit 9 janvier 2013 08 h 17

      Mr Chalifoux, en voulant décrier la surpopulation autour du lac St-Agathe, vous avouez être en fait l'un des fondateurs de votre problème, l'asservissement de la nature aux demandes de la société de loisir. Et donner l'exemple dans tout ça?

    • Raymond Chalifoux - Abonné 9 janvier 2013 08 h 49

      Pour votre gouverne, monsieur Bernard, du gazon, là où j'habite il n'y en a pas un brin; et il n'y en a jamais eu...

      Je tonds bien sûr périodiquement le petit espace immédiat et non boisé autour de la maison, mais ce que je coupe alors c'est de la mousse (différentes espèces), des pissenlits en saison, et toutes autres espèces autochtones qui se renouvellent tout l'été et qui embaument tant.

      Pour le "beau gazon comme dans le catalogue", il y a tout plein d'endroits que j'ai choisi de ne pas habiter: Mirabel, Terrebonne, Blainville, Lorraine, Boisbriand, St-Jérôme, etc. ...

    • Louise Lefebvre - Inscrite 10 janvier 2013 19 h 47

      M.Bernard on est plus à l'heure de chercher des coupables, on est à l'heure de trouver des solutions et surtout de les mettre en application et aussi de forcer nos gouvernements à se tenir debout et faire des lois qui protègent l'environnement et nous protègent contre la stupidité de toute ces entreprises qui ne songent qu'à s'enrichir au détriment de la vie sous toutes ses formes.

  • Pierre Lefebvre - Inscrit 9 janvier 2013 06 h 45

    Payer

    Étrange n'est-ce pas que maintenant que les compagnies d'assurance sont un 'tit peu plus interpellées par les catastrophes on sent comme un intérêt plus grand aux cataclysmes naturels ? C'est le pendant de «pas dans ma cours» leur «pas avec mon argent» ! Elles veulent bien collecter mais pour payer... c'est une autre affaire. On commence à sentir que la menace inquiète les irréductibles du «rafle tout». Ne nous y trompons pas, ces financiers n'ont aucun, mais aucun intérêt envers l'humanité. Ils n'ont que leurs revenus en tête et sa protection. Le statut quo dans lequel ils nageaient depuis des lunes commence à s'éffriter. Imaginez, au point qu'ils sont nerveux devant la possibilité que les humains deviennent plus intelligents ou de possibilité de vie extraterrestre et que l'un de ces facteurs ou une combinaison des deux fasse écrouler leur château de cartes.

    Je me suis fait critiqué souvent et longtemps parce que j'additionnais des choses et des évènements qui ne devrait pas l'être. Je me suis souvent fait dire :« Ben voyons, ça a pas rapport !» Ben quand les Cie. d'assurance sont rendues au point où elles sont inquiètes de la stabilité des religions, je trouve que je ne suis pas si loin de la marque, non ?

    Les Mayas n'étaient peut-être pas si loin de la marque eux non plus finalement ! Il s'agit de comprendre le message comme il est envoyé : On est pas devant la fin de quelque chose, on est au commencement de quelque chose d'autre !

    Il ne peut pas, jamais, y avoir aucunes conséquences !

    « Deux tempêtes - l’une environnementale et l’autre économique - vont finir par entrer en collision.» La première erreur est d'avoir considéré que celle-ci étaient séparées. La dernière sera de ne pas les associer !

    Les gens s'entretuent dans les rues - pas grave. Les races meurent dans des camps - pas grave. Les gouvernements perdent le contrôle de leur pays - pas grave. Notre rapport de fin de mois descend - oups faut faire quelque chose.

    • Louise Lefebvre - Inscrite 10 janvier 2013 20 h 01

      Je trouve vraiment intéressant que le lobby des assureurs prennent la parole...
      Il est indispensable que les différents secteurs d'activité comme l'immobilier, l'agriculture, le tourisme, qui ont un grand pouvoir économique se regroupent et se mobilisent contre les entreprisent qui s'entêtent à polluer...le rapport de force sera donc plus équilibré et ainsi nos gouvernements seront plus enclin à adopter des lois protégeant l'environnement...en bout de ligne c'est toujours l'argent qui parle et fait pencher la balance.

      Il serait temps que l'économie et l'environnement fassent front commun...faire la guerre à la pollution pourrait créer bien des job.

    • Philippe Landry - Inscrit 11 janvier 2013 02 h 17

      C'est en effet une erreur de parler en permanence de fric, car c'est pas lui au final qui va nous sortir du pétrin.
      L'économisme triomphant d'aujourd'hui est à l'économie, ce que l'intégrisme est à l'intégrité ... dois-je vous faire un dessin ?
      PL

  • Reynald Du Berger - Inscrit 9 janvier 2013 07 h 18

    où est la science du climat?

    Le forum de Davos est un débat économique et on peut se demander pourquoi on y parle de climat en affirmant haut et fort qu'un récahuffement global d'origine anthropique menace la Planète. On brandit ce spectre sur des tribunes très médiatisées mais les médias ne parlent pas des conférences scientifiques sur le sujet où l'on constate qu'il n'y a pas de consensus scientifique et que de plus en plus de climato-alarmistes deviennent des sceptiques. Je déplore aussi l’absence de débats scientifiques sur la question climatique dans les médias québécois. De tels débats, quoique rares, ont lieu en France et aux États-Unis de même qu’au Canada anglais. Des médias comme Radio-Canada s’entêtent toujours, à ne présenter à leurs auditeurs et téléspectateurs qu’un seul côté de la médaille climatique, en refusant leurs caméras et micros aux sceptiques , et cette attitude déplorable de repli, de fermeture, stagne.. comme la température globale moyenne .

    • Benoît Landry - Abonné 9 janvier 2013 08 h 49

      Quelle autre preuve voulez-vous de l'influence anthropique sur le climat ?
      Nos décisions quotidiennes ont été motivés ( et le sont encore) par des choix qui voulaient repousser le froid. Je ne vous en cites que deux. Toute l'agriculture industrielle qui a pendant des décennies coupée les forêts et drainée les sols afin de gagner quelques semaines de culture supplémentaire. Et le déneigement de nos villes durant l'hiver qui élimine la couverture nivale et permet un réchauffement printanier plus précoce. Ce ne sont que deux actions qui avaient pour but d'améliorer notre milieu de vie qui se sont au final ajoutés à toutes les autres raisons qui accélèrent un réchauffement planétaire probablement naturel.

      Vous désirez une science du climat, mais la science demande des expérimentations.... Les sciences du climat ne sont pas capable d'expérimenter sur de très longue période, car nous ne pouvons pas voyager dans le temps pour vérifier les conséquences du temps qui passe, alors dans ce contexte, la plupart des sciences utilisent le principe de précaution en utilisant les données disponibles pour éviter de continuer de faire des dommages plutôt que de continuer à foncer vers l'avant ...
      À moins qu'on se comporte comme Gérad D Laflaque et que la seule précaution à prendre face à l'avenir soit de s'acheter de plus gros climatiseur....

    • Yvan Dutil - Inscrit 9 janvier 2013 16 h 26

      Monsieur DuBerger, arrête de vos informer sur des sites dénialistes. Il y a de moins en moins de sceptiques chez les scientifiques. C'est difficle d'avoir un débat scientifique qui n'est pas une blague entre un incompétent et un gars compétent. Le gars incompétent gagne toujours parce que l'auditoire se sent plus proche de lui.

  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit 9 janvier 2013 08 h 03

    Le mythe de l'humanité

    L'humanité n'existe pas. C'est un mythe. N'existent que des milliards d'individus qui s'efforcent de souffrir le moins possible durant le court espace de temps qui leur est dévolu, c'est-à-dire entre trente et quatre-vingt-cinq ans selon le pays où le hasard les a fait naître. Une poussière au regard du temps.

    Quant à la planète, que d'aucuns voudraient sauver, elle s'en f ... totalement. L'espèce humaine disparue, elle tournera encore quelques milliards d'années.

    Desrosiers
    Val David

    • Max Windisch - Inscrit 9 janvier 2013 09 h 30

      Ne serait-il pas plus juste de dire que la planète n'en a pas conscience? Et à ce compte-là, que l'univers n'en a pas conscience non plus?

      On a dit que Dieu était mort, on a voulu passer à une autre étape de l'Homme, mais s'est-on demandé pour qui, au regard de quelle conscience tout ça avait un sens? S'est-on interrogé sur le fait que cette conscience qui est la nôtre, on n'en voie aucune autre trace semblable à l'échelle cosmique?

      La conscience existe-t-elle pour quelque chose, ou pour rien? Une fois rasée de la terre, l'Humanité aura-t-elle laissé la moindre trace de son passage? Si on se laisse convaincre que non, alors effectivement, qu'importe le temps...

    • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit 9 janvier 2013 12 h 05

      Prêter une conscience à la planète ou à l'univers, c'est projeter en eux ce que nous estimons être une caractéristique de l'humain. C'est aussi, soit dit en passant, supposer qu'ils n'existaient pas vraiment avant que n'apparaisse l'homo sapiens. Heidegger ne dit pas autre chose.

      La recherche d'un sens procède du même besoin que la religion. Elle permet à l'humain d'oublier son destin. Pour cela, elle est nécessaire à la survie. Rien de plus.

      Desrosiers
      Val David

    • Max Windisch - Inscrit 9 janvier 2013 14 h 43

      Rien de plus, dites-vous - c'est, semble-t-il, votre foi. Mais revenons à la pensée... existe-t-il ou non quelque chose comme la conscience? Peut-on assurément en attribuer à une planète, ou à quoi que ce soit qui dépasse l'humain (disons au moyen d'une observation rationnelle ou scientifique... au-delà du poétique, de l'allégorique, de l'imaginaire ou de la science-fiction)? Si la réponse est non (et il me semble bien que la réponse soit non), alors comment, pourquoi, au nom de quoi l'effacer ainsi? Si la conscience existe et qu'elle est propre à l'humain, comment dire que l'humanité n'existe pas?

    • Reynald Du Berger - Inscrit 10 janvier 2013 09 h 50

      M. Dutil, cessez de vous informer sur des sites climato-alarmistes et réchauffistes. Citez-moi seulement une demi-douzaine de sceptiques néo-convertis à l'alarmisme. Le nombre de "climatologues" sceptiques augmente au contraire. Et que dire de la pétition de l'Oregon, 19 000 scientifiques ou ingénieurs américains qui doutent du réchauffement anthropique? J'ai été membre pendant plus de 30 ans de l'American Geophysical Union (AGU) qui publie près de 80% de toute la recherche climatique. Mes informations sur le climat proviennent de sources comme Journal of Geophysical Research, Geophysical Research Letters , etc... publications de l'AGU. Puisez-vous les vôtres sur les "magazines" scientifiques de Radio Canada ou sur leurs bulletins de nouvelles? Si vous venez dans la région de Québec, je vous invite à venir débattre de la question climatique à la radio avec moi. Nous pourrons aussi comparer la valeur scientifique de nos sources respectives.

  • Benoît Landry - Abonné 9 janvier 2013 08 h 14

    Pourquoi sommes-nous bien préparer?

    Il faudrait se poser cette question. Pendant des années nous avons agi par inconscience comme à peu pràs toute la planète en exploitant les richesses sans assez de ménagement. Par contre notre société au Canada s'était organisé avec ses mesures sociales et ses recherches scientifiques d'une manière qui nous a assez bien servi lorsqu'il passe des crises.

    Mais là le gouvernement, que nous avons, profite de ce que toutes nos mesures antérieures nous permettre pour se faire du capital politique et faire le "jar" sur la scène internationale tandis qu'il adopte législation sur législation pour scrapper plein de mesures qui aurait pu encore nous servir dans l'avenir. La pauvreté augmente, les banques alimentaires sont de plus en plus débordées et le gouvernement continue de couper dans les mesures sociales. Et si nous ne prenons garde nous allons nous enfoncer dans une nouvelle forme d'obscurantisme à cause du rejet de nombreuses recherches scientifiques.

    En somme nous sommes équipés aujourd'hui parce que nous avions refusé depuis plusieurs décennies à nous fier aux prières et à la pensée magique du libéralisme économique. Nous sommes aujourd'hui au 5e rang pour la préparation devant des catastrophes, mais avec nos choix environnementaux depuis quelques années nous sommes aussi devenu le 9e plus gros pollueur de la planète....